<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6942167815268827621</id><updated>2011-04-21T14:36:23.815-04:00</updated><category term='vampire'/><title type='text'>Le monde de l'imaginaire</title><subtitle type='html'>Recueil de conte et histoire fantastique</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/'/><link rel='hub' 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href="http://cf.babelfish.yahoo.com/free_trans_service/badge2?from_lang=fr&amp;amp;region=qc"&gt;Traduction de votre site&lt;/a&gt;: ""&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6942167815268827621-7558187780176549912?l=lemondedelimaginaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://cf.babelfish.yahoo.com/free_trans_service/badge2?from_lang=fr&amp;region=qc' title='Traduction de votre site'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/feeds/7558187780176549912/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6942167815268827621&amp;postID=7558187780176549912' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/7558187780176549912'/><link rel='self' 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href="http://flickr.com/map/?&amp;amp;fLat=-13.030761&amp;amp;fLon=-72.633361&amp;amp;zl=7&amp;amp;map_type=hyb"&gt;Flickr: Explore everyone's photos on a Map&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6942167815268827621-2232714385478281974?l=lemondedelimaginaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://flickr.com/map/?&amp;fLat=-13.030761&amp;fLon=-72.633361&amp;zl=7&amp;map_type=hyb' title='Flickr: Explore everyone&apos;s photos on a Map'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/feeds/2232714385478281974/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6942167815268827621&amp;postID=2232714385478281974' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' 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À première vue, nous pourrions croire à un canular, mais l'agitation que cet incident a causé dans le cercle scientifique, gouvernemental et juridique nous pousse à nous intéresser de plus près à cette affaire.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="image"&gt; &lt;img src="http://www.paranormal-fr.net/dossiers/images/roswell-1.png" alt="Rowell : ..." /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Le fait est qu'avant l'incident de Roswell, de nombreuses observations d'OVNI avaient été déclarées par des pilotes d'avions et de nombreux civils au sol. Les observations avaient commencé le 25 juin 1947.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Roswell : premiers incidents&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Le 2 juillet 1947 heures locales, à environ 10h, le quincaillier Dan Willmot et sa femme virent soudainement un grand objet brillant traverser le ciel du sud-est vers le nord-ouest avant de disparaître... Mais M. Wilmot et sa femme préférèrent se taire de peur de passer pour fous.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Lydia Steppy, chargé du téléscripteur à la station radio KOAT d'Albuquerque (Nouveau-Mexique), reçoit un appel le 7 juillet 1947 vers 16h. C'est le sujet de cet appel qui déclenchera les jours suivants, une forte agitation à travers le monde. De l'autre coté du téléphone, M. McBoyle, propriétaire de la station KSWS, également dans le Nouveau-Mexique. Il appelle souvent à la radio KOAT afin de diffuser des informations par le téléscripteur car n'en possédant pas. L'appel est surprenant. M. McBoyle demande à Lydia Steppy de s'accrocher, car il annonce d'une voix excitée qu'un OVNI s'est écrasé dans les environs de Roswell. Il affirme s'y être rendu et avoir vu l'OVNI. Selon ses dires, l'engin ressemblerait à une soucoupe. Il mentionne aussi qu'un fermier a pris possession de l'engin et que l'armée devrait bientôt arriver pour l'embarquer. Il lui ordonne aussi de diffuser cette information sur le téléscripteur. À peine Lydia Steppy a-t-elle commencé à écrire que le téléscripteur s'arrête, fait très inhabituel. Elle tente aussitôt d'en avertir McBoyle mais celui-ci semble anxieux, il lui dit qu'il la reprend sur la ligne plus tard mais la ligne est coupée. Le téléscripteur se remet alors en marche, mais cette fois pour envoyer un message : "Ne transmettez rien ". Par la suite McBoyle rappellera L. Steppy en lui disant de tout oublier, bien qu'il lui confirmera ses dire plus tard, cette fois en privé.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Lydia Steppy fit part de cet incident à son patron, M. Tucker. Il semblait intrigué et avait peur que l'on ferme sa station. De plus, il n'avait aucun moyen de vérifier que l'incident avait eu lieu. M. Tucker interrogea de nombreuses personnes qui lui dirent que l'objet était tombé à l'ouest de Soccoro et pas à Roswell et que le shérif s'était rendu sur place et avait trouvé une soucoupe très abîmée...&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Communiqués de l'armée&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Le 8 juillet, lendemain même de l'incident du téléscripteur, le lieutenant Walter Haut, officier responsable de l'information du public à la base aérienne de Roswell, remettait à la presse un communiqué sans avoir obtenu d'autorisation du commandant de la base. Ce communiqué confirmait les nombreuses rumeurs concernant le disque volant qui s'était écrasé :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- Un objet s'est écrasé sur les terres d'un fermier de Roswell.&lt;br /&gt;- Le fermier a transporté l'objet dans son hangar et a prévenu le shérif.&lt;br /&gt;- Le fait que l'objet avait été récupéré par l'armée avec la coopération du fermier et du shérif de comté de Chaves.&lt;br /&gt;- L'OVNI a été remis au quartier général de l'échelon supérieur.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De nombreux journaux mondiaux publièrent le jour même ou le lendemain un article sur cet incident. L'article du Daily record titrait : "La force aérienne capture une soucoupe volante dans la région de Roswell. Aucun détail révélé sur les disques volants" et relatait les points les plus importants de l'affaire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un autre article de la même édition révélait que l'opérateur radio et les pilotes d'un terrain privé à Carrizozo, 50 km de Roswell, avaient vu un objet analogue en vol. On pouvait croire à une fausse déclaration pour faire de la publicité pour son terrain, mais de nombreux témoins vinrent confirmer ce qui avait déjà été dit.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le communiqué de presse du lieutenant Haut n'est pas suffisant pour apporter davantage d'éléments. Toutefois, des détails apportés par d'autres témoins mentionnent une grande soucoupe volante, de débris inhabituels sur terre et d'une demi-douzaine d'humanoïdes de couleur pâle et de petite taille.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Censures et désinformation ?&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Après le communiqué de presse, le lieutenant Haut eut tout le temps de regretter ses dires puisque le pentagone abattit la censure sur Roswell.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quelques heures plus tard, nouvelles informations. L'armée déclara que l'objet retrouvé n'était que des restes d'un ballon-sonde...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;M. Ramey, commandant à Fort Worth, fut informé par M. Vanderberg, chef adjoint de la force aérienne, que les pièces de l'objet se situaient à la base de Roswell. M. Ramey appela immédiatement le colonel Blanchard et lui fit part de son mécontentement pour le communiqué de presse et ordonna d'embarquer les restes de l'engin dans un B-29. Blanchard se hâta d'envoyer l'objet à la base aérienne de Fort Worth pour examen puis à Dayton (Ohio) pour examen plus approfondi. Le 9 septembre 1979 une interview de l'adjoint de M. Ramey, Thomas Jefferson Dubose, révèle que les ordres reçus par Ramey venaient de très haut et que le général Ramey s'était dépêché de se débarrasser de l'épave.&lt;/p&gt;&lt;div class="image"&gt; &lt;img src="http://www.paranormal-fr.net/dossiers/images/roswell-2.png" alt="Rowell : Le Brigadier Général Roger M. Ramey, commandant de la 8ème Air Force et des débris de reflecteur radar présentés à la presse." /&gt;&lt;br /&gt;Le Brigadier Général Roger M. Ramey, commandant de la 8ème Air Force et des débris de reflecteur radar présentés à la presse.&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Ramey se hâte de faire une déclaration à la presse. Il dit à ce moment que l'objet retrouvé est un ballon-sonde dont les fragments se trouvent dans son bureau et qu'ils n'en sortiront pas. Il annonce également qu'il regrette l'excitation des jours précédents à propos des OVNI. Selon lui, les observations d'OVNI précédents l'incident sont la cause de l'excitation autour d'un simple ballon-sonde.&lt;/p&gt;&lt;div class="image"&gt; &lt;img src="http://www.paranormal-fr.net/dossiers/images/roswell-3.png" alt="Rowell : Le Général de Brigade Roger M. Ramey et le Lieutenant-Colonel Thomas J. Dubose." /&gt;&lt;br /&gt;Le Général de Brigade Roger M. Ramey et le Lieutenant-Colonel Thomas J. Dubose.&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Autre fait troublant. Dubose, qui avait posé à la une des journaux avec Ramey à coté des débris du ballon sonde soit disant retrouvé, devint chef d'état major de la 8ème force aérienne de Fort Worth. Une récompense pour avoir su dissimuler l'incident ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On peut aussi noter que Newton, responsable au centre météorologique, avait été convoqué d'urgence par Ramey afin qu'il fasse une déclaration à la presse. Déclaration dans laquelle il devait confirmer que les fragments retrouvés étaient bien ceux d'un ballon-sonde de type Rawin. Newton fit cette déclaration, montrant à la presse du tissu métallique provenant d'un vrai ballon-sonde. Toutefois, après son expertise du véritable objet, il fut licencié. Newton déclara par la suite que l'objet qu'il avait eu entre les mains n'était certainement pas un ballon-sonde, il en était sûr. Le métal qu'il avait eu entre les mains était indéformable et ne savait pas ce que c'était.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Des personnes ayant travaillé précédemment sur des crashs de ballon-sonde sont catégoriques. Dans le cas de Roswell et d'après la description donnée, l'hypothèse du ballon-sonde est à éliminer.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le 9 juillet les démentis se cumulent dans la presse. Les informations volent. Les gros titres accusent : "Harcelé, le fermier ayant reconnu la soucoupe volante se repent d'en avoir parlé."&lt;/p&gt;&lt;div class="image"&gt; &lt;img src="http://www.paranormal-fr.net/dossiers/images/roswell-4.png" alt="Rowell : Cabanon sur le ranch Foster où le rancher Brazel aurait rassemblé certains des plus gros débris qu'il a trouvé." /&gt;&lt;br /&gt;Cabanon sur le ranch Foster où le rancher Brazel aurait rassemblé certains des plus gros débris qu'il a trouvé.&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Brazel dut faire une déclaration de presse. Il déclara que ce qui avait été trouvé à Roswell pouvait ne pas être un ballon-sonde. Après tout, l'erreur est humaine. L'expert a pu se tromper. Mais il n'en dit pas plus.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le lendemain le Daily record titrait : "Et maintenant, qu'est-ce que c'est ?" La ligne téléphonique du journal fut saturée d'appel.&lt;/p&gt;&lt;div class="image"&gt;&lt;img src="http://www.paranormal-fr.net/dossiers/images/roswell-5.png" alt="Rowell : Bâtiment sur le ranch Foster où le Major Jesse Marcel et le Capitaine Sheridan Cavitt passèrent la nuit avant de se rendre le lendemain sur le terrain des débris." /&gt;&lt;br /&gt;Bâtiment sur le ranch Foster où le Major Jesse Marcel et le Capitaine Sheridan Cavitt passèrent la nuit avant de se rendre le lendemain sur le terrain des débris.&lt;/div&gt;&lt;p&gt;La presse harcela alors le colonel Blanchard afin d'obtenir d'autres renseignements sur l'engin. Mais le colonel partit soudainement en congé le 8 juillet 1947 au même moment où le major Marcel s'envolait avec les débris vers Carswell.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le général Blanchard, aujourd'hui décédé, était réputé très qualifié. Sa femme révéla dans une interview qu'il savait que les fragments n'étaient pas ceux d'un ballon-sonde. Il savait même que l'objet n'était pas de fabrication américaine, ni russe...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pendant ce temps le chef de la division A-2 au service des renseignements organisait des réunions dans le but de calmer l'agitation créée par les OVNI.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le 10 juillet 1947, selon les archives de Fort Worth, le colonel Irvin, adjoint au chef d'état major du commandement stratégique de l'air, rendit visite au général Ramey. L'objet de la visite ne fut pas révélé.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le lieutenant Bohanon, responsable du secteur photographie de Roswell qui opérait lorsque des crashs survenaient, fut muté et aucune photographie ne fut prise.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le 18 juillet 1947, le lieutenant Jennings qui avait remplacé temporairement Blanchard au commandement, disparut tragiquement en survolant le triangle des Bermudes. Aucun survivant, aucune épave.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De nombreux livres furent écrits suite à cet incident comme "Behind the flying saucer" de Frank Scully. Beaucoup de ces écrivains avaient écrit sans même faire une seule vérification de ce qu'il avait entendu. Pourtant beaucoup d'entre eux furent critiqués et censurés. Pourquoi un tel acte s'ils n'avaient même pas pris la peine de vérifier leur propos ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Suite à l'incident de Roswell, l'armée décida de surveiller continuellement les OVNI, ce qui donna naissance notamment au projet Blue Book, projet pour les enquêtes publiques sur les OVNI.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De nombreux témoins ont parlé (le fermier, des militaires haut placés, des civils) sans être réellement écouté. Mais le fait est que toutes les dépositions ont des points communs, que ce soit la description de l'extraterrestre, comme les actions de l'armée concernant la soucoupe ou alors concernant la soucoupe en elle-même. Par la suite, la médiatisation de l'affaire s'est atténuée malgré les nombreuses personnes cherchant la vérité et à harcelant le gouvernement américain afin de faire apparaître la vérité. De nombreuses associations furent créées pour connaître la vérité sur l'affaire du disque de Roswell, en vain...&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Rebondissement&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Vers 1980, M. Berlitz Charles, accompagné d'autres membres, reprennent l'enquête afin de mettre à jour des événements nouveaux, pas encore mentionnés. Il reprend tous les faits point par point, interroge à nouveau le fermier, des hauts placés dans l' US ARMY et des civils. À la suite de son enquête, il publie un livre faisant trembler les USA. L'armée et le gouvernement américain sont en panique : l'enquête révèle que l'armée se serait démêlée pour récupérer l'épave, faire croire aux gens que l'OVNI n'était en réalité qu'un ballon sonde, éliminer toute personne gênante et contrôler les médias ainsi que les témoignages de civils. Mais la vague de panique s'estompe vite et le silence revient. On ne sait donc toujours pas la vérité...&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;La vidéo qui fait peur&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Le silence est revenu, mais l'affaire n'en reste pas là. En 1995, le producteur Ray Santilli affirme posséder une preuve de la théorie UFO de Roswell : l'enregistrement vidéo de l'autopsie d'un extraterrestre retrouvé par l'armée à Roswell. Suite à la diffusion de ce film le 5 mai 1995 au musée de Londres, la thèse du complot gouvernemental est alors privilégiée par tout le monde.&lt;/p&gt;&lt;div class="image"&gt; &lt;img src="http://www.paranormal-fr.net/dossiers/images/roswell-6.png" alt="Rowell : Photographie tirée du film de l'autopsie de l'extraterrestre de Roswell, qui daterait de 1947." /&gt;&lt;br /&gt;Photographie tirée du film de l'autopsie de l'extraterrestre de Roswell, qui daterait de 1947.&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Le film de l'autopsie remonte à 1992 et a été acheté par le producteur chez un ancien cameraman de l'armée, Jack Barnett. C'est un enregistrement de 17 minutes en noir et blanc de qualité médiocre. On y voit deux médecins masqués, un cameraman ainsi qu'un humanoïde se faisant autopsier, l'endroit restant indéterminé. La taille de l'extraterrestre est évaluée à 1,20 mètre. La tête et le ventre sont disproportionnés par rapport au reste du corps, aucune blessure visible. Ce film a rapporté plusieurs millions de dollars à Ray Santilli. Toutefois, des doutes sur l'authenticité du document surgissent et le document vidéo est vite identifié comme un faux. En voici les causes :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- L'homme qui aurait vendu le film à Santilli est décédé en 1967.&lt;br /&gt;- Personne n'a jamais vu les originaux, juste des copies.&lt;br /&gt;- Selon les professionnels de l'époque, la façon dont est tourné le film est très inhabituelle.&lt;br /&gt;- Le cameraman se déplace alors que dans les vidéos officielles d'autopsie, la caméra est fixe.&lt;br /&gt;- Qualité très médiocre.&lt;br /&gt;- L'autopsie n'est pas réalisée correctement. Les instruments n'étant pas tenus de la bonne façon.&lt;br /&gt;- L'extraterrestre ne présente aucune blessure.&lt;br /&gt;- Des experts en effets spéciaux et maquillages sont sûrs que l'extraterrestre est un mannequin.&lt;br /&gt;- De plus, l'extraterrestre décrit par les témoins et celui qui figure sur la vidéo est complètement différent.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Saurons-nous un jour la vérité ?&lt;/h3&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6942167815268827621-7301397275400871216?l=lemondedelimaginaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/feeds/7301397275400871216/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6942167815268827621&amp;postID=7301397275400871216' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/7301397275400871216'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/7301397275400871216'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/2008/08/roswell.html' title='Roswell'/><author><name>Gorgonne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06624535073995817635</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_D7rpzihgg6Q/SKWqNseHc0I/AAAAAAAAAAg/zu0SoG0G6pw/S220/dyn004_original_400_560_gif_48265_6928b894d9dc918fb8590b4879ca9fe1.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6942167815268827621.post-5557710637803479207</id><published>2008-08-24T22:36:00.000-04:00</published><updated>2008-08-24T22:39:39.475-04:00</updated><title type='text'>Ordre des Templiers</title><content type='html'>&lt;h1&gt;Ordre des Templiers&lt;/h1&gt;&lt;h2&gt;Mystères autour de l'Ordre du Temple.&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vendredi 13 octobre de l'An 1307, à la faveur de l'aube, la plus grande opération policière de tous les temps va être menée sur le territoire Français. Tous les baillis et prévôts ont reçu auparavant un pli royal identique et cacheté. Ordre formel, l'ouvrir uniquement le vendredi 13 octobre au petit matin. Toutes les régions de France ont reçu la même missive.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À l'ouverture, la surprise est de taille, ordre absolu de procéder à l'arrestation de tous les templiers des commanderies situées sur leurs territoires, c'est proprement incroyable, cependant, les directives seront mises à exécution sans quartier. Deux mille templiers sont arrêtés simultanément en France, sur quinze mille que compte le monde entier de l'époque.&lt;/p&gt;&lt;div class="image"&gt;&lt;img src="http://www.paranormal-fr.net/dossiers/images/ordre-des-templiers-1.png" alt="Ordre des Templiers : Non nobis , Domine , non nobis , sed nomini tuo da glorian ! (Non pour nous, seigneur, non pour nous, mais à ton nom seul donne la Gloire !)" /&gt;&lt;br /&gt;"Non nobis , Domine , non nobis , sed nomini tuo da glorian !"&lt;br /&gt;("Non pour nous, seigneur, non pour nous, mais à ton nom seul donne la Gloire !")&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Comment et pourquoi le Roi Philippe IV le Bel (1268-1314) en parfait accord avec le pape Clément V a-t-il été amené à prendre cette décision fatale pour l'Ordre et surtout qu'elles étaient les raisons obscures et réelles ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Remontons le temps sur une période de 189 ans jusqu'à la fondation de l'Ordre.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;La création de l'ordre&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;En l'An 1118, neuf chevaliers français fondent à Jérusalem un Ordre mi-militaire, mi-religieux. Le Roi Baudouin II cède une vaste demeure sise à l'emplacement du Temple de Salomon. De ce monument, la fondation tirera son nom, la mission primordiale de cette milice est la protection des Lieux Saints enlevés par la force aux musulmans, d'assurer la protection et la circulation des pèlerins en chemin de la Cité Sainte. Une décennie plus tard, les templiers sont officiellement reconnus comme Ordre religieux organisé selon la règle cistercienne reprenant, chevaliers, sergents, chapelains et domestiques.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;La richesse de l'ordre&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;L'Ordre va recevoir des nombreuses donations pour permettre la structuration de la fondation. De partout, des terres, des établissements échoient aux templiers. Ils créent des commanderies, elles perçoivent les fermages des terres louées ainsi que de celles directement exploitées. Ces commanderies sont chapitrées par d'autres établissements plus grands dits, commanderies majeures qui contrôlent des régions entières.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'ordre fait fortune très rapidement, les commanderies sont de bon rapport et leur essaimage le long des routes menant de l'Occident à Jérusalem leur confère des positions stratégiques commercialement parlant. Les moines-chevaliers instituent alors un système bancaire simple et efficace. Les pèlerins peuvent déposer leur argent dans la première commanderie rencontrée, reçoivent une lettre de crédit, arrivés à Jérusalem, ils peuvent récupérer leur argent sur simple présentation de la lettre de crédit. Ils évitent de cette manière d'être dépouillés en route par des brigands et autres malandrins. Bien sûr entre-temps, l'Ordre fait travailler cet argent et devient de cette façon la plus grande puissance bancaire d'Europe.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'histoire "officielle" a retenu qu'au lendemain de la première Croisade, au tout début du XIIe siècle, 9 chevaliers du nord-est de la France et de Flandre se retrouvent en Terre Sainte et créent l'Ordre des Pauvres Chevaliers du Christ.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ils avaient pour nom Hugues de Payns, Geoffroy Bisol, Payen de Montdidier, André de Montbard, Godefroy de St-Omer, Rosal, Archambaud de St-Amand, Godemar et Geoffroy.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Officiellement, leur souci était de protéger les pèlerins se rendant à Jérusalem. On leur octroya un terrain situé sur les ruines du Temple de Salomon. Ils deviennent ainsi les Chevaliers du Temple...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En 1127, le pape convoque un concile à Troyes qui consacrera l'existence officielle de l'Ordre et, surtout, qui lui assurera une indépendance totale, morale et financière, par rapport aux souverains temporels : Ordre international, les templiers ne rendent compte de leurs agissements qu'au Pape...Ce Concile leur donnera également une règle fixant leur mode de vie, leur hiérarchie et qui installe un nouveau concept, celui de Moine-Soldat. à partir du Concile de Troyes, les templiers bénéficient d'un courant de grande sympathie, bénéficiant du sentiment de piété qui portait les familles à soutenir Croisades et pèlerinages. Les dons affluent, en argent, en terres, en cadets de famille pour lesquels l'aventure en Terre est plus attrayante que la vie monastique...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ils vont aussi créer, en France principalement, plus d'un millier de fermes, les Commanderies Templières, sorte d'économie parallèle détaxée qui alimentera les pèlerins en vivres, marchandises, monnaie d'échange, etc.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les templiers développent ainsi au fil des ans une dualité complémentaire : en Métropole l'intendance économique, outre-mer l'armée régulière et permanente du Royaume Franc de Jérusalem.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les Croisades et les batailles vont se multiplier, des milliers de Templiers laisseront la vie pour la sauvegarde du Royaume de Jérusalem. Mais les temps changent et il devient de plus en plus difficile de contenir l'ennemi, malgré les fantastiques forteresses que les chrétiens ont bâties aux points-clés du Royaume.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Saint-Louis laisse la vie à Tunis, le 25 Août 1270. Le Royaume Franc de Jérusalem, qui avait englobé les pays actuels d'Israël, du Liban ainsi qu'une partie de la Jordanie et de la Syrie se voyait réduit à une mince bande côtière tenue par quelques forteresses...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En 1291, vingt ans après la dernière tentative de croisade de Saint-Louis, Acre le dernier bastion Franc d'outre-mer, retombait aux mains des musulmans. Les templiers se retirèrent dans un premier temps à Chypre, dans l'espoir du déclenchement d'une nouvelle croisade de reconquête.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Face à l'immobilisme des souverains d'Europe, ils quittent Chypre et optent alors pour leurs possessions en Occident : Paris devient la Maison principale du Temple, créant une véritable cité dans la cité, de par ses statuts : le Pape, seul, avait pouvoir sur l'Ordre...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Leur inactivité, leur arrogance, leur statut "intouchable", leur richesse ne tardèrent pas à jeter le discrédit sur eux. Philippe le Bel et ses conseillers virent rapidement l'avantage qu'ils pourraient retirer de la situation : Le 13 octobre 1307, Philippe le Bel fit arrêter tous les templiers de France sous prétexte d'hérésie, de sodomie et des diverses accusations puisées dans le fond de commerce de l'Inquisition.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il s'ensuivit un des premiers "procès politique" où les templiers ne purent se défendre, furent torturés et surtout lâchés par le Pape Clément V, qui les abandonna à Philippe le Bel. L'Ordre du Temple, aboli au Concile de Vienne en 1312, ne fut toutefois jamais officiellement condamné des griefs qui lui étaient faits.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le dernier Maître de l'Ordre, Jacques de Molay, fut brûlé vif à la pointe de l'île de la Cité le 22 décembre 1314.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De l'héroïsme passé et de la fin tragique des templiers, la mémoire collective a entretenu mystères et légendes. Réels ou fantasques, les mystères et légendes trouvent leur fondement quelque part... Du cri d'innocence de Jacques de Molay sur le bûcher, au trésor fabuleux, en passant par la découverte du Graal et leur savoir ésotérique, de tout temps, les mystères des Chevaliers du Temple ont passionné les plus grands de ce monde.&lt;/p&gt;&lt;div class="image"&gt;&lt;img src="http://www.paranormal-fr.net/dossiers/images/ordre-des-templiers-2.png" alt="Ordre des Templiers : Jacques de Molay dernier grand maître des Templiers." /&gt;&lt;br /&gt;Jacques de Molay dernier grand maître des Templiers.&lt;/div&gt;&lt;h3&gt;L'organisation du temple&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Les territoires où s'exercent les activités du Temple sont divisés en Provinces. En 1294, on en comptait 22 (5 en France, 4 en Espagne, 3 en Italie, 2 en Allemagne, 1 en Angleterre, 1 en Hongrie, 6 en Orient).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les Templiers formaient une armée permanente de quelques milliers d'hommes encadrée par 500 chevaliers et 1000 sergents. L'ensemble obéissait au Maître et à son état-major.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hiérarchie&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'état-major du Temple est constitué par :&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: left;"&gt; &lt;strong&gt; - Le Maître de l'Ordre&lt;/strong&gt; : assimilé à un Abbé ou, plutôt, à un souverain. Il ne peut prendre aucune décision sans l'accord du Chapitre.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Le Sénéchal de l'Ordre&lt;/strong&gt; : il détient le sceau de l'Ordre.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Le Maréchal&lt;/strong&gt;: chef militaire et responsable de la discipline.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Le Commandeur de la Terre et du Royaume de Jérusalem &lt;/strong&gt; : trésorier du Temple et chef de la marine.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Le Drapier&lt;/strong&gt; : intendant des fournitures de l'Ordre.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Le Turcopolier&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Le Sous-Maréchal&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Le Gonfanonier&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;- Le Commandeur de Jérusalem&lt;/strong&gt; : gardien des pèlerins, de la Sainte-Croix et Ambassadeur de l'Ordre.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le Maître du Temple , qui ne sera que tardivement appelé Grand Maître, avait l'autorité d'un chef suprême, mais il ne pouvait prendre une décision qu'après consultation du chapitre. Il ne pouvait donner ou prêter les biens de l'ordre et ne pouvait commencer ou finir une guerre. En fait, le grand-maître faisait figure d'un président contrôlé par le chapitre. Il devait d'ailleurs se conformer obligatoirement aux décisions de celui-ci. "Tous les Frères doivent obéir au Maître et le Maître doit obéir à son Convent." (Statuts hiérarchiques).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À la mort du Maître, les fonctions sont assurées par le Maréchal qui réunit tous les dignitaires de l'Ordre. Ceux-ci désignent le Grand Commandeur qui fera fonction jusqu'à l'élection du nouveau maître. Le Grand Commandeur forme un conseil restreint qui fixe le jour de l'élection. Ce jour, il rassemble un chapitre restreint qui choisit trois frères dont l'un est nommé Commandeur de l'élection. Le Chapitre lui choisit un adjoint. Le Commandeur de l'élection et son adjoint se retirent à la chapelle où ils prient jusqu'au lever du soleil. Au matin, le Commandeur de l'élection et son adjoint désignent deux autres Frères. Ils élisent alors deux autres Frères et ainsi de suite jusqu'au nombre de 12 (en rappel des Apôtres) puis un treizième qui doit être un chapelain de l'Ordre. Parmi ce Chapitre, il doit y avoir 8 Chevaliers et 4 Sergents. Les treize électeurs se retirent et quand l'accord semble se faire sur deux noms, le Commandeur met aux voix et c'est celui qui recueille la majorité qui est désigné en tant que nouveau Maître de l'Ordre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le reste des membres du Temple se répartissaient de la manière suivante : les Chevaliers , les écuyers , les Sergents , les Chapelains et les Frères de Métiers.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De plus, on comptait trois catégories de personnes qui faisaient un service d'une durée déterminée dans l'Ordre : les Chevaliers clients, les écuyers clients et les Turcopoles.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;La création de l'ordre&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Le trousseau des chevaliers se composait de deux chemises, deux paires de chausses, deux braies, d'un justaucorps, d'une pelisse, d'une chape, de deux manteaux, d'une tunique et d'une large ceinture de cuir. A ces vêtements, s'ajoutent deux serviettes : une pour la table la deuxième pour la toilette.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le trousseau militaire comprend : un haubert, une paire de chausses de fers, un chapeau de fer, un heaume, des souliers et une cote d'arme. L'armement consistait en une épée, une lance et un écu.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Outre leurs occupations civiles et du service militaire, leur existence est celle de moines. Quand sonne campane de matines, les templiers se rendent à la chapelle où ils doivent dire 13 paters pour Notre-dame et 13 pour le saint du jour. Après matines, ils doivent se rendre aux écuries. à prime, les chevaliers se rendent à nouveau à la messe. Les templiers ne peuvent pas manger sans avoir entendu ou récité 60 paters. Avant les repas, on récite le bénédicité et un pater. Les grâces à la chapelle au sortir du réfectoire, puis les vêpres, les heures de none et complies.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chacune des heures s'accompagne de 13 ou 18 paters. à cela s'ajoute toute la gamme des obligations lors des fêtes catholiques. à la tombée de la nuit, les frères prennent une collation puis se rendent à la chapelle.&lt;/p&gt;&lt;div class="image"&gt; &lt;img src="http://www.paranormal-fr.net/dossiers/images/ordre-des-templiers-3.png" alt="Ordre des Templiers : Chevalier Templier." /&gt;&lt;br /&gt;Chevalier Templier.&lt;/div&gt;&lt;h3&gt;Un plan démoniaque&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Le Commandeur Templier, Esquin de Floyran, originaire de Béziers, connu de Nogaret, est arrêté pour homicide et emprisonné à la prison royale de Toulouse, fief de Guillaume de Nogaret. Il est condamné à mort. Nogaret et son roi mettent ensuite en avant les aveux d'un bourgeois soi-disant emprisonné avec lui et qui lui aurait confessé que "les templiers adoraient des idoles ; lorsqu'ils étaient admis dans l'ordre, ils devaient, lors de leur initiation, cracher trois fois sur la croix. Lors de la même initiation, ils devaient se livrer à des baisers obscènes sur la personne des frères qui les recevaient, au bas de l'échine notamment et au nombril. Enfin, ils s'engageaient à pratiquer la sodomie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Philippe Le Bel envoie une missive au roi d'Aragon ainsi qu'au roi d'Angleterre dénonçant les templiers. Aucun des deux ne se laissera prendre à la supercherie (il faut noter que la destruction des cathares à partir de 1119, a suivi un peu le même cheminement : hérétisme, sodomie, aveux sous la torture de l'Inquisition, etc.) Au contraire, le roi d'Aragon fait avertir l'Ordre du Temple des accusations que porte le roi Philippe le Bel, leur permettant de faire disparaître leurs trésors. Pour leur propre vie, les templiers n'ont pris aucune précaution. Bien mieux, appelé en France par le pape Clément V, Jacques de Molay, quitte Chypre, où il préparait un débarquement en Syrie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Escorté de " 60 chevaliers, de sergents, d'esclaves noirs, de Turcopoles, de 12 chevaux chargés d'or, d'argent et de joyaux, d'armes magnifiques, d'objets somptueux", Jacques de Molay rentre en France. Partout sur son passage le peuple se réjouit, mais ne peut s'empêcher d'évoquer un cortège musulman. "Que sont devenus les pauvres chevaliers du Christ ?" Quelle aubaine pour Nogaret ! Le pape reçoit le Grand Maître des templiers pour le convaincre sans succès d'accepter la fusion avec l'ordre de l'Hôpital. Le roi l'appelle à son tour auprès de lui, tentant également de le décider à la fusion, mais Jacques de Molay refuse. De plus, il connaît déjà les calomnies qui montent contre son Ordre et pense que tous ces bruits sont destinés à lui "forcer la main" afin de fusionner avec l'Ordre de l'Hôpital. Fort de son intégrité, il demande une enquête au pape Clément V qui écrit le 24 août 1307 à Philippe le Bel : "Attendu que le Maître et plusieurs précepteurs du Temple, ayant appris la mauvaise opinion que vous avez manifestée sur eux, à nous et à quelques princes, ils nous ont demandé de faire une enquête sur les crimes, qui leur sont faussement attribués, nous avons résolu d'ouvrir, en effet, une information". mais, cherchant à gagner du temps, il ajoute que cette enquête ne présente aucune urgence.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Retiré dans l'abbaye de Maubuisson, Philippe le Bel consacre tous ses efforts à la préparation de la grande lutte contre les templiers. Le 12 octobre de la même année, à Paris, Jacques de Molay est présent aux obsèques de la comtesse de Valois, à côté du roi. Le lendemain, tous les templiers de France sont en prison. Ainsi, tous, au même moment, sont arrêtés. La surprise est si complète qu'aucune commanderie ne résiste. Seuls une douzaine de chevaliers parviennent à s'enfuir. Guillaume de Nogaret lui-même procède à Paris à l'arrestation de Jacques de Molay et de 144 templiers.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;13 Octobre 1307&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Tous les templiers de France sont arrêtés et emprisonnés et comme leurs principes fondamentaux leur interdit de se battre avec un chrétien, ils ne résistent pas. De plus, une autre de leurs règles les obligeait à supporter trois assauts avant de répliquer.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Les chefs d'accusations&lt;/h3&gt;&lt;p style="text-align: left;"&gt; -&lt;strong&gt;Simonie (Trafic criminel des choses saintes)&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;-&lt;strong&gt;Hérésie&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;-&lt;strong&gt;Idolâtrie&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;-&lt;strong&gt;Magie&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;-&lt;strong&gt;Sodomie&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;À l'époque, ces cinq actes d'accusation sont plus qu'il ne faut pour encourir la peine capitale, d'autant plus qu'elles s'appliquent à des hommes de Dieu.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- Sodomie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="image"&gt; &lt;img src="http://www.paranormal-fr.net/dossiers/images/ordre-des-templiers-4.png" alt="Ordre des Templiers : Ce sceau simplifie le travail des accusateurs lors du procès, car la représentation des deux chevaliers sur un même cheval les faits accuser de sodomie." /&gt;&lt;br /&gt;Ce sceau simplifie le travail des accusateurs lors du procès, car la représentation des deux chevaliers sur un même cheval les faits accuser de sodomie.&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- Hérèsie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;"Ils ont pactisé avec l'Islam et ils ont propagé, secrètement, des doctrines opposées à celles de l'église romaine."&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Certes, durant leurs croisades en terre d'Islam, leur fréquentation avec des initiés, les "Assassins", leur permit d'en savoir plus sur les origines historiques des religions chrétiennes et musulmane et ils prirent quelques distances vis-à-vis de l'église et ses dogmes. (La communauté des Assassins était une société initiatique musulmane dont on disait que les membres étaient redoutés pour leurs crimes. Un de leurs chefs dit le "vieux de la montagne" enivrait, soi-disant, ses adeptes avec du hachisch, d'où leur nom "Hachischin" et sur un signe de lui , tuaient princes musulmans aussi bien que chrétiens. Appelés aussi ismaïliens, ils étaient considérés comme une secte musulmane et étaient établis en Perse et au Liban ).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- Idolâtrie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les frères des différentes maisons du Temple, soumis à la torture physique, avouèrent "spontanément et sans contrainte" tout ce que les gens du roi attendaient d'eux.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si toutes les dépositions semblent se recouper, il est un point sur lequel les descriptions divergent (et pour cause !), qui est celui de l'apparence prêtée à l'idole des idoles, le Baphomet . Si les descriptions nous semblent parfois fantaisistes, elles sont pourtant assez proches de la vérité.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Beaucoup de frères vont déclarer n'avoir jamais vu cette idole ou "tête barbue" que les maîtres sortaient à l'occasion des grands chapitres, ce qui ne nous surprend pas. Seuls quelques-uns avoueront avoir vu l'idole, déclareront l'avoir parfois palpée, mais le plus souvent ils tenteront de se sortir d'affaire en déclarant s'être évanouis à la vue de cette "monstruosité".&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une chose est certaine, la "tête" a bien existé, sous une forme ou sous une autre (une reproduction), et les templiers qui déposèrent n'ont pas menti, seulement, le cérémonial, qui devait être assez spécial au moment de la présentation, l'émotion, mais aussi le secret demandé, l'atmosphère ont, en quelque sorte, déformé la réalité en fantasmagorie, en hallucination quelque peu collective. Pour preuve, l'insistance avec laquelle l'inquisiteur Guillaume de Paris se mit à la recherche de cette "idole qui est en forme d'une tête d'homme à grande barbe" ; il n'aurait pas donné les ordres conséquents à ses sbires pour des "aveux" s'il n'avait pas été lui-même persuadé de l'existence de cette tête démoniaque.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au moment de la grande arrestation des templiers qui eut lieu le même jour dans tout le royaume, les gens du roi, s'ils ne trouvèrent point d'or à foison, ne trouvèrent pas plus d'idoles monstrueuses dans les commanderies, maisons ou fermes. C'est à croire que les templiers avaient été informés de cette "descente" des gens d'armes !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Baphomet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le Baphomet est une représentation à tête barbue (un bouc ou un humain suivant les versions), possédant de grandes oreilles (ou des cornes) et des ailes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De nombreuses interprétations ont été associées au Baphomet, voici les plus connues ci-dessus.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'abbé Constant le présente dans son livre " Dogme et rituel de la haute magie" en illustration de l'introduction au chapitre "Rituel". Il nous le présente comme suit :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- "figure de panthéisme et magique de l'absolu",&lt;br /&gt;- le flambeau représente l'intelligence équilibrante du ternaire,&lt;br /&gt;- la tête correspond à la responsabilité de la matière seule et l'expiation des péchés corporels,&lt;br /&gt;- ses mains humaines (signe du travail), dirigées vers le haut et vers le bas, font le signe de l'ésotérisme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'abbé Constant nous le décrit également avec un pentacle dessiné sur son front. Il possède également un sein de femme (signe de la maternité). Le bas du corps est habillé et laisse apercevoir un disque et un caducée.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'idolâtrie fut l'un des principaux chefs d'accusation portés contre les templiers. Ils auraient idolâtré la représentation d'un être dans un culte plus ou moins démoniaque, en tout cas non chrétien. Le nom de Baphomet n'a jamais été prononcé que ce soit par les templiers ou leurs accusateurs, seulement l'adjectif baphométique fut entendu à l'époque. L'origine de ce nom serait une déformation du nom du prophète Mahomet, soit en provençal, soit en langue d'oc, ou du moins une langue latine.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Alors que la plupart des templiers déclarèrent nier la connaissance de cette idole, Gaucerand de Montpezat révéla son existence lors du procès en disant avoir adoré une "image baphométique".&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les descriptions fournies par les templiers étaient toutes contradictoires. Ils parlèrent de tête rouge ou noire, en bois ou en métal précieux, tête d'homme à grande barbe, tête à deux ou trois faces.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le templier Raoul de Gisy déclara : "C'était une méchante chose, ressemblant à un démon ; ayant jeté les yeux sur cette tête, j'en fus à ce point épouvanté que je ne savais plus où j'étais."&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De ces descriptions contradictoires, certains historiens ont conclu qu'on avait fait dire aux templiers n'importe quoi et que la fameuse tête n'était qu'une invention des accusateurs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le mystère du Baphomet reste toujours irrésolu de nos jours.&lt;/p&gt;&lt;div class="image"&gt; &lt;img src="http://www.paranormal-fr.net/dossiers/images/ordre-des-templiers-5.png" alt="Ordre des Templiers : Représentation du Baphomet." /&gt;&lt;br /&gt;Représentation du Baphomet.&lt;/div&gt;&lt;h3&gt;Le procès&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Le procès est instruit par le Grand Inquisiteur de France, Guillaume Imbert, au nom de l'église. Les agents royaux assistent aux interrogatoires. Il s'agit uniquement d'étayer l'acte d'accusation par des aveux, quel que soit le moyen utilisé. L'Inquisition est autorisée à utiliser la torture, modérément (!) et à condition de ne pas entraîner la mort. Les tortures pratiquées sur les templiers sont variées, cruelles et la modération oubliée... La méthode est très élaborée : on use alternativement des menaces et des promesses. Jacques de Molay lui-même avoue tout sans même être torturé. Sans doute espère-t-il ainsi protéger ses frères ? Il va jusqu'à signer une lettre dans laquelle il leur conseille de ne pas retenir davantage leurs aveux. Le roi a décidé d'informer les souverains étrangers (les templiers ont des commanderies en Europe) et leur suggère d'agir comme lui. Clément V ne croyant pas à la culpabilité des templiers, lance sa propre contre-enquête. Il apprend ainsi que plus de 30 frères sont morts dans les supplices. Les aveux ont été arrachés dans des conditions atroces et inadmissibles de la part des Inquisiteurs. En février 1308, Clément V retire ses pouvoirs à l'Inquisition, ce qui équivaut à l'annulation de toute la procédure, et il se réserve l'affaire. Philippe le Bel réagissant, le pape ne peut que faire demi-tour. Il rétablit les pouvoirs des tribunaux ecclésiastiques. Onze chefs d'accusation sont retenus dont : absence de foi, adoration d'une vieille idole, voleurs du roi en tant que trésoriers, pratique de la sodomie... Un Concile général est tenu à partir du 12/11/1309. Il est chargé de décider s'il faut maintenir, réformer ou dissoudre l'ordre. Le 26/11, Jacques de Molay est entendu. Visiblement, la présence de certains hommes du roi le gêne pour parler. Il tente de se défendre puis, après une intervention extérieure, sa capacité à convaincre baisse de façon surprenante. Après une suspension, constatant le peu de témoignages et leur peu de crédibilité ; les enquêteurs s'aperçoivent que les lettres de citation adressées aux évêques ont été insuffisamment publiées... On décide donc de les renouveler. Cette fois beaucoup de personnes se déplacent, rendant espoir aux templiers. Les frères déclarent que leurs aveux ont été obtenus après de longues heures de torture. Le 7/04/1310, le porte-parole de l'ordre, frère Pierre de Bologne dépose un mémoire en défense. Il y demande qu'aucun laïc ne participe aux interrogatoires (allusion à la présence des hommes du roi) et qu'on cesse de faire pression sur ceux qui veulent défendre l'ordre. Il insiste sur le fait que les mensonges perpétrés contre les templiers ne le sont qu'en France. Les avis favorables continuant d'affluer, les templiers relèvent la tête. Le peuple commence à les plaindre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Avec ce désordre, les commissaires sont ébranlés dans leurs convictions et commencent à faiblir malgré les rappels à l'ordre de Nogaret. Grâce à une série de passe-passe diplomatique, Philippe de Marigny (frère du financier du royaume) devient archevêque de Sens et prend en main le jugement de l'ordre. De leur côté, les commissaires s'annoncent incompétents. Reste à juger les 54 frères défenseurs de l'ordre. Le chef d'accusation devient alors "relaps ", c'est-à-dire celui qui se rétracte après avoir fait des aveux (même sous la torture). En droit médiéval, c'est le chef d'accusation le plus abject et le moins digne de pitié. Il se solde par la mort. Les 54 meurent sur le bûcher. 05/06/1311 : la Commission pontificale est clôturée à l'abbaye de Maubuisson sous l'oeil vigilant du roi. Les procès-verbaux sont remis à Clément V avec ceux sur les templiers d'Allemagne, d'Angleterre, d'Aragon, du Portugal et d'Italie. En octobre 1311, le pape réunit le Concile à Vienne. La difficulté est bien présente avec un dossier très contradictoire et volumineux. D'autant que tous les évêques ne sont pas Français et que les résultats des autres pays divergent de ceux donnés par la Commission de Paris. Quelques rebondissements plus tard, les tractations entre le pape et les envoyés du roi à Vienne étant conclues, reste à faire (bien) voter le Concile. Impressionnés par l'entrée de Philippe le Bel accompagné d'une importante armée, les prélats votent enfin la dissolution de l'ordre. En avril 1312, Clément V édite une bulle prononçant la dissolution des templiers. Le 2 mai suivant, par la bulle " Ad providam Christi Vicarii ", le pape attribue tous les biens du Temple aux chevaliers de l'Hôpital, exception faite des commanderies d'Aragon, de Castille et du Portugal. Le roi obtient 200 000 livres de dédommagement les 2/3 du mobilier et des ornements liturgiques. Reste à décider du sort des hauts dignitaires, rôle confié à une commission apostolique dans laquelle on retrouve Philippe de Marigny. Le roi a prévu d'obtenir la confirmation solennelle de leurs fautes. Pour cela, ils sont amenés sur le parvis de Notre-dame de Paris le 18/03/1314, devant la foule. Il y a là Jacques de Molay, Hugues de Pairaud, Geoffroy de Charnay et Geoffroy de Gonneville. D'abord surpris, ils comprennent qu'ils n'ont plus rien à attendre de personne. Jacques de Molay se met donc à crier qu'il a menti et que l'ordre est innocent. Il avoue avoir agi ainsi pour faire cesser la douleur de la torture et reconnaît qu'il préfère la mort à une condition si infâme. Geoffroy de Charnay confirme les paroles du grand maître. La foule se met alors à gronder, émue par les déclarations de ces vieillards. Philippe le Bel est furieux.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il ordonne de dresser un bûcher sur une petite île de la Seine (aujourd'hui la pointe du Vert-Galant). Les deux prévenus bavards y sont livrés au bourreau vers la fin de la journée. Le bûcher est lentement allumé, pour faire durer leur souffrance. Les frères ne se rétractent pas, clamant leur foi en Dieu et l'innocence de l'ordre.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Le trésor des templiers&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Une des principales motivations de Philippe le Bel pour la dissolution de l'ordre du Temple se situe au niveau financier. Les terres, maisons, est commanderies possédées par les templiers en France sont très nombreuses, ils possèdent une flotte maritime, et effectuent le transfert les fonds de marchands pour garantir la sécurité. Ils iront jusqu'à payer la rançon pour Richard Coeur de Lion prisonnier en Orient. Ils prêteront même de l'argent à Philippe le Bel. Lors de l'arrestation massive de tous les templiers, Philippe Lebel participe à l'entrée dans l'enclos du temple à Paris. Les templiers sont " connus " pour leurs richesses. Où mieux qu'à Paris dans cet enclos fermé, le trésor de templiers pourrait-il être dissimulé ? Ni Philippe le Bel, ni aucun inquisiteur ne trouveront "ce trésor ".&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- Si le trésor des templiers est bien un trésor financier, celui-ci a disparu juste avant les arrestations. Certains templiers auraient été prévenus de l'attaque et auraient quitté leur commanderie avec le trésor. Il n'a pas ce jour pas été retrouvé.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- Si le trésor de templiers n'est pas financier, il serait alors d'ordre spirituel. Cette hypothèse peut être avancée en tenant compte du temps passé par les templiers en Orient, où ils ont côtoyé différentes civilisations possédant chacune des connaissances et des croyances différentes. Ils ont apporté des techniques novatrices (voir inconnu) permettant la construction des cathédrales. On peut alors penser que les rencontres qu'ils firent au cours de ces deux siècles, leur permirent d'acquérir de nombreuses connaissances. Il n'est pas impossible non plus, qu'ayant vécu en Terre Sainte, et côtoyant de très près d'autres religions, ils finirent par " découvrir " un secret très important au niveau religieux. Dans ce cas, il était aisé de comprendre le souhait du Saint-Siège de se débarrasser d'un ordre puissant, important, ayant des croyances différentes, ou modifiées par rapport aux règles de l'église. Cette même puissance gêne évidemment le roi de France qui dans sa volonté d'étendre son pays se voit limiter sur son propre sol par un ordre religieux indépendant.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le rapport d'Alain de Pareilles, chef des archers du roi, à Guillaume de Nogaret a été fait par écrit et relate ce qui a été trouvé au Temple de Paris: pratiquement rien ! Le même état a été remis à Enguerrand de Marigny. Les deux documents figurent aux Archives nationales. Il est intéressant de se tourner vers une déclaration effectuée devant le Pape même, par le templier Jean de Châlon, du Temple de Nemours, en juin 1308. Ce dernier y déclare que la veille de l'arrestation des templiers, un cortège comprenant trois chariots recouverts de paille et une cinquantaine de chevaux quittèrent le Temple de Paris sous la conduite de deux templiers, Hugues de Chalons et, surtout, Gérard de Villers, le précepteur de France. On peut facilement imaginer ces chariots chargés d'archives et d'or, les 50 chevaux étant destinés à remplacer ceux qui étaient épuisés lors d'un long voyage.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Par ailleurs, suivant le même but, les navires de l'Ordre, la plus grande armada d'Occident qui mouillait à La Rochelle, leur port d'attache, quittent le port, vers une destination inconnue, très probablement le Nord de la France. Lorsque la milice du roi arrive à La Rochelle, l'immense flotte a disparu. Les chariots sortis du Temple de Paris au soir du 12 octobre 1307 se sont sûrement dirigés vers le Nord de la France pour charger leur cargaison sur les bateaux arrivés de La Rochelle, pour disparaître à tout jamais.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On n'a jamais su qu'elle était sa destination et ce qu'elle est devenue, mais du Nord de la France, l'Angleterre n'est qu'à peu de distance, et l'on sait que les templiers n'y étaient pas persécutés comme en France. Même, Jacques de Molay peu avant sa mort, aurait donné à un chevalier anglais, John Mark Laermanius, la mission de faire survivre le Temple. Ce noyau de templiers serait à l'origine de la constitution de la loge maçonnique Heredom ou "Sainte Maison". Si l'on étudie un peu les principes de la Franc-maçonnerie dite de "Rite Ecossais", force est de constater que l'esprit du Temple souffla dans les îles Britanniques bien après son abolition en 1312... Reste qu'entre la sortie des chariots du Temple de Paris et l'exécution de Jacques de Molay, 7 ans s'écoulèrent... Il est pensable que certains templiers aient cherché refuge en écosse. Le seul monarque d'Europe à ne pas appliquer l'ordre du pape était Robert le Bruce. Ainsi, il n'est pas interdit de penser que l'écosse soit un asile pour les templiers après 1307.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pas question ici de ne se lancer dans des hypothèses hasardeuses quant à la localisation d'un éventuel trésor des templiers. Une multitude d'ouvrages, de sites et de chercheurs se sont lancés dans des recherches sans résultat jusqu'à ce jour quoique.Si quelqu'un a retrouvé le trésor des templiers, croyez-vous raisonnablement qu'il va le dire à qui veut l'entendre ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La malédiction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La légende veut que, depuis son bûcher, le grand maître ait invectivé Clément V et le roi et les a appelés à comparaître devant le tribunal de Dieu dans 40 jours. Quelques semaines après, on apprend que les deux belles-filles du roi, Marguerite et Blanche, trompent allègrement leur époux avec des chevaliers de la cour. Les amants sont terriblement punis. C'est le scandale de la Tour de Nesle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le pape meurt le 20 avril. Le roi meurt le 29 novembre d'un accident de chasse très bizarre. Nogaret meurt de façon plus mystérieuse encore, toujours la même année. En 1315, Marigny est pendu. Des famines déciment les principales villes d'Europe. Les divers cataclysmes sont considérés comme une punition pour les violences infligées par le pouvoir aux templiers. Sur les 15 000 frères du Temple, ils sont déjà nombreux à être décédés en 1314 et meurent les années suivantes dans les geôles. Les réconciliés sont admis chez les Hospitaliers.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;D'autres passent les Pyrénées et trouvent asile dans les commanderies espagnoles et portugaises. En France, ce sont surtout les Chevaliers qui sont les plus démunis, car les templiers de second rang se replacent dans leurs anciens corps de métiers.&lt;/p&gt;&lt;div class="complement"&gt;&lt;h4&gt;Sur le même sujet&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Activités militaires des templiers&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Vouloir évoquer l'activité militaire des templiers, c'est se résigner à demeurer incomplet. Cette activité nous échappe par ce qu'elle avait de plus quotidien : la défense et la protection des routes, des frontières, des forteresses et bien entendu, des pèlerins.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le plus ancien fait d'armes qui nous est connu a eu lieu en 1132, au Portugal. En Terre Sainte même, le premier fait d'armes connu auquel participèrent nommément les templiers a eu lieu en 1138, après la mort d'Hugues de Payns, à Teqoa. Ce fut d'ailleurs une défaite. Robert de Craon, le successeur d'Hugues de Payns à la tête de l'Ordre avait repris la ville aux Turcs, mais avait négligé de les poursuivre hors de la ville. Ces derniers s'empressèrent de revenir et de perpétrer un véritable massacre parmi les templiers.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il ne fait pas de doute toutefois que les templiers arrivèrent à maintenir une relative sécurité sur les routes et le royaume à partir de la seconde moitié du XIIe siècle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C' est en fait à partir de la seconde croisade que l'Ordre du Temple devient une véritable armée de combat, harcelée chaque jour par des ennemis toujours plus pressants.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quelques dates et faits révélateurs :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;27 avril 1147 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La croix rouge pattée de gueule devient l'emblème des templiers, le 27 avril, le Pape Eugène III octroie la croix rouge.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6 janvier 1148 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les templiers sauvent l'armée du Roi de France Louis VII, attaquée par les Turcs dans des gorges abruptes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;13 août 1153 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le Maître du Temple Bernard de Tremelay est tué avec quarante autres templiers lors du siège d'Ascalon, que les chrétiens emporteront finalement le 19 août.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;22 novembre 1177 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le roi de Jérusalem Baudouin IV, à la tête de 500 chevaliers, dont 80 templiers, remporte une victoire décisive contre les 30.000 mameluks de Saladin à Montgisard.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1187 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;140 Chevaliers du Temple, avec à leur tête le Maître Gérard de Ridefort, attaquent 7.000 soldats de Saladin. La quasi-totalité de la troupe est massacrée.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 juillet 1187 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;À la bataille de Hattin, qui voit la reprise de Jérusalem par les musulmans, tous les templiers faits prisonniers sont décapités, à l'exception de Ridefort qui sera plus tard accusé d'avoir renié sa religion à cette occasion...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4 octobre 1190 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Gérard de Ridefort est tué dans un combat, lors de la reconquête d'Acre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avril 1211 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Guillaume de Chartres, Maître de l'Ordre Est grièvement blessé dans une embuscade alors qu'il ravitaillait la forteresse de Port-Bonnel en Cilicie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5 novembre 1219 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les templiers participent à l'offensive du Roi de Jérusalem qui conduit à la reprise de Damiette par les chrétiens.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5 avril 1250 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Guillaume de Sonnac, Maître de l'Ordre Est tué lors du siège de Mansourah.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;15 avril 1291 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Guillaume de Beaujeu, Maître du Temple, et une petite troupe tentent d'incendier les machines de guerre qui mettent le siège devant Acre. Le 18 mai, Guillaume de Beaujeu était tué lors de l'assaut final des musulmans.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Juin 1299 et septembre 1303 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Jacques de Molay tente deux opérations de reconquête de la Terre Sainte, depuis Chypre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;22 novembre 1177 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le roi de Jérusalem Baudouin IV, à la tête de 500 chevaliers, dont 80 templiers, remporte une victoire décisive contre les 30.000 mameluks de Saladin à Montgisard.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1187 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;140 Chevaliers du Temple, avec à leur tête le Maître Gérard de Ridefort, attaquent 7.000 soldats de Saladin. La quasi-totalité de la troupe est massacrée.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 juillet 1187 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;À la bataille de Hattin, qui voit la reprise de Jérusalem par les musulmans, tous les templiers faits prisonniers sont décapités, à l'exception de Ridefort qui sera plus tard accusé d'avoir renié sa religion à cette occasion...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4 octobre 1190 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Gérard de Ridefort est tué dans un combat, lors de la reconquête d'Acre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avril 1211 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Guillaume de Chartres, Maître de l'Ordre Est grièvement blessé dans une embuscade alors qu'il ravitaillait la forteresse de Port-Bonnel en Cilicie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5 novembre 1219 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les templiers participent à l'offensive du Roi de Jérusalem qui conduit à la reprise de Damiette par les chrétiens.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5 avril 1250 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Guillaume de Sonnac, Maître de l'Ordre Est tué lors du siège de Mansourah.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;15 avril 1291 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Guillaume de Beaujeu, Maître du Temple, et une petite troupe tentent d'incendier les machines de guerre qui mettent le siège devant Acre. Le 18 mai, Guillaume de Beaujeu était tué lors de l'assaut final des musulmans.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Juin 1299 et septembre 1303 :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Jacques de Molay tente deux opérations de reconquête de la Terre Sainte, depuis Chypre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ces quelques exemples ne sont qu'un reflet d'événements que l'histoire a bien voulu porter jusqu'à nous...Ils sont indissociables tout comme l'Ordre du Temple, de l'histoire des Croisades et du Royaume Latin de Jérusalem. Ils relatent l'engagement et l'abnégation des templiers, parfois aussi leurs faiblesses humaines, faites d'intrigues politiques ou d'erreurs stratégiques...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L''histoire a retenu que de 1150 à 1291 des milliers de soldats se sont engagés sous la bannière du Temple dans le seul but de défendre la Terre Sainte face au monde musulman...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6942167815268827621-5557710637803479207?l=lemondedelimaginaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/feeds/5557710637803479207/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6942167815268827621&amp;postID=5557710637803479207' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/5557710637803479207'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/5557710637803479207'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/2008/08/ordre-des-templiers.html' title='Ordre des Templiers'/><author><name>Gorgonne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06624535073995817635</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_D7rpzihgg6Q/SKWqNseHc0I/AAAAAAAAAAg/zu0SoG0G6pw/S220/dyn004_original_400_560_gif_48265_6928b894d9dc918fb8590b4879ca9fe1.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6942167815268827621.post-1772078632410770671</id><published>2008-08-24T22:34:00.000-04:00</published><updated>2008-08-24T22:36:14.959-04:00</updated><title type='text'>Dames Blanches</title><content type='html'>&lt;h1&gt;Dames Blanches&lt;/h1&gt;&lt;h2&gt;Autostoppeuses fantômes, apparitions routières...&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est recensé en France 297 apparitions régulières de ces spectres exclusivement féminins, qui hantent certaines de nos routes. De nombreux témoignages s'accumulent au sein de nos commissariats faisant face à un phénomène certes pas nouveau.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="image"&gt;&lt;img src="http://www.paranormal-fr.net/dossiers/images/dames-blanches-1.png" alt="Dames Blanches : Représentation de la dame blanche." /&gt;&lt;br /&gt;Représentation de la dame blanche.&lt;/div&gt;&lt;p&gt;L'histoire étrange, mais bien réelle se répète encore et encore, à l'infini :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voici le "portrait-robot" le plus répandu de nos âmes voyageuses : il s'agit donc d'autostoppeuses silencieuses, le plus souvent vêtues de blanc (ce qui leur vaut leur appellation légitime et familière). Elles sont accostées aux abords d'une ville par les automobilistes-témoins : ces "Dames Blanches" comme on les nomme couramment, formulent clairement leur destination, puis se murent dans un silence inquiétant avant, au détour d'un virage dangereux, de se volatiliser du véhicule samaritain, laissant un témoin plutôt éberlué qui se rappellera durant longtemps de ce mystérieux passage.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Certains, comme le cas de Michel P., auront toujours en mémoire le souvenir de cette rencontre énigmatique qui fait souvent froid dans le dos ! C'est en 1979 que Michel fait route vers Limoges un soir d'hiver et qu'il distingue en plein virage une forme blanche près d'une discothèque : Abordant une jeune femme d'environ une vingtaine d'années, notre témoin très naturellement lui demande où souhaite-t-elle aller à une heure si tardive : "A Limoges, chez des amis si ça ne vous ennuie pas, ne vous en faites pas je me débrouillerai là-bas..."&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Jusqu'ici, rien de bien invraisemblable pour Michel P. La jeune auto-stoppeuse prend donc place à l'avant tout naturellement. L'automobiliste témoignera du profond mutisme de la jeune fille qui semble tout droit sortir d'un film des années sixties, de par la robe qu'elle porte... La route se poursuit ainsi tranquillement jusqu'à l'approche d'un autre virage, au Pont de la révolution : c'est à ce moment précis que notre jeune passagère semble effrayée soudain, lançant plaintivement à Michel de négocier prudemment ce fameux virage, ce qu'il fait bien évidemment... Soudain, un cri déchire la nuit, faisant sursauter l'automobiliste qui en tournant la tête vers son étrange passagère, s'aperçoit que celle-ci s'est en quelque sorte "dissoute dans l'atmosphère" !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est en stoppant tout net son véhicule et animé d'un sentiment de stupeur et de terreur que Michel P. constate en descendant que, décidément, il ne reste que le brouillard d'une glaciale nuit hivernale : il est tout seul...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pas un seul témoin ne pourra attester de sa bonne fois. Mais Michel ne se désarme pas, il compte bien témoigner de son étrange et sinistre aventure. Arrivé à Limoges il fait sa déposition à la gendarmerie où on lui confirme qu'il n'est pas le seul à avoir fait la rencontre nocturne d'une auto-stoppeuse fantôme !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Plusieurs cas ont en effet été déjà signalés de nombreuses fois au fameux Pont de la révolution, qui fut témoin de la mort d'une jeune femme, accidentée en voiture 20 ans plus tôt... Michel P. ressent sans doute à ce moment-là un profond soulagement : ainsi, d'autres automobilistes ont vécu comme lui cet étrange épisode fantomatique, ce qui ne l'empêche pas d'être bouleversé, on le comprend, par cette rencontre fort singulière.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Témoignage d'une errance...&lt;/h3&gt;&lt;h3&gt;Quelles sont les motivations des entités routières ?&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Des hypothèses ne manquent pas de jaillir au coeur des esprits : quel rôle semble être rejoué incessamment par ces fameuses "Dames Blanches" ? Est-ce un rôle protecteur et bienveillant afin d'anticiper et éviter les accidents de la route ? Où bien incarnent-elles des âmes vengeresses errant sur terre pour au contraire entraîner dans la mort de pauvres automobilistes serviables n'ayant apparemment rien à voir avec leur destin funeste ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tous les témoins semblent se rejoindre pour confirmer l'attitude au demeurant sympathique de ces jeunes âmes errantes sur les routes de France. Avouons qu'il est plutôt difficile de contredire tous ces témoignages plus solides les uns que les autres !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les psychologues réagissent aux faits en avançant la thèse des visions épileptiques, ou même d'hallucinations collectives quand les témoins sont nombreux. En ce cas, comment expliquer d'éventuelles "preuves matérielles" constatées en certains cas ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quant aux sociologues, il serait tout juste question de légendes urbaines pour attester du phénomène au sein de nos ères contemporaines. Mais qui dit "légendes" révèle un mythe de source populaire intégré aux traditions : ce qui fait de lui en l'occurrence, une croyance non constatée par le biais d'un témoignage où tout paraît concorder ! Ce qui réfute alors cette dernière hypothèse, décidément moins fondée, surtout au regard des nombreux témoins du phénomène...&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Un scénario récurrent&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Toujours ou presque le scénario similaire : une jeune femme accidentée quelques années auparavant se plante au beau milieu d'un virage qui a fait sa perte, ou bien près d'un carrefour non moins dangereux, pousse un cri puis disparaît de leur siège passager.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Certaines de ces âmes en détresse s'agitent et semblent incontrôlables quand le lieu funeste apparaît : c'est ainsi le cas d'une auto-stoppeuse fantôme régulière du Calvados, décédée au croisement près de la forêt de Cerisy.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette âme en peine semble très persuasive et se manifeste toujours par temps pluvieux ce qui rappelle immanquablement un décor de film d'horreur !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Plusieurs habitants du village confirment de cette apparition insistante. Il s'agit apparemment d'une jeune fille de moins de 20 ans, qui éternellement rejoue la scène de son propre drame depuis 1960 ! Celle-ci compte bien se faire "entendre" afin que la signalisation soit respectée, puis comme les autres elle disparaît sa mission accomplie...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On pourrait ainsi se dire que les mystérieuses "Dames Blanches" sont bénéfiques en cas d'automobilistes imprudents : leur seule apparition serait sans doute un électrochoc pour bon nombre d'insouciants de la route.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Preuves matérielles et tactiles&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;D'autres cas d'apparitions encore plus troublants, cette fois marqués par la disparition d'objets. Il s'agit ici d'une matérialisation de dame blanche prise en stop dans le département de l'Isère, par un médecin grenoblois :&lt;/p&gt;&lt;div class="image"&gt;&lt;img src="http://www.paranormal-fr.net/dossiers/images/dames-blanches-2.png" alt="Dames Blanches : ..." /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;C'est donc en 1977, par une pluie battante que notre témoin pris en charge une jeune femme vêtue de blanc et peu volubile apparaissant régulièrement sur la N90 à Chapareillan. La jeune apparition désirait aller tout simplement chez ses parents. Arrivée à la hauteur du Pont aux furets, elle démontra des signes d'agitation non dissimulés s'estompant passé le danger, ce qui veut dire que notre "heureux" témoin eut le privilège, si l'on peut dire, d'une apparition plus longue. Un peu plus loin, nos compagnons de route arrivent alors devant une maison que l'inconnue déclare être celle de ses parents. Comme la pluie se fait plus battante, notre charmant médecin prête son parapluie toujours sans savoir ce qu'il va se produire. La jeune femme prend l'objet puit s'éloigne sous les yeux de l'automobiliste, entre bien dans la maison en question pour ne jamais plus en ressortir. Croyant à un oubli de sa part, notre témoin rejoint la fameuse demeure pensant ainsi récupérer son bien. Mais ce n'est pas une jeune femme qui lui ouvrit tardivement cette nuit-là :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Stupéfait, notre homme découvre qu'il s'agit d'un couple de quinquagénaires ayant perdu leur fille unique dans un accident de moto, devinez où... au Pont du furet, bien entendu ! Effectivement les pauvres gens dont on imagine l'émotion, confirment dès la description du médecin qu'il s'agit bien de leur fille disparue...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Certains témoins automobilistes pris d'ardeurs soudaines pour leur "apparition " déclarent que le contact avec la peau de l'inconnue semblait incroyablement glacial, mais bien palpable malgré le manque réactif de la passagère fantôme qui n'oublie jamais sa mission préventive (ou vengeresse ?).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En effet, ces êtres spectraux semblent se matérialiser tout comme nous autres humains. D'apparence humaine, ils sont dotés de parole, mais non loquaces pour autant, vêtus le plus fréquemment de blanc bien qu'il existe également certaines apparitions dotées de ce qui semble être du cuir (pour les accidentées de moto surtout ).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le mystère reste hélas entier bien que les témoignages sont légion sur une bonne partie de la France.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Pas d' "hommes blancs" recensés ?&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Et l'on peut aussi s'interroger quant aux hommes morts accidentellement. Que sont devenues leurs âmes, pour quelle raison ne s'investissent-elles pas, elles aussi de cette mission auprès des automobilistes ? Peut-être est-ce tout simplement parce que les autos-stoppeurs masculins sont moins nombreux que les autos-stoppeuses, qui sait ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cela ferait figure d'hypothèse...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On parle en effet souvent des "Dames Blanches" car ce sont elles qui sont recensées à sillonner certaines zones routières de notre pays.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Rencontres plus fréquentes dans certaines régions françaises&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Tout ce que l'on sait c'est que le phénomène est récurrent, surtout dans certaines régions comme la Bretagne, et en Poitou. Peut-être avez-vous déjà trouvé sur votre chemin ces fameuses "Dames Blanches", peut-être même avez-vous également fait votre déposition dans un commissariat proche de cet incident, mais il est certain en tout cas que vous ne sortirez pas indemne de cette étrange rencontre du 3e type.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6942167815268827621-1772078632410770671?l=lemondedelimaginaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/feeds/1772078632410770671/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6942167815268827621&amp;postID=1772078632410770671' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/1772078632410770671'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/1772078632410770671'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/2008/08/dames-blanches.html' title='Dames Blanches'/><author><name>Gorgonne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06624535073995817635</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_D7rpzihgg6Q/SKWqNseHc0I/AAAAAAAAAAg/zu0SoG0G6pw/S220/dyn004_original_400_560_gif_48265_6928b894d9dc918fb8590b4879ca9fe1.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6942167815268827621.post-5339327825938470847</id><published>2008-08-24T19:01:00.000-04:00</published><updated>2008-08-24T19:04:20.903-04:00</updated><title type='text'>Possession et Exorcisme</title><content type='html'>&lt;h1&gt;Possession et Exorcisme&lt;/h1&gt;&lt;h2&gt;La possession diabolique : pathologie ou intervention du Diable&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;&lt;h3&gt;La Possession diabolique&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans notre monde occidental, il s'agit de Satan, d'un Démon ou du Diable qui est censé s'être emparé de certaines des ressources physiques et/ou mentales d'un individu pour le contraindre à des actes auxquels il n'adhère généralement pas, dont il ne se souviendra pas et qu'il réprouve dans son état normal. On ajoute que la nature du phénomène exige pour se départager de la pathologie la production de phénomènes d'ordre parapsychiques.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="image"&gt; &lt;img src="http://www.paranormal-fr.net/dossiers/images/possession-et-exorcisme-1.png" alt="Possession et Exorcisme : ..." /&gt;&lt;/div&gt;&lt;h3&gt;Les états du possédé&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;On distingue un état de calme et un état de crise. L'état de crise se traduit par des contorsions, des éclats de rage, des paroles impies et blasphématoires. Pendant la période de calme, tout est généralement oublié et le comportement redevient bien adapté, voire très pieux.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mis à part sa signification théologique particulière et les éventuels phénomènes parapsychiques qui lui seraient associés, la crise de possession ne se distingue pas d'une crise d'hystérie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour les théologiens, le diagnostic différentiel entre maladie mentale et possession diabolique, ne se fait que sur l'existence de phénomènes paranormaux. Ce qui, auparavant était considéré comme le signe certain de l'authenticité d'une possession ne peut plus aujourd'hui passer pour tel sans plus ample examen.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Les symptômes de la possession&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Selon les théologiens, il existe des signes permettant de porter le diagnostic de possession. Le Rituel Romain énonce trois symptômes essentiels parmi d'autres qui auraient une valeur analogue:&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- Parler ou comprendre une langue inconnue (glossolalie).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- Découvrir les choses éloignées et secrètes (voyance).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- Faire montre d'une force inexplicable par l'habitus physique de la personne considérée (psychokinèse).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les gestes pieux mettent le possédé dans une rage folle et le conduisent à blasphémer horriblement. L'amnésie de la possession est fréquente, et souvent constante.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les marques du diable, pour l'Eglise du Moyen Age, ne se limitaient pas aux trois signes, aujourd'hui mentionnés par le Rituel Romain; on donnait même la préséance à d'autres symptômes tels que la lévitation et surtout des zones d'anesthésie, des points du corps anormalement insensibles (il s'agit, pour le neurologue moderne, d'un symptôme de lèpre à son début, de certaines maladies neurologiques ou d'un phénomène de nature hystérique.&lt;/p&gt;&lt;div class="image"&gt; &lt;img src="http://www.paranormal-fr.net/dossiers/images/possession-et-exorcisme-2.png" alt="Possession et Exorcisme : ..." /&gt;&lt;/div&gt;&lt;h3&gt;Remèdes&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Il est utile de considérer les "remèdes" proposés par l'Eglise. Les Catholiques proposent pour venir à bout de la possession :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- La confession générale (relative à l'ensemble de la vie passée)&lt;br /&gt;- Le jeûne&lt;br /&gt;- La prière&lt;br /&gt;- La communion&lt;br /&gt;- Les objets bénis et surtout l'eau bénite (dont le rituel dit qu'elle "chasse le démon" mieux à son aise dans les flammes de l'enfer)&lt;br /&gt;- L'exorcisme qui consiste, au nom du Christ, à intimer au démon l'ordre d'avouer son nom, puis de quitter le possédé.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Position de la psychiatrie&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;On définit le trouble "personnalité multiple par la coexistence, chez un même individu de deux ou plusieurs états de personnalités distincts qu'ils aient une mémoire propre, des modalités comportementales spécifiques et leurs propres styles de relation sociale ou qu'ils partagent une partie de ces différents items. Les deux esprits se combattent dans un même champ qui est le corps, et l'âme est comme partagée; selon une partie de soi, elle est le sujet des impressions diaboliques, et, selon l'autre, des mouvements qui lui sont propres et que Dieu lui donne". Ce type de trouble commence à s'installer dès l'enfance mais n'est, le plus souvent, remarqué par les cliniciens que beaucoup plus tard; il s'agit presque toujours de filles (60 à 90 %).&lt;/p&gt;&lt;div class="image"&gt; &lt;img src="http://www.paranormal-fr.net/dossiers/images/possession-et-exorcisme-3.png" alt="Possession et Exorcisme : ..." /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Le passage d'une personnalité à une autre est généralement brusque (quelques minutes). La transition est sous la dépendance du contexte relationnel. Les transitions peuvent survenir également lorsqu'il y a conflit entre les différentes personnalités ou lorsque ces dernières ont mis au point un plan commun. Les personnalités peuvent être diamétralement opposées dans leurs caractéristiques et différer même quant aux tests psychologiques et physiologiques: elles peuvent nécessiter par exemple des verres correcteurs différents, répondre de manière différente au même traitement et avoir des QI différents. On décrit l'existence de complications éventuelles, telles que suicide, automutilation, agression, viol, toxicomanie, etc...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La Schizophrénie peut aboutir elle aussi au sentiment d'être possédé. Dans ce cas l'entourage discerne plus facilement qu'il s'agit d'un trouble de la personnalité et non d'un phénomène mystique.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Le Vatican invite les exorcistes à s'adresser à des psychiatres&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Depuis que la psychanalyse existe, on sait que le diable n'est plus forcément à l'origine des troubles psychiques qui peuvent affecter l'homme. Aux yeux de l'Eglise, celui qui se dit possédé ne l'est pas forcément, et a souvent plus besoin de l'aide d'un psychiatre que de celle d'un exorciste. Or, les prêtres-exorcistes n'avaient jusqu'à ce jour qu'un rituel vieux de près de quatre cents ans pour pratiquer leur ministère. Ils peuvent maintenant compter sur un nouveau rituel, qui intègre l'évolution de la médecine et de la psychiatrie. Ce document de 70 pages, entièrement en latin et conforme aux décrets du Concile Vatican II, remplace les formules et les prières du chapitre XII du Rituel Romain.&lt;/p&gt;&lt;div class="image"&gt; &lt;img src="http://www.paranormal-fr.net/dossiers/images/possession-et-exorcisme-4.png" alt="Possession et Exorcisme : ..." /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Le texte met en garde contre l'imagination des hommes qui peut les porter à croire qu'ils sont la proie du démon. Dans tous les cas, il faut vérifier que celui qui se dit possédé par le démon le soit vraiment. Le texte recommande de distinguer entre une véritable intervention diabolique et la crédulité de certains fidèles qui pensent être l'objet de maléfices ou de malédictions. "Il ne faut pas leur refuser une aide spirituelle, mais il ne faut pas à tout prix pratiquer un exorcisme."&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le document poursuit: "L'exorciste décidera avec prudence de la nécessité d'utiliser le rite d'exorcisme après avoir procédé à une enquête diligente - dans le respect du secret confessionnel - et après avoir consulté, selon les possibilités, des experts en matière spirituelle, et, s'il est jugé opportun, des spécialistes en science médicale et psychiatrique, qui ont le sens des réalités spirituelles." Tout en manifestant une grande prudence, l'Eglise n'exclut donc pas l'emprise du démon sur certaines personnes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle distingue entre l'exorcisme mineur, fait de prières, et le grand exorcisme, qui consiste en une célébration liturgique. C'est le plus impressionnant, celui dont s'inspirent généralement les films d'épouvante. Le nouveau rituel l'a quelque peu simplifié. Ainsi, les prières de dédain et d'injures au démon ont disparu. Le rite comprend entre autres une aspersion d'eau bénite, diverses prières, l'imposition des mains, la présentation d'un crucifix au possédé, et une formule impérative qui s'adresse directement au diable et lui ordonne de s'en aller. Ce rite spectaculaire s'avère rarement utilisé. "Dans plus de 90% des cas dits de possession, les problèmes sont de nature psychologique". Les autorités ecclésiastiques préfèrent créer des structures d'écoute et offrir un soutien psychologique aux personnes en difficulté.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les cas réels de possession sont très, très rares, mais les gens pensent parfois que l'exorcisme est la solution à tous leurs problèmes. Ils ne cherchent pas toujours à les comprendre et veulent un soulagement rapide. Mais l'exorcisme, s'il est utilisé à tort, peut contribuer à enfoncer les gens dans leurs problèmes psychologiques.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Possession par un esprit et exorcisme&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Réaction d'un sujet "possédé" :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;"Un psychiatre m'adressa Serge, dix neuf ans. Prostré sur sa chaise, il regardait fixement le ciel en émettant des grognements. Je commençai mon exorcisme. Soudain les grognements s'accentuent, Serge tourne sa tête vers moi et me "fusille" d'un regard meurtrier, les yeux exorbités striés de filets de sang, l'écume aux lèvres. Il se lève et les mains en avant, se précipite sur moi en criant avec rage, cherchant à m'étrangler. Je saisis ma fiole d'eau bénite et je l'asperge. Il s'arrête net et se roule par terre en écumant de rage. Il se redresse brutalement, me fixe dans les yeux. Il se précipite vers moi pour me mordre. Deuxième aspersion d'eau bénite, il s'écroule à terre comme foudroyé. Je ne lui laisse pas le temps de se relever. Crucifix en main gauche, je saisis de la main droite mon épée d'exorcisme et je commence le rituel d'exorcisme. Au bout d'une heure de ce combat, l'entité du mal qui possède Serge est plus excitée que jamais. Je concentre toute mon énergie sur les mots du rituel et je trace sur son front l'esquisse d'un signe de croix avec le crucifix. Il hurle, empoigne avec ses deux mains mon avant-bras. Je lâche le crucifix, mais de l'épée que je tiens de la main droite, je touche son poignet. Il lâche mon bras et se recule, stupéfait. Je prononce les paroles du rituel. Mon épée tient momentanément en respect le possédé. Une paix s'installe en moi, ma voix s'affermit. Tout devient plus facile, comme si une force supérieure se manifestait à travers moi. Après huit heures de combat éreintant, je le laisse, rejoignant mon domicile pour dormir. Le lendemain, je ressens des douleurs dans tout le corps, et j'ai l'impression qu'une partie de mon énergie vitale me manque. Nous arrivons alors aux tests ultimes. Il est capable d'accepter une hostie consacrée sans la vomir ou la recracher. Il supporte l'eau bénite, il accepte les onctions d'huile et récite en même temps que moi les prières usuelles. Je trouve dans son regard une expression amicale, sans aucune lueur provenant d'une autre présence en lui."&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Conclusions&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Les personnes qui anciennement étaient considérées comme possédées par le diable, sont le plus souvent actuellement remises entre les mains des psychiatres. Alors, ne voit-on plus assez le démon où il se trouve, lui laissant les mains libres ? Le malin, "roi des menteurs" a-t-il réussi à duper les hommes une foi de plus en dissimulant ses possessions sous la maladie apparente ? Afin d'obtenir une réponse, il faudrait être plus rusé que le diable.&lt;/p&gt;&lt;h4&gt;Sur le même sujet&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Méthode en onze parties établie par le pape Paul V&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;- Récitation par le prêtre en étole violette, dont un bout entoure le cou du possédé, d'une litanie accompagnée d'une aspersion d'eau bénite ;&lt;br /&gt;- Récitation du Psaume LIV ;&lt;br /&gt;- Adjuration à la divinité et interrogation faite au démon (ou à plusieurs) de son nom et d'où il provient [Le prêtre exorciste doit avant toute chose s'informer du nom et du cercle d'où provient le ou les démon(s)] ;&lt;br /&gt;- Récitation de certains passages des Evangiles (Jean I ; Luc X-XI ; Marc XVI) ;&lt;br /&gt;- Prononciation du premier exorcisme contre le Démon, par le prêtre posant la main droite sur la tête du possédé ;&lt;br /&gt;- Prière préparatoire ;&lt;br /&gt;- Prière accompagnée de divers signes de croix sur la personne de l'énergumène (comprendre ici personne possédée) ;&lt;br /&gt;- Second exorcisme prononcé avec une certaine violence contre l' "Antique Serpent" ;&lt;br /&gt;- Nouvelle prière ;&lt;br /&gt;- Troisième et dernier exorcisme ;&lt;br /&gt;- Récitation de cantiques, de psaumes et de prière finales&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6942167815268827621-5339327825938470847?l=lemondedelimaginaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/feeds/5339327825938470847/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6942167815268827621&amp;postID=5339327825938470847' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/5339327825938470847'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/5339327825938470847'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/2008/08/possession-et-exorcisme.html' title='Possession et Exorcisme'/><author><name>Gorgonne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06624535073995817635</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_D7rpzihgg6Q/SKWqNseHc0I/AAAAAAAAAAg/zu0SoG0G6pw/S220/dyn004_original_400_560_gif_48265_6928b894d9dc918fb8590b4879ca9fe1.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6942167815268827621.post-4267350929506288167</id><published>2008-08-24T18:47:00.001-04:00</published><updated>2008-08-24T19:00:17.147-04:00</updated><title type='text'>Déluge ,l'Arche de Noé....Des Mystère</title><content type='html'>&lt;h1&gt;Déluge&lt;/h1&gt;&lt;h2&gt;Le déluge, l'Arche de Noé... Des Mystère&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et si la légende biblique relatait une catastrophe bien réelle, un cataclysme à l'échelle planétaire survenu à une époque géologique récente ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="image"&gt; &lt;img src="http://www.paranormal-fr.net/dossiers/images/deluge-1.png" alt="Déluge : Peinture à l'huile sur toile de Francis Danby." /&gt;&lt;br /&gt;Peinture à l'huile sur toile de Francis Danby.&lt;/div&gt;&lt;p&gt;"Fais-toi une arche de bois de gopher; tu disposeras cette arche en cellules, et tu l'enduiras de poix en dedans et en dehors." ( Genèse 6.14).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;"Voici comment tu la feras: l'arche aura trois cents coudées de longueur, cinquante coudées de largeur et trente coudées de hauteur." (Genèse 6.15).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;"Tu feras à l'arche une fenêtre, que tu réduiras à une coudée en haut; tu établiras une porte sur le côté de l'arche; et tu construiras un étage inférieur, un second et un troisième." (Genèse 6.16)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ainsi parla Dieu à Noé, d'après la Bible (Ancien Testament).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;"L'an 600 de la vie de Noé, au second mois, le dix-septième jour du mois, en ce jour-là, toutes les fontaines du grand abîme se rompirent, et les écluses des cieux s'ouvrirent. Et le déluge fut sur la terre 40 jours, et toutes les montagnes qui étaient sous tous les cieux furent couvertes." (Genèse 7.11,17,19).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais le récit d'un déluge universel repris dans la Bible est-il le seul ? La réponse est incontestablement non. Le souvenir d'un cataclysme universel advenu par des inondations se retrouve dans la tradition d'un grand nombre de peuples appartenant à des races très différentes et habitant aux antipodes les unes des autres sur les cinq parties du monde. On en énumère au total plus de 200 : 59 en Amérique du Nord, 46 en Amérique du Sud, 31 en Europe, 17 en Afrique, 23 en Asie, 37 en Australie. Chez les Aztèques, même le détail spécifiant que Dieu ferma la porte a été conservé.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Autres mythes&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Le thème d'un déluge aux origines de l'humanité se retrouve dans de nombreuses traditions populaires, de l'Amérique à la Chine. Mais, ce "chaos primitif" a été imaginé de manière très différente selon les cultures : en Australie, le déluge est attribué au rire d'une grenouille. à Tahiti, il s'accompagne d'une pluie de pierres. Les Grecs ont deux traditions du déluge : la première se rattache à Ogygos; la seconde, plus détaillée et plus connue, concerne Deucalion, fils de Prométhée et roi de Phthie en Thessalie, et sa femme Pyrrha. Zeus ordonne un déluge pour punir les hommes de leur perversité; Prométhée conseille à Deucalion de construire une arche dans laquelle il séjourne neuf jours et neuf nuits. Deucalion offre un sacrifice à Zeus, qui ordonne à Deucalion et à Pyrrha de jeter derrière eux les os de leur mère : ce sont les pierres de la terre, leur mère commune ; les pierres jetées se changent en hommes et en femmes : l'humanité est reconstituée.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Par ailleurs, la première version du Déluge est sumérienne. La cause de cette catastrophe est attribuée à des querelles divines. Cette vision d'un univers sorti de l'eau et sans cesse menacé par le déluge constitue un mythe que l'on retrouvera plus tard dans des versions babylonienne, assyrienne, puis dans la Bible (le nom des héros est différent). Dans cette dernière, la cause du Déluge n'est plus la querelle entre divinités mais le châtiment infligé aux hommes par Dieu en raison de leur méchanceté.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En fait, les similitudes entre le récit babylonien, épopée de Gilgamesh, et la tradition biblique sont surtout matérielles : présence du corbeau et de la colombe aux côtés d'Outa-Napishtim, seul sauvé du déluge ; construction d'une "arche" qui échoue sur un mont d'Arménie et sacrifice final offert par le héros pour remercier la divinité qui l'a protégé. La similitude matérielle oblige à penser que le récit biblique a emprunté au récit babylonien rédigé antérieurement au début du deuxième millénaire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Puisqu'il est évident que le déluge hante la mémoire de nombreux peuples dans la tradition populaire, il serait bon de trouver des explications scientifiques sérieuses, je dis des explications, parce que à ce jour, plusieurs théories luttent au coude à coude pour se hisser au premier niveau.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Les points de vue de la science&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;L'histoire biblique du déluge a beaucoup influencé les travaux des premiers géologues jusqu'à l'avènement des nouvelles théories sur l'âge de la terre et la dérive des continents. Jusque-là, les traces d'organismes marins et de coquillages trouvés en montagne étaient perçus comme autant de résidus du déluge universel... Un déluge ordonné par Dieu qui aurait submergé la terre toute entière, éradiquant toute la faune sauf les couples embarqués par un certain Noé dans son arche. Ce récit propose aussi que les humains actuels seraient tous les descendants des trois fils de Noé : Sem, Cham et Japhet. Mais avec l'avènement de la géologie moderne, ce récit doit bien entendu être écarté du domaine de la science pour rejoindre celui des mythes.&lt;br /&gt;Les versions sont multiples, cependant deux tendances émergent les partisans du déluge universel et ceux du déluge localisé.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;D'abord je pense qu'il faut rester réaliste, un déluge demande de l'eau. Si l'on fait précipiter toute l'eau qu'il y a dans l'atmosphère, nous obtiendrons une hausse du niveau des océans de 3 centimètres. Et pour noyer toute la surface de la Terre, il en faut 8 kilomètres ! Soit une précipitation de 8 mètres par heure, sur toute la surface de la Terre, pendant 40 jours. Il faut en fait tripler toute la quantité d'eau qu'il y a actuellement sur la Terre, cela est la réalité de la Géologie.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Voici donc quelques versions de la tragédie :&lt;/h3&gt;&lt;h3&gt;- L'astéroïde.&lt;/h3&gt;&lt;div class="image"&gt; &lt;img src="http://www.paranormal-fr.net/dossiers/images/deluge-2.png" alt="Déluge : ..." /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Comment et quand eut lieu le déluge universel ? Il y a dix mille cinq cent à douze mille ans environ, disent les scientifiques. Mais, sur base d'une documentation géologique et archéologique, le chercheur autrichien Otto Much pense savoir en fixer la date exacte : le 5 juin 8496 avant JC. suite à la chute d'un planétoïde sur notre globe.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Nous savons que certains astéroïdes, qui évoluent entre Jupiter et Mars, ont des orbites très irrégulières et s'approchent parfois de la Terre à tel point qu'ils déclenchent une alarme et font craindre une collision.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Fort heureusement, rien de ce genre n'est arrivé depuis des millénaires, mais à la date à laquelle nous venons de faire allusion, la collision a pu avoir lieu. Attiré par une conjonction, Terre, Lune,Vénus, un planétoïde se serait écrasé sur notre globe. Au moment de l'impact avec l'atmosphère, selon Otto Much il se brisa en deux, frappant la Terre au centre de l'arc formé par la Floride et les Antilles, où la croûte de la planète est plus fine et abondent les volcans sous-marins.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voici la reconstitution, d'après ce chercheur allemand, de l'immense catastrophe qui bouleversa la surface de la Terre :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;"Au nord-ouest une bande de gaz longue de 800 à 1000 kilomètres, blanche, extrêmement lumineuse, monta au ciel en un grand arc. Silencieuse, avec une vitesse foudroyante, elle s'approcha, devenant toujours plus étendue, elle tomba sur la terre comme un gigantesque serpent, tandis que des incendies terribles éclataient à ses limites. Et, depuis l'infini, avec le planétoïde arraché à son orbite, vint la mort. A faible distance de notre planète le corps céleste se scinda en deux parties qui se précipitèrent dans l'Atlantique avec une puissance inouïe, incisant la croûte terrestre. En même temps qu'un rugissement, une colonne de fumée se leva au ciel, entraînant avec elle gaz, cendres, lave, lapillis, masses titanesques de magma en fusion. Sur des milliers de kilomètres tout ne fut qu'un hymne à la destruction : la mer commença à bouillir, une quantité inimaginable d'eau se transforma en vapeur et, mélangée à la poussière et aux cendres, se condensa en nuages noirs qui obscurcirent le soleil. tous les volcans explosèrent avec une furie terrifiante..."&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les cratères de la planète entière ont dû entrer en éruption après le gigantesque raz de marée causé par la chute du corps céleste. Puis les cendres éruptives s'agglutinèrent pour envelopper le globe dans une dense couche de nuages, masquant le soleil et donnant lieu à de furieuses pluies. On calcule que plus de 20 billions de tonnes d'eau et 3 billions de tonnes de cendres ont pu tomber rien qu'en Europe et en Asie septentrionale. Le niveau moyen des précipitations fut donc de 30 mètres !&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;- Les restes d'animaux.&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Citation : "Le caractère instantané de cette catastrophe universelle, nous est révélé par l'état des restes des animaux retrouvés dans la région arctique, où des millions de bêtes ont été, à une époque géologique assez récente, tuées subitement et instantanément congelées dans la boue et la glace du sous-sol arctique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On dirait que des troupes d'animaux qui paissaient ou chassaient ont été subitement soulevées par un énorme raz-de-marée et déposées sur des bandes de terre le long du nord du Canada, de l'Alaska et de la Sibérie. Elles sont toujours là par millions, sous forme de tas d'ossements de chair et de fourrure. Souvent il s'agit d'espèces qui normalement ne vivaient pas ensemble. La façon dont ils ont été ensevelis, laisse supposer qu'ils sont tous morts en même temps, et qu'ensuite ils ont été transportés pêle-mêle par des forces très grandes."&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le docteur Frank Hibbon, professeur d'archéologie au Nouveau-Mexique, a visité cette région au cours d'une expédition ayant pour but l'étude des mammouths de l'Alaska. Il a observé à propos de la confusion des restes gelés de chevaux, de bisons, de tigres dents de sabre, de lions, de cerfs, d'ours et de mammouths : "Nous trouvons aussi parmi la boue d'Alaska, des preuves de bouleversements atmosphériques d'une violence extraordinaire ! Les mammouths et les bisons étaient également déchiquetés et tordus, comme par une main cosmique, sous l'effet d'une colère céleste. On dirait que, sous l'effet de quelque catastrophe, tout l'univers animal et végétal de l'Alaska a été soudainement congelé sur place, dans toutes les attitudes de la mort. Des pattes, des corps, des têtes, des fragments, ont été trouvés entassés ou dispersés, des animaux déchiquetés ont été projetés à travers la campagne, bien qu'ils eussent peut-être pesés plusieurs tonnes."&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans son ouvrage "La terre cette inconnue", François Derrey, fait état du même phénomène et ajoute : "Les fosses de l'Alaska ne constituent pas un cas isolé. On a retrouvé de par le monde les traces de nombreux tas de cadavres de ce genre, où s'entassent les restes broyés de milliers d'animaux."&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans l'océan Arctique, au large de la Sibérie, il y a des îles dont l'une, Liedkoff, semble être entièrement composée de défenses et d'ossements de grands mammifères. Elle est entourée de corniches sous-marines formées elles aussi d'ossements.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans les grottes et sur les collines d'Europe Centrale, des ossuaires de différentes espèces d'animaux (Rhinocéros, chevaux, lions, cerfs, aurochs, loups) tous massés ensemble, sont une preuve des plus convaincantes de la soudaineté du Déluge.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Manuel Vélikovsky, nous décrit dans l'un de ses ouvrages ("Mondes en collision"), les effets de cette catastrophe dans le monde entier : "En de nombreux points de la terre, sur tous les continents, on a trouvé entremêlés les ossements d'animaux marins, d'animaux polaires et d'animaux tropicaux... Sur les hautes montagnes et dans les mers profondes, nous trouvons d'innombrables signes d'un grand bouleversement ancien."&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le caractère universel d'un désastre préhistorique et la disparition apparemment inexplicable d'espèces entières, a été commentée par Charles Darwin, à la suite des recherches zoologiques qu'il a effectué pour "L'origine des espèces". Il écrivait : "L'esprit, ne peut s'empêcher de croire à quelque grande catastrophe. Mais pour détruire ainsi des animaux grands et petits, en Patagonie du Sud, au Brésil, sur la Cordillère du Pérou, en Amérique du Nord jusqu'au détroit de Béring, il a fallu que toute la base du globe terrestre soit secouée."&lt;/p&gt;&lt;p&gt;"Ces indices sont exactement ceux qu'on s'attendrait à trouver, après la chute d'une immense voûte de vapeur d'eau. Les régions polaires furent brusquement plongées dans un état de gel intense les animaux qui se trouvaient dans cette région ou tout près périrent gelés sur place. Ceux qui se trouvaient ailleurs furent ensevelis en très grand nombre, sous des amas de terre et des débris. Ces faits ne peuvent s'expliquer ni par une mort naturelle, ni par noyade normale, ni par la mort à la suite d'une maladie. Ils ne deviennent compréhensibles que dans la perspective d'un déluge universel, accompagné d'un changement de climat quasi instantané."&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;- Le déluge localisé.&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;En mai 1998, une campagne océanographique franco-roumaine sillonnait les plateaux roumains et ukrainiens ainsi que les fonds marins à la recherche des origines de la mer Noire... Des origines qui pourraient bien remonter au déluge.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le but de ces travaux est de confirmer ou d'infirmer la thèse développée en 1997 par les deux américains William Ryan et Walter Pitman. Selon eux la mer Noire, qui n'était en fait qu'un lac, devint une mer lorsque la barrière du Bosphore céda il y a 7500 ans.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Avant cette ouverture, le niveau de l'eau en mer Noire était 100 mètres au-dessous du niveau actuel. C'était alors le plus grand lac du monde.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De l'autre côté du Bosphore, en mer égée, la fonte de la calotte glaciaire augmentait régulièrement le volume d'eau, si bien qu'un jour, il y a 7500 ans, le Bosphore céda. Et la mer Méditerranée vint brutalement envahir la mer Noire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour percer à jour ce secret, les scientifiques prélèvent des échantillons de sédiments accumulés au fond de l'eau depuis des millions d'années. De ces carottes, ils peuvent déterminer les montées et les reflux des eaux et dater ces mouvements grâce au carbone 14. Au total 38 carottes seront prélevées entre 15 et 2200 mètres de profondeur.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est ainsi que les scientifiques ont prouvé la présence de coquillages et de fossiles d'animaux d'eau douce datant de 7000 ans. Après cette date, les éléments d'eau douce semblent avoir brutalement disparus des fonds de la mer Noire, pour laisser la place à des mollusques et autres coquillages de mer.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Grâce à un matériel adapté (sondeur multi-faisceaux, capteurs sismiques, hydrophones et canon à air) cette campagne océanographique a aussi permis d'obtenir une image très précise et en 3 dimensions des fonds sous-marins.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les scientifiques cherchaient aussi à repérer sous l'eau, l'existence d'anciens rivages. Si c'était le cas cela prouverait que l'eau de la mer Noire serait montée progressivement. En effet quand elle monte doucement, la mer marque le littoral de traces successives. Sinon on peut imaginer qu'il y a eu une gigantesque inondation.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Encore une fois les résultats des recherches abondaient dans le sens de Ryan et de Pitman : La cartographie des fonds sous-marins a dévoilé les rives noyées du lac disparu sans montrer la trace de rivages successifs. Elle confirme également la présence d'une grande entaille au fond de la mer Noire qui aurait pu être creusée par un énorme flot d'eau déversé d'un seul coup.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour se représenter l'ampleur de la catastrophe, les deux géologues la comparent à la rupture d'un barrage géant libérant des forces 400 fois plus importantes que celles générées par les chutes du Niagara.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'origine de la mer Noire n'est-elle pas l'événement déclencheur du mythe du déluge de Noé? On peut le penser... Mais pourra t-on jamais en être sûr ?&lt;/p&gt;&lt;div class="image"&gt; &lt;img src="http://www.paranormal-fr.net/dossiers/images/deluge-3.png" alt="Déluge : Peinture à l'huile sur toile de Théodore Géricault." /&gt;&lt;br /&gt;Peinture à l'huile sur toile de Théodore Géricault.&lt;/div&gt;&lt;h3&gt;- Planète X.&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Jusqu'ici la plupart des experts estimaient que le phénomène de la montée des eaux avait été causé par une catastrophe naturelle planétaire, imputable à la fonte des calottes glaciaires des pôles et survenu à la fin de la dernière ère glaciaire. Mais la brutale fonte des glaces et l'intense activité volcanique qui marquèrent cette période, à quoi devait-on les attribuer ? Comment expliquer la soudaineté qui caractérisa ce bouleversement, notamment l'énorme pression qui s'exerça alors sur l'écorce terrestre ? Confrontant ses analyses à des travaux d'experts, Zecharia Sitchin pense que la seule force capable de provoquer des bouleversements de cette ampleur est celle produite par un corps céleste de grande taille passant à proximité de la Terre. Et Sitchin a retrouvé trace d'un tel événement cosmique dans les chroniques d'anciennes civilisations.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En traduisant l'Enuma Elish, texte sacré babylonien datant de 4000 ans avant J.-C., Sitchin découvrit que le dieu Marduk correspondait à une planète connue des Sumériens sous le nom de Nibiru . Un passage de l'Enuma Elish, dont on pense qu'il fut inspiré au babyloniens par un récit sumérien antérieur, frappa particulièrement Sitchin : "Lorsque les sages prononceront le mot : Déluge, alors viendra le dieu Nibiru, le héros, la planète à quatre têtes (lunes). Ce sera le retour du dieu dont l'arme est la tempête et le déluge." Sur la base de la description du "dieu" Nibiru fait par le texte babylonien, Sitchin chercha à quel astre il pouvait correspondre. Il apprit alors l'existence de la planète X.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sachant que l'attraction lunaire, par exemple, est à l'origine du phénomène des marées, Sitchin se demanda donc si le passage de la planète X, alias Nibiru, aurait pu déclencher le déluge. C'est en théorie possible. Sous l'effet de l'immense force d'attraction exercée par un astre, sans doute de grande taille, passant à proximité de la Terre, les eaux du globe pourraient se soulever, puis refluer vers l'éloignement de ladite planète... Déposant ici et là les restes de faune et de flore dont on a découvert des traces inexplicables dans différentes régions du monde.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'orthodoxie scientifique n'a guère manifesté d'enthousiasme pour les recherches de Sitchin. On ne retrouve aucun reste humain parmi les gisements fossiles sur lesquels Sitchin s'appuie pour expliquer un cataclysme survenu à la fin de la dernière période glaciaire. L'hypothèse d'un déluge ayant anéanti l'espèce humaine paraît donc avoir bien peu de fondements scientifiques. Est-ce que certains savants fascinés par les mythes, n'accordent-ils pas trop de crédit à des textes imprégnés d'allégories poétiques plus que de rigueur scientifique ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La liste n'est pas exhaustive, mais il y a tellement d'opinions et de "certitudes" de toutes les personnes scientifiques, religieux, etc...qui forces preuves sont en possession de la vérité, leur vérité, qu'on n'en finirait pas d'énumérer toutes les versions du Déluge.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Partout dans le monde&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;La tradition du Déluge est persistante dans de nombreuses nations de part le monde :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;INDE&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un mythe similaire est connu en Inde. Absent dans le Véda , le mythe du Déluge est attesté pour la première fois dans le Satapatha Brahmana (I, VIII, 1), rituel rédigé probablement au VIIe siècle avant J.-C. :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Résumé: Un poisson avertit Manu de l'imminence du Déluge et lui conseille de construire un bateau. Lorsque la catastrophe éclate, le poisson tire le bateau vers le nord et l'arrête près d'une montagne. C'est là que Manu attend l'écoulement des eaux. à la suite d'un sacrifice, il obtient une fille, et de leur union descend le genre humain.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans la version transmise par le Mahabharata, Manu est un ascète et il embarque avec lui "sept sages". Dans le Bhagavata Purana (VIII, XXIV, 7 sq.), le roi-ascète Satyavrata est averti de l'approche du Déluge par Hari (Vishnu) qui a pris la forme d'un poisson.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;IRAN&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En Iran, la fin du monde est consécutive à un déluge résultant de la fonte des neiges accumulées pendant un terrible hiver. Ahura Mazdâ conseille à Yima, le premier homme, qui est aussi le premier roi, de se retirer dans une forteresse. Yima prend avec lui les meilleurs parmi les hommes et les différentes espèces d'animaux et de plantes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;GRECE&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le Déluge met fin à l'âge d'or, qui ne connaissait ni la vieillesse ni la mort. En Grèce, c'est Prométhée qui avertit son fils, Deucalion, que Zeus a décidé l'anéantissement des hommes de l'âge du bronze. Deucalion s'échappe avec sa femme dans une arche (Apollodorus, Bibliotheca , I, VII, 2).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;AUSTRALIE&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les versions recueillies en Australie parlent d'une grenouille géante qui avait absorbé toutes les eaux. Souffrant de la soif, les animaux décidèrent de faire rire la grenouille. En voyant l'anguille se tordre, la grenouille éclata de rire et les eaux s'écoulèrent de sa bouche, provoquant le Déluge.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;AMERIQUE&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chez les tribus de l'Amérique du Sud, le Déluge est provoqué généralement par un des jumeaux mythiques qui, frappant la terre de son talon, fait jaillir les eaux souterraines. En Amérique centrale et en Amérique du Nord, les versions du Déluge sont assez nombreuses : la catastrophe est produite soit par des inondations soit par des pluies.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Autres traditions&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le mythe du Déluge se rencontre chez certaines peuplades autochtones de l'Inde (Bhils, Mundas, Santals, etc.), chez les Lepchas de Sikkim et en Assam. Il est encore plus répandu dans l'Asie du Sud-Est, en Mélanésie et en Polynésie.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;L'Arche en chiffres&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Ces calculs sont basés sur les dimensions de l'Arche données dans la Bible.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dieu dit à Noé : "Fais-toi une arche de bois de gopher(*); tu feras l'arche par loges, et tu l'enduiras de bitume par dedans et par dehors. Et voici comment tu la feras : La longueur de l'arche sera de trois cents coudées, sa largeur de cinquante coudées, et sa hauteur de trente coudées. Tu feras une fenêtre à l'arche, et tu l'achèveras à une coudée par en haut; et tu mettras la porte de l'arche sur son côté; tu la feras avec un étage inférieur, un second, et un troisième." (Genèse 6:14-16)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(*) Gopher : &lt;i&gt;Espèce de bois de cèdre ou de cyprès extrêmement résistant à l'eau.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La plupart des érudits croient qu'une coudée représentait environ 46 centimètres, de sorte que l'arche devait avoir 137 mètres de long sur 23 mètres de large et 14 mètres de haut.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'arche de Noé aurait le plus grand bateau jamais construit, jusqu'à ce que, à la fin du 19e siècle, les hommes se mettent à construire de gigantesques navires en acier. L'arche était 6 fois plus longue que large, ce qui est excellent pour la stabilité en haute mer. Les constructeurs navals disent qu'il était pratiquement impossible qu'elle chavire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'arche comprenait en tout 9 290 m2 d'espace disponible, ce qui équivaut à la superficie de plus 20 stades de basket-ball. Son volume total était de 42 960 m3 soit la capacité de 569 wagons de marchandise. La question est maintenant de savoir combien d'animaux vivant sur terre devaient être pris dans l'arche pour survivre au déluge.&lt;/p&gt;&lt;div class="image"&gt; &lt;img src="http://www.paranormal-fr.net/dossiers/images/deluge-4.png" alt="Déluge : Représentation de l'arche." /&gt;&lt;br /&gt;Représentation de l'arche.&lt;/div&gt;&lt;h3&gt;Transporter les animaux&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Selon Ernest Mayr, le plus grand expert américain en matière de classification, il existe plus d'un million d'espèces d'animaux dans le monde. Toutefois, la majorité de ces espèces pouvaient survivre dans l'eau et il n'était pas nécessaire de les faire entrer dans l'arche. Noé n'avait pas à s'occuper des 21'000 espèces de poissons et des 1700 tuniciers; ni des 600 espèces d'échinodermes, y compris les étoiles de mer ni des 107'000 mollusques, tels que les moules, les palourdes et les huîtres; ni des 10'000 coelentérés comme les coraux, les anémones de mer et les méduses; ni, enfin, des 30'000 protozoaires, qui sont des créatures unicellulaires microscopiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De plus, plusieurs mammifères sont aquatiques : par exemple, les baleines, les phoques et les marsouins. Nul besoin d'inclure les amphibies, ni tous les reptiles, les tortues de mer, les caïmans et les crocodiles. D'autres part, un grand nombres d'arthropodes, dont on compte 838'000 espèces, comme les langoustes, les crevettes, les puces aquatiques et les crabes, sont des créatures marines, et il y a peu d'insectes parmi les arthropodes. De même, un grand nombre des 35'000 espèces de vers ainsi que beaucoup d'insectes ont pu survivre hors de l'arche. Mais soyons généreux et ajoutons tant soit peu à ce nombre, en tenant compte des espèces disparues et pour ajouter une certaine marge pour satisfaire les sceptiques : supposons qu'il y avait 50'000 animaux dans l'arche.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Supposons que l'animal moyen avait la grandeur d'une brebis. Or, un wagon de marchandise moyen à deux ponts peut contenir 240 de ces animaux. Donc trois trains tirant 69 wagons chacun suffiraient pour transporter les 50'000 animaux, ce qui ne représenterait que le 37% de la capacité de l'arche. Il resterait 361 wagons, soit 5 trains de 72 wagons chacun pour transporter toute la nourriture et les bagages, plus la famille de Noé, qui comptait huit personnes. Il y avait donc beaucoup de place dans l'arche.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Etait-il possible à Noé de construire l'arche, seul avec ses 3 fils ?&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;La Bible nous dit que Noé était âgé de 500 ans quand il reçut de Dieu l'ordre de construire l'arche. 2 ans plus tard (Genèse 11:10), naissait son fils aîné Sem, puis Cham, puis Japhet (Genèse 5:32). Enfin, 100 ans plus tard, à l'âge de 600 ans, Noé reçut l'ordre de rentrer dans l'arche achevée avec sa famille (Genèse 7:6).&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;100 années étaient-elles suffisantes pour construire cette arche ?&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Voici le calcul moyen qu'a réalisé un artisan charpentier professionnel.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour une arche de bois de 137 mètres de long, par 14 mètres de haut et 23 mètres de large, en comptant les 3 planchers des étages et le toit, il faut disposer de 51'238 mètres linéaires de bois (poutres d'un diamètre moyen de 45 cm, section carrée de 32 cm).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ces 51'238 mètres linéaires représentent une forêt sur pied de 3740 arbres d'au moins 15 à 20 mètres de haut. Dans chaque arbre, on taille une poutre de 13,70 mètres de longueur en moyenne.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le cubage total de bois à travailler est de 9668 m3 de bois rond.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Avec les méthodes traditionnelles de l'époque de Noé (scies et haches seulement), 3 ou 4 hommes (Noé et ses 3 fils en l'occurrence) pouvaient réussir à traiter au minimum 1 arbre entier en 8 jours (2 jours pour l'abattre, l'élaguer et le débonder, 3 jours pour l'écorcer et l'équarrir, 3 jours pour la manutention sur le chantier, le taillage et la mise en place.)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Selon ce calcul moyen, à raison de 6 jours de travail par semaine, sur une période de 1 200 mois (soit 100 années), 3 ou 4 hommes auraient effectivement réussi à traiter 3'740 arbres. Sachant que Noé a pu travailler avec ses 3 fils, qu'en outre ils étaient dotés d'une force physique supérieure à la nôtre (Noé vécut 950 ans - Genèse 9:29, Sem 600 ans - Genèse 11:11), il est plausible à 100 % que Noé ait réussi sa mission seul avec sa famille (et même en moins de temps que 100 années !).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Certains soulèvent également la difficulté de rassembler deux spécimens de chaque espèce et de les faire entrer dans l'arche. Toutefois, le récit de la Genèse nous dit que c'est Dieu qui rassembla les animaux et qui les fit entrer vers Noé deux par deux dans l'arche.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Où se trouve l'Arche ?&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Le septième mois, le dix-septième jour du mois, l'arche s'arrêta sur les montagnes d'Ararat. (Genèse 8:4). On ne peut plus explicite.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Qu'est-il arrivé avec cette arche dont la Bible nous raconte qu'elle fut construite par Noé sous les instructions de Dieu pour échapper à la destruction ? Eh bien, elle existe toujours et elle repose dans une région presque inaccessible connue de l'homme depuis des millénaires.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans les cols enneigés du mont Ararat, en Arménie, repose aujourd'hui enfouie dans le glacier de la montagne qui la garde jalousement, la seule relique qui a survécue au monde qui n'est plus : l'arche de Noé.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'histoire biblique de l'arche venant toucher le sol dans les monts de l'Ararat(*), a été crue dans l'ensemble du monde chrétien pendant presque deux mille ans et depuis plus longtemps dans d'autres civilisations encore plus anciennes : hébraïque, arménienne, syrienne, et mésopotamienne. Des auteurs de l'Antiquité et du Moyen-Age parlaient de l'arche de Noé sur le mont Arrarat, comme d'un fait accepté par tous. En effet, à cette époque, on pouvait facilement voir l'arche en grimpant assez haut. Parfois même, la silhouette noire de l'arche était visible de la plaine sur le fond blanc de la neige.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Parmi ces auteurs de l'Antiquité, épiphane de Salamine, allait même jusqu'à confirmer l'authenticité de sa foi dans les récits bibliques, par la présence de l'arche : "Aujourd'hui encore, on montre les restes de l'arche de Noé dans le pays des Kurdes."&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un autre auteur, du 3e siècle av. J.-C., Bérossus le babylonien, nous informe que les gens escaladaient la montagne jusqu'à l'arche, et en grattaient les parois extérieures pour recueillir des plaques de poix (une substance résineuse qui recouvrait le bateau en entier).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le texte biblique en effet, nous précise que Dieu, lorsqu'il donna des instructions à Noé pour la construction de l'arche, lui dit : "Tu feras l'arche avec des loges, et tu l'enduiras de poix en dedans et en dehors." (Genèse 6:14).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un historien juif du premier siècle bien connu, Flavius Joseph, était lui aussi convaincu que la présence de l'arche était vraie et réelle. Il note, dans l'un de ses écrits, que le nom d'une ville proche de la montagne, Nakhchevan, veut dire en arménien "lieu d'accostage" (l'Ararat se trouve en Arménie) ; et il ajoute : "Car c'est là que l'arche a touchée terre. Les arméniens en montrent des reliques jusqu'à ce jour."&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Marco Polo, ce voyageur italien infatigable, nous a laissé cette réflexion sur son passage à travers l'Arménie, et cela au 13e siècle ap. J.-C. : "Et vous devriez savoir que dans ce pays d'Arménie, l'arche de Noé repose toujours au sommet d'une haute montagne si constamment couverte de neige, que personne ne peut l'escalader. La neige ne fond jamais, à chaque chute elle devient plus profonde."&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En effet, le glacier de la montagne en certains endroits, a présentement atteint une épaisseur variant de 30 à 50 mètres. Et il est ainsi fort possible que l'épave de l'arche soit enfouie à l'intérieur de cette masse énorme de glace, ou même dans l'une ou l'autre des énormes crevasses qui se forment de temps à autre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au mois de mai 1883, un séisme a ouvert une partie de la montagne et a dégagé l'arche. Des fonctionnaires de la Turquie venus dans cette région pour évaluer les dégâts commis par le séisme, ont pu très bien voir une partie du bateau.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Elle fut également repérée en 1916 par deux aviateurs russes. En 1949, plusieurs pilotes américains stationnés sur une base d'aviation en Turquie, purent très bien voir l'arche. Entre 1950 et 1970, beaucoup d'expéditions ont été organisées pour explorer le mont Ararat. De nombreux alpinistes, voulant escalader la montagne, sont morts ou ont tout simplement disparus ; car, les dangers qui entourent l'escalade de cette montagne sont nombreux : les avalanches imprévisibles, les orages, les chutes de pierres, la neige et la glace, des fissures qui s'ouvrent tout à coup dans la glace. On comprend donc plus facilement pourquoi ces tentatives pour atteindre l'arche ont souvent été sans résultats !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Toutefois, l'un d'entre eux, un alpiniste français, Fernand Navarra, à force de persévérance et de courage a vu ses efforts récompensés. Il dû s'y prendre à 3 reprises ( 1952, 1953, et 1955) avant de découvrir finalement, en creusant dans la neige très haut dans la montagne en 1955, des morceaux de poutres en bois sculpté. Un test de contrôle au carbone 14 et plusieurs analyses scientifiques dans différents laboratoires européens, le data de 4000 à 5000 ans, précisément à l'époque du Déluge selon la science et selon la Bible. Le 31 juillet 1969 à 11 heures 15, avec l'équipe américaine "Search", Fernand Navarra découvrit à nouveau du bois provenant de l'arche. Celui-ci publia un compte-rendu de ses premières découvertes dans un volume intitulé "J'ai Touché L'arche De Noé", paru en 1956.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En 1974, Harold Cumming publia une photographie prise par un satellite de la Technologie Des Ressources Terrestres (ERTS), à 720 km au-dessus du mont Arrarat. Le cliché montrait un objet non identifié sur le flanc de la montagne. D'après le sénateur Frank Moss, qui était à cette époque président du comité sénatorial pour les questions spatiales, l'objet avait sensiblement la taille et la forme de l'arche de Noé.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(*) Ararat, mont ou Grand Ararat (en arménien Masis ; en turc Büyük ou Agridagi ; en persan Koh-é Nuh) : &lt;i&gt;Massif volcanique situé à l'extrême est de la Turquie, près de la frontière avec l'Arménie et l'Iran. Excepté au nord-ouest, où un éperon de 2130 mètres fait sa jonction avec un autre massif, l'Ararat, complètement isolé, est entouré de hautes plaines s'élevant entre 760 et 1370 mètres. à partir de 2680 mètres, le massif se sépare en deux, le Grand Ararat (5165 mètres) et le Petit Ararat (3914 mètres). Le Grand Ararat est couvert de neiges éternelles au-dessus de 4300 mètres.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Conclusions&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Bien malin celui qui peut retrouver le chemin de la vérité dans cet amalgame de légendes et de théories diverses. Qui détient la vérité, où se trouve l'Arche, peut-être ne le saurons-nous jamais. Si Déluge il y a eut, si l'humanité à été engloutie, où se trouvent les ossements de tous ces êtres humains anéantis par le cataclysme ? Nous aurions dû retrouver des amoncellements de restes de ces malheureux emportés par les flots rageurs.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6942167815268827621-4267350929506288167?l=lemondedelimaginaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/feeds/4267350929506288167/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6942167815268827621&amp;postID=4267350929506288167' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/4267350929506288167'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/4267350929506288167'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/2008/08/dluge-larche-de-nodes-mystre.html' title='Déluge ,l&apos;Arche de Noé....Des Mystère'/><author><name>Gorgonne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06624535073995817635</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_D7rpzihgg6Q/SKWqNseHc0I/AAAAAAAAAAg/zu0SoG0G6pw/S220/dyn004_original_400_560_gif_48265_6928b894d9dc918fb8590b4879ca9fe1.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6942167815268827621.post-7951136850685236805</id><published>2008-08-24T18:44:00.001-04:00</published><updated>2008-08-24T18:47:24.478-04:00</updated><title type='text'>Nikola Tesla , un génie oublié</title><content type='html'>&lt;h1 class="entry-title"&gt;Nicolas Tesla, un génie oublié&lt;/h1&gt;     &lt;p class="soustitre"&gt;1856-1943&lt;/p&gt;                                                                          &lt;dl class="spip_document_46233 spip_documents spip_documents_right" style="float: right;"&gt;&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.amessi.org/?action=acceder_document&amp;amp;arg=46233&amp;amp;cle=64795d1e49f0c2b1087679eaae78a72f&amp;amp;file=gif%2Ftesla_portret-2.gif" title="GIF - 181.5 ko" type="image/gif"&gt;&lt;img src="http://www.amessi.org/local/cache-vignettes/L112xH170/tesla_portret-2-ecd7d-1219591049.png" alt="GIF - 181.5 ko" style="height: 170px; width: 112px;" width="112" height="170" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Qui hormis les physiciens connaît Nicolas Tesla ? Sans ce génie  scientifique, la plupart de nos innovations technologiques n’auraient pas  exister, et pourtant qui est-il ? Quelles sont donc ces découvertes ? Que sont les bobines tesla ? A vous de le découvrir...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.amessi.org/cf3fefe8f61175409737ec1a390d5150.img" style="max-width: 500px; max-height: 100000px;" align="left" border="0" /&gt;Né dans la nuit du 9 au 10 juillet 1856, à minuit précis, en Autriche-Hongrie, ce prix Nobel et auteur de plus de 900 brevets traitant de nouvelles méthodes pour aborder la conversion de l’énergie, détenteur de quatorze doctorats des universités du monde entier et maîtrisant 12 langues, mourut triste et oublié le 7 janvier 1943... Et pourtant il fut un incontournable scientifique comme en témoigne B. A. Behrend, président du American Institute of Electrical Engineers  : &lt;i&gt;" Si nous devions saisir et éliminer de notre monde industriel les résultats des travaux de monsieur Tesla, les roues de l’industrie s’arrêteraient, les trains seraient immobilisés, nos villes seraient jetées dans la pénombre et nos usines seraient mortes [... ]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;i&gt;Son nom marque une époque dans l’avancement de la science électrique. De ce travail jaillit une révolution "&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’est-ce pas impressionnant de voir à quel point notre quotidien dépend de cet  homme ?&lt;br /&gt;Mais pourquoi un génie comme tesla n’est-il pas rester dans l’histoire alors que  sa contribution à la science fut décisive et essentielle ? Parce que tesla, bien  que génie, fut un bien piètre homme d’affaire, un très mauvais entrepreneur qui  n’eu que peu de chance !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6942167815268827621-7951136850685236805?l=lemondedelimaginaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/feeds/7951136850685236805/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6942167815268827621&amp;postID=7951136850685236805' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/7951136850685236805'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/7951136850685236805'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/2008/08/nikola-tesla-un-gnie-oubli.html' title='Nikola Tesla , un génie oublié'/><author><name>Gorgonne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06624535073995817635</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_D7rpzihgg6Q/SKWqNseHc0I/AAAAAAAAAAg/zu0SoG0G6pw/S220/dyn004_original_400_560_gif_48265_6928b894d9dc918fb8590b4879ca9fe1.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6942167815268827621.post-6884760199287504092</id><published>2008-08-24T18:42:00.000-04:00</published><updated>2008-08-24T18:44:35.941-04:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;h1 class="entry-title"&gt; Nikola Tesla, inventeur de rêves &lt;/h1&gt;                                &lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;abbr class="published" title="2005-03-28T22:00:00Z"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/abbr&gt;&lt;span class="vcard author"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;                                           &lt;div class="chapo"&gt;&lt;p&gt;Le père du courant électrique alternatif et d’autres inventions clefs a souvent échoué à transformer ses idées visionnaires en réalisations concrètes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;    &lt;h3 class="spip"&gt; Nikola Tesla, inventeur de rêves&lt;/h3&gt; &lt;p&gt; W. Bernard Carlson - est historien des sciences et professeur à l’École d’ingénierie et de sciences appliquées de l’Université de Virginie, aux États-Unis.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Ce jour de mai 1899, quand les membres du Club de commerce de Chicago arrivent pour écouter la conférence du célèbre ingénieur électricien Nikola Tesla, ils sont étonnés de découvrir un lac artificiel au milieu de la salle. Chacun sait pourtant que Tesla, l’homme qui a inventé le courant alternatif et qui a amené l’électricité dans les foyers et sur les lieux de travail, est maître dans l’art de la mise en scène. Six ans plus tôt, durant l’exposition colombienne de Chicago, l’ingénieur a ébahi son auditoire en s’infligeant des chocs électriques de 250 000 volts. Cette fois, le public se demande ce que Tesla va faire de ce lac où flotte un bateau miniature de deux mètres de longueur.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Brusquement, l’esquif se met de lui-même en mouvement en faisant clignoter ses lumières. Du bord du lac, Tesla manie une télécommande qui envoie des ordres au bateau par le biais d’ondes invisibles. La foule est médusée. L’inventeur invite des membres de l’auditoire à lui proposer des ordres. À l’aide de son transmetteur sans fil, Tesla exécute les manœuvres demandées. Les hostilités entre les États-Unis et l’Espagne viennent de prendre fin, et l’audience est impressionnée par l’idée de Tesla d’armer un navire rempli de dynamite pour le diriger à distance vers un vaisseau ennemi. C’était, avec un siècle d’avance, l’ébauche du missile guidé.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;En dépit de sa démonstration spectaculaire, Tesla ne fit jamais de son bateau télécommandé une arme opérationnelle. Cet échec est caractéristique d’un trait récurrent qui a marqué sa vie : un profond idéalisme, qui tenait rarement compte des contingences matérielles et financières. Tout au long de sa carrière, Tesla s’est démené pour trouver le principe d’inventions révolutionnaires. Après avoir eu une bonne idée, il était prêt à la breveter et en faire la démonstration, mais il laissait souvent à d’autres le soin laborieux de mettre au point un produit commercialisable. Au fil de sa carrière, le célèbre inventeur eut de plus en plus de difficultés à persuader les banques de l’aider dans la commercialisation. Il devint ainsi de plus en plus déçu et marginalisé.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Tesla naît le 10 juillet 1856 dans une famille serbe vivant à la frontière de l’empire austro-hongrois, dans l’actuelle Croatie. À la fin de l’adolescence, voulant devenir ingénieur, il intègre l’École polytechnique Joanneum de Graz, en Autriche, et découvre avec enthousiasme la physique dans les cours de Jacob Poeschl en 1876 et 1877. Durant ces cours, Tesla commence à réfléchir à ce qui sera sa plus remarquable invention : le moteur à courant alternatif.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Un jour, il observe son professeur en train d’essayer de contrôler les étincelles produites par le commutateur d’un moteur à courant continu. Des balais en fils de cuivre doivent en effet frotter sur la partie mobile, le rotor, afin de l’alimenter en inversant le sens du courant deux fois par tour, de sorte que la force induite par le passage du courant dans le champ magnétique de la partie fixe, le stator, change de sens au passage à l’horizontale et continue à faire tourner le rotor. Tesla suggère qu’il est possible de mettre au point un moteur sans commutateur. Agacé par cette audace, Poeschl discourt sur l’impossibilité de créer un tel moteur, en concluant : « Monsieur Tesla fera peut-être de très grandes choses, mais il ne parviendra [...] jamais à faire cela. » Cette mise en garde ne fait qu’attiser l’ambition du jeune homme. Tesla s’attelle immédiatement à la conception d’un moteur ne faisant pas d’étincelles, tout en poursuivant ses études à Graz, puis à Prague.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un visionnaire des moteurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;En 1881, il se rend à Budapest, espérant travailler pour des amis de la famille, Tivadar et Ferenc Puskas. Tivadar est un entrepreneur ambitieux qui a persuadé Thomas Edison de lui concéder les droits commerciaux pour introduire ses inventions en Europe continentale. Les frères Puskas ont pour objectif la construction d’un commutateur téléphonique à Budapest en utilisant la technique d’Edison. Ils ne peuvent malheureusement pas l’embaucher dans l’immédiat, et, pendant qu’il patiente, Tesla tombe gravement malade. Il ne recouvre la santé que grâce à un ami d’université, Anthony Szigeti, qui l’aide à marcher chaque soir pour récupérer ses forces.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;C’est pendant l’une de ces promenades que vient à Tesla une brillante idée : utiliser un champ magnétique tournant pour son moteur, ce qui est en rupture totale avec l’habitude. L’intuition du jeune Serbe est d’inverser la pratique usuelle : plutôt que d’inverser le sens du courant dans le rotor, il suffit de faire alterner le champ magnétique dans le stator. Dans cette configuration, un commutateur, qui engendre des étincelles, est inutile. Tesla a compris que si le champ magnétique du stator tourne, il induira un champ électrique en réaction dans le rotor, champ qui entraînera la rotation de celui-ci. Il imagine qu’un tel champ magnétique peut être obtenu en remplaçant le courant continu par du courant alternatif, mais il ignore comment réaliser ce tour de force.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Durant les cinq années suivantes, Tesla acquiert les connaissances pratiques indispensables à la réalisation de son moteur. Après avoir aidé les frères Puskas à construire leur commutateur téléphonique à Budapest, il s’installe avec Tivadar à Paris, où ils vont tous deux travailler pour la Société Edison à l’installation de systèmes d’éclairage à lampe incandescente. En 1884, Tesla part pour New York travailler au sein d’Edison Machine Works. Il n’a cependant que peu de contacts avec l’inventeur de renom. Un jour, il arrive presque à faire part à Edison de son idée de moteur : « C’était à Coney Island, et j’étais sur le point de le lui expliquer quand quelqu’un est venu lui serrer la main. Ce soir-là, [...] ma volonté de ne pas parler ouvertement de mon moteur a repris le dessus. » Quelques mois plus tard, après avoir achevé la conception d’un système d’éclairage par arc électrique, il se voit refuser une prime et démissionne.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;De la misère à la richesse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Tesla est rapidement recruté par deux entrepreneurs du New Jersey, Benjamin Vail et Robert Lane, qui l’encouragent à breveter son système d’éclairage afin qu’ils puissent le commercialiser. Tesla cède le brevet au duo en pensant qu’ils vont développer l’appareil et concurrencer Edison. Vail et Lane estiment cependant que la véritable opération juteuse est la gestion du parc d’éclairage. Aussi, quand Tesla termine l’installation du système d’éclairage local, ses associés se séparent de lui. Sans ressource après cette trahison, Tesla en est réduit à faire du terrassement pour vivre. En dépit d’une année éprouvante, il rassemble assez d’énergie pour déposer en mars 1886 un brevet de moteur thermomagnétique, un système novateur ayant comme source de mouvement des aimants chauffés et refroidis. Son contremaître de chantier le présente à un avocat astucieux, Charles Peck. Intrigué par le concept du moteur thermodynamique, Peck propose de financer la recherche de Tesla. Comme ce n’est pas un expert en technique, il invite Alfred Brown, un responsable de la Western Union, à se joindre à lui dans cet effort. Peck et Brown louent pour Tesla un laboratoire à Manhattan, où l’inventeur se consacre initialement au développement du moteur thermomagnétique. Cependant, ce concept se révèle finalement infructueux, et Peck le pousse à améliorer les moteurs à courant alternatif.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Poursuivant l’idée qu’il a eue à Budapest, Tesla teste l’introduction de plusieurs courants alternés dans un même moteur, alors que ses concurrents utilisent un courant alternatif unique. En septembre 1887, Tesla réussit à produire un champ magnétique tournant en envoyant deux courants alternatifs séparés dans des bobines situées de part et d’autre du stator (voir l’illustration ci-contre). En langage moderne, les deux courants sont déphasés de 90 degrés et induisent des champs perpendiculaires dont la résultante est un champ tournant de norme constante. Enthousiasmé, Tesla soumet plusieurs brevets qui couvrent le principe de la mise en rotation d’un champ magnétique. Il y introduit l’idée que le courant alterné multiphasé pourrait transmettre de l’électricité sur des distances considérables sans perte notable d’énergie, une notion qui va devenir importante par la suite.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Quand il devient clair que le moteur à courant alternatif de Tesla est vraiment prometteur, ses commanditaires commencent à réfléchir à sa promotion. Peck et Brown projettent de vendre le brevet de Tesla au plus offrant, plutôt que de se lancer dans la fabrication de moteurs. À cette fin, ils organisent une conférence devant l’Association américaine des ingénieurs en génie électrique en mai 1888. La prestation de Tesla reçoit une publicité considérable dans les journaux spécialisés et attire rapidement l’attention de George Westinghouse, qui a fait fortune en développant des aérofreins et des systèmes de signalisation pour les transports ferroviaires.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;À cette époque, les compagnies d’éclairage envisagent de passer du courant continu au courant alternatif, car celui-ci peut être transporté sur des distances plus importantes à perte de puissance égale, ce qui accroît la clientèle potentielle. Alors qu’Edison se concentre sur la technique du courant continu, Westinghouse a fait le pari du courant alternatif, et Peck et Brown parviennent à le convaincre de payer une somme généreuse pour les brevets de Tesla. En juillet 1888, Westinghouse offre au groupe 25 000 dollars en espèces, et 50 000 dollars en titres et des royalties de 2,50 dollars par cheval-vapeur pour chaque moteur fabriqué. Tesla accorde généreusement cinq neuvièmes de ces revenus à ses deux investisseurs.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faire résonner l’énergie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Westinghouse espère propulser des tramways à l’aide des moteurs de Tesla. Celui-ci se rend à Pittsburgh pour adapter son invention à cette application particulière, mais il se retrouve bloqué par des difficultés techniques. Comme son moteur nécessite deux courants alternatifs et quatre fils d’alimentation, on ne peut pas simplement l’intégrer à une infrastructure conçue pour du courant monophasé ; il faut rajouter des câbles dans le réseau. Bien que Tesla parvienne à développer des moteurs à deux fils, ces dispositifs fonctionnent mieux avec des courants alternatifs de fréquence inférieure à 50 hertz. Or, à cette époque, Westinghouse utilise un courant de 133 hertz, pour empêcher le clignotement des lampes à incandescence.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Les ingénieurs de Westinghouse finissent par résoudre ces problèmes en modifiant le moteur de Tesla. Ils développent un système fondé sur trois courants alternatifs de 60 hertz et déphasés. Westinghouse fait une démonstration spectaculaire de cette nouvelle technique en 1895 en construisant une centrale hydroélectrique près des chutes du Niagara, qui transmet l’électricité produite jusqu’à Buffalo, dans l’État de New York, 40 kilomètres plus loin. Le moteur alternatif de Tesla et le système triphasé constituent depuis lors les fondements du réseau de distribution d’électricité en Amérique du Nord.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Tesla perd cependant patience et quitte Westinghouse bien avant la mise en service de la centrale de Niagara. Il a inventé le bon moteur à courant alternatif, mais il ne souhaite pas en approfondir les détails. Avec ses royalties, Tesla monte un nouveau laboratoire à New York en 1889. Pour attirer l’attention du public et de nouveaux investisseurs, il cultive son image de génie excentrique. Comme pour Edison 20 ans plus tôt, les journalistes affluent vers son laboratoire dans les années 1890 pour faire des reportages sur ses découvertes ou ses déclarations sensationnelles.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Alors qu’il cherche à mettre au point une technique d’éclairage par arc dans un réseau à courant alternatif, Tesla se trouve face à un nouveau cheval de bataille, les phénomènes électriques à haute fréquence. Si l’on peut construire un moteur en utilisant un courant alternatif à 60 hertz, qu’est-il possible de réaliser avec un courant de 10 000 hertz ? Reprenant les éléments de base - bobines magnétiques à induction, résistances et condensateurs -, il les combine dans des configurations différentes afin de produire des courants de haute fréquence.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L’inventeur s’investit dans cette quête durant les 15 années suivantes. En assimilant le condensateur à un réservoir de stockage et une bobine magnétique à un ressort, Tesla se rend compte qu’un circuit correctement agencé peut amplifier un signal électrique et en augmenter la fréquence et le voltage. Il construit sur la base de cette idée un « amplificateur magnétique » gigantesque nommé aujourd’hui bobine de Tesla, qui produit des étincelles de plus de 40 mètres de longueur (voir la figure 3). Tesla comprend aussi qu’il peut tirer parti du phénomène de résonance entre la fréquence des ondes électromagnétiques et celle d’un circuit électrique pour bien capter des signaux radio. En dotant un circuit émetteur d’une induction et d’une capacité particulières, on engendre un signal à la fréquence souhaitée ; inversement, en faisant varier la capacité du circuit récepteur à l’aide d’un condensateur variable, on ajuste sa fréquence propre, qui doit être en résonance avec celle du signal émis pour une réception optimale.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;En approfondissant l’idée de résonance, Tesla conduit en parallèle des recherches fructueuses dans les domaines de l’éclairage, de la communication et de la distribution de l’énergie sans fil. En cherchant à développer une lampe à haute fréquence pour remplacer les lampes à incandescence d’Edison, l’inventeur crée non seulement les précurseurs de nos lampes fluorescentes actuelles, mais note aussi que les tubes à vide peuvent détecter des ondes radio. Tesla ne poursuit cependant pas cette piste, et il faut attendre John Fleming et Lee De Forest pour que soient développés en 1904 les premiers tubes radio (ou lampes radio). Ayant perfectionné les circuits nécessaires à l’émission et à la réception d’ondes radio, Tesla les teste en utilisant des antennes suspendues à des ballons flottant au-dessus de son laboratoire. Mais, en mars 1895, alors qu’il commence à obtenir des résultats encourageants, son laboratoire est ravagé par un incendie, et tout son équipement et toutes ses notes de recherche partent en fumée.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Distribuer l’énergie par le sol&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Tesla reconstruit son laboratoire, mais il ne l’occupe que quatre années. Au printemps 1899, il construit un complexe au pied de Pikes Peak à Colorado Springs dans le Colorado. Là, l’inventeur s’attelle à ce qu’il pense être l’application la plus importante des ondes électromagnétiques : la distribution sans fil de l’électricité. À cette époque, toute l’Amérique est en train d’être reliée au réseau électrique. Les besoins en électricité semblent illimités. Tesla rêve de mettre un terme au développement du réseau de distribution aérien en transmettant sans fil à la fois l’électricité et les communications.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le nouveau projet de Tesla repose sur les résonances électriques. Comme les autres précurseurs de la transmission sans fil, il envisage la relation entre l’émetteur et le récepteur en deux temps. L’émetteur envoie d’abord une onde radio au récepteur par les airs, puis, comme les deux systèmes sont reliés à la terre, un courant passe en retour du récepteur vers l’émetteur à travers le sol. Mais au lieu de se concentrer sur le problème de la transmission des ondes radio dans l’atmosphère, Tesla étudie d’abord le courant terrestre de retour.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Pourquoi ne pas envoyer le signal de l’émetteur dans le sol et utiliser ensuite l’atmosphère comme circuit de retour ? Tesla pense qu’il est possible pour une station émettrice de puiser de l’énergie électromagnétique dans la croûte terrestre jusqu’à ce que la fréquence de résonance électrique de la planète soit atteinte ; puis, le globe entier vibrant à cette fréquence, le signal pourra être capté par des stations réceptrices dispersées sur la planète. Pour tester sa théorie, Tesla assemble plusieurs émetteurs amplificateurs à Colorado Springs, et se convainc qu’ils ont émis de l’énergie à travers tout le globe. Il s’imagine même que le signal a atteint Mars et qu’il a reçu un signal en retour de la part des Martiens !&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des turbines sans pales... et sans avenir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Convaincu que l’énergie peut être transmise dans tout le globe par le sol, il retourne à New York en 1900. Il est tellement sûr de son succès qu’il prend une suite au Waldorf Astoria où il écrit, pour le magazine Century, un traité de 60 pages intitulé Le problème des besoins énergétiques croissants de l’humanité. Ses efforts de promotion sont payants puisqu’en 1901, le magnat J. Pierpont Morgan investit 150 000 dollars dans son programme de distribution d’énergie sans fil. Tesla dilapide rapidement son avance, ne reculant devant aucune dépense pour équiper son nouveau laboratoire à Wardenclyffe au Nord de l’île de Long Island. En dépit du refus de Morgan de lui procurer plus de liquidités, et de l’absence de résultats, Tesla construit une antenne de 60 mètres de hauteur (voir ci-dessus). Toutefois, malgré ses relations dans l’élite argentée de New York, Tesla ne parvient pas à rassembler les fonds nécessaires pour continuer son projet, et il sombre dans la dépression.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Après s’être partiellement remis, Tesla espère rassembler des fonds pour reprendre son travail à Wardenclyffe en se penchant désormais sur le génie mécanique. Conscient que les centrales électriques remplacent les dispositifs à pistons des machines à vapeur par des turbines rotatives - toujours à vapeur - plus efficaces, il se penche sur un modèle de turbine sans pale totalement novateur (voir la figure 4). De la même façon que, dans le moteur à courant alternatif, le champ magnétique tournant entraîne le rotor, Tesla pense que la vapeur peut entraîner par frottement visqueux une série de disques fins d’acier, étroitement espacés le long de l’axe de la turbine, le couple de torsion dépendant de la vitesse du flot de vapeur. Ce phénomène n’est cependant notable qu’au-delà de 10 000 tours par minute, une vitesse bien trop élevée pour que les disques d’acier résistent.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Bien qu’il ne parvienne à convaincre personne de fabriquer ses turbines sans pale, il réussit à breveter un compteur automobile fondé sur le même principe. Pendant les deux décennies qui suivent, il vit grâce aux royalties de ce compteur de vitesse. Tesla écrit pendant ce temps des articles dans des magazines de vulgarisation où il spécule sur l’avenir de l’électricité et de la radio. Peu à peu, il tombe en dépression et devient un reclus itinérant, déménageant d’un hôtel à l’autre au gré de l’arrivée des factures.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Pour marquer les 75 ans de Tesla, en 1931, le magazine Time publie un article où l’inventeur disserte de l’intérêt d’envoyer un signal aux étoiles avec son « Teslascope » - un émetteur radio géant. Profitant de sa célébrité retrouvée, il tient des conférences de presse le jour de son anniversaire.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;À cette occasion, Tesla met en garde les journalistes sur le risque d’une guerre globale, et déclare que le désastre ne peut être évité qu’en développant une arme si puissante qu’elle maintiendrait l’équilibre de la terreur. Il suggère un canon à rayons ou à faisceau de particules capable de diriger une énorme énergie contre les unités ennemies.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Isolé, Tesla meurt le 8 janvier 1943&lt;/strong&gt;. Il laisse un héritage mitigé. &lt;strong&gt;D’un côté, il est reconnu comme le père du moteur à courant alternatif et, en 1956, le tesla est adopté comme unité internationale de mesure de l’intensité d’un champ magnétique. D’un autre côté, ses prédictions pittoresques l’ont conduit à devenir le saint patron des groupes ayant des croyances spirituelles ésotériques. Fascinés par la prétention de Tesla à dévoiler les secrets de l’Univers, ses fidèles prétendent que des personnalités influentes comme Edison ou Morgan ont conspiré pour l’empêcher de perfectionner ses inventions et de révolutionner le monde.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Théorie du complot mise à part, Tesla a apporté des contributions essentielles à l’ingénierie. Sa capacité à découvrir et à étudier des principes physiques fondamentaux fut sa plus grande force, mais aussi sa faiblesse. Trop souvent, Tesla était fasciné par la beauté des concepts au point de répugner à s’attarder sur les détails pratiques de ses inventions. L’eût-il fait, le monde moderne porterait bien plus sa marque.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6942167815268827621-6884760199287504092?l=lemondedelimaginaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/feeds/6884760199287504092/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6942167815268827621&amp;postID=6884760199287504092' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/6884760199287504092'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/6884760199287504092'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/2008/08/nikola-tesla-inventeur-de-rves-le-pre.html' title=''/><author><name>Gorgonne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06624535073995817635</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_D7rpzihgg6Q/SKWqNseHc0I/AAAAAAAAAAg/zu0SoG0G6pw/S220/dyn004_original_400_560_gif_48265_6928b894d9dc918fb8590b4879ca9fe1.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6942167815268827621.post-1006959586620936567</id><published>2008-08-24T18:36:00.000-04:00</published><updated>2008-08-24T18:42:01.090-04:00</updated><title type='text'>la voiture à énergie libre de Nikola Tesla</title><content type='html'>&lt;h1 class="entry-title"&gt;La voiture à énergie libre de Nikola Tesla. &lt;/h1&gt;                                &lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;abbr class="published" title="2006-08-21T22:00:00Z"&gt;mardi 22 août 2006&lt;/abbr&gt;, par  &lt;span class="vcard author"&gt;&lt;a class="url fn" href="http://www.amessi.org/admin"&gt;admin&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;                                           &lt;div class="chapo"&gt;&lt;p&gt;Au cours de l’été de 1931, le Dr. Nikola Tesla fit des essais sur route d’une berline Pierce Arrow haut de gamme propulsée par un moteur électrique à courant alternatif, tournant à 1.800 t/m, alimenté par un récepteur de l’énergie puisée dans l’éther partout présent.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Pendant une semaine de l’hiver 1931, la ville de Buffalo, au nord de l’état de New York, USA, fut témoin d’un événement extraordinaire. La récession économique, qui avait ralenti les affaires et l’industrie, n’avait cependant pas diminué l’activité grouillante de la ville. Un jour, parmi les milliers de véhicules qui sillonnaient les rues, une voiture de luxe s’arrêta le long du trottoir devant les feux à un carrefour. Un piéton observa cette toute nouvelle berline Pierce Arrow dont les coupelles de phares, d’un style typique de la marque, se fondaient joliment dans les garde-boue avant. L’observateur s’étonna de ce que, par cette fraîche matinée, aucune vapeur ne semblait jaillir du pot d’échappement ; il s’approcha du conducteur et, par la fenêtre ouverte, lui en fit la remarque. Ce dernier salua le compliment et donna comme explication que la voiture ne "possédait pas de moteur".&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;    &lt;dl class="spip_document_46232 spip_documents spip_documents_left" style="float: left;"&gt;&lt;dt&gt;&lt;a href="http://www.amessi.org/?action=acceder_document&amp;amp;arg=46232&amp;amp;cle=461074c6e375ff60ee5b14a39d81c08f&amp;amp;file=gif%2Ftesla_portret.gif" title="GIF - 181.5 ko" type="image/gif"&gt;&lt;img src="http://www.amessi.org/local/cache-vignettes/L112xH170/tesla_portret-0f955-1219590998.png" alt="GIF - 181.5 ko" style="height: 170px; width: 112px;" width="112" height="170" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;&lt;dt class="spip_doc_titre" style="width: 120px;"&gt;&lt;strong&gt;TESLA&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3 class="spip"&gt;&lt;strong&gt;La voiture à énergie libre de Nikola Tesla.&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.amessi.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-1190445542.gif" alt="-" style="height: 11px; width: 8px;" width="8" height="11" /&gt; NEXUS N°37 mars-avril 2005 - Par Igor Spajic 2004.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Cette réponse n’était pas aussi saugrenue ni malicieuse qu’il n’y paraissait, elle comportait un fond de vérité. La Pierce Arrow n’avait, en effet, pas de moteur à explosion, mais un moteur électrique. Si le conducteur avait été plus disert, il aurait ajouté que ce moteur fonctionnait sans batteries, sans "combustible" d’aucune sorte. Le conducteur s’appelait Petar Savo, et bien qu’il fut au volant de la voiture, il n’était pas l’inventeur de ses caractéristiques étonnantes. Celles-ci étaient dues à l’unique passager, que Petar Savo désignait comme son "oncle", et qui n’était autre que ce génie de l’électricité : le Dr. Nikola Tesla (1856-1943). Vers 1890, Nikola Tesla révolutionna le monde par ses inventions en électricité appliquée, nous donnant le moteur électrique à induction, le courant alternatif (AC), la radiotélégraphie, la télécommande par radio, les lampes à fluorescence et d’autres merveilles scientifiques. Ce fut le courant polyphasé (AC) de Tesla, et non le courant continu (DC) de Thomas Edison, qui initia l’ère de la technologie moderne.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Loin de s’endormir sur ses lauriers, Tesla continua à faire des découvertes fondamentales dans les domaines de l’énergie et de la matière. Des décennies avant Millikan, il découvrit les rayons cosmiques et fut un des premiers chercheurs sur les rayons X, les rayons cathodiques et autres tubes à vide.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Mais la découverte la plus potentiellement significative de Nikola Tesla fut que l’énergie électrique pouvait être propagée à travers la Terre et autour de celle-ci dans une zone atmosphérique, appelée la cavité de Schumann, comprise entre la surface de la planète et l’ionosphère, à environ 80 km d’altitude. Des ondes électromagnétiques de très basses fréquences, autour de 8 Hz, (la résonance de Schumann ou pulsation du champ magnétique terrestre), se propagent pratiquement sans perte vers n’importe quel point de la planète. Le système de distribution de force de Tesla et son intérêt pour l’énergie libre impliquaient que n’importe qui dans le monde pouvait y puiser, à condition de s’équiper du dispositif électrique idoine, bien accordé à la transmission d’énergie. Ce fut une menace insupportable pour les intérêts des puissants distributeurs et vendeurs d’énergie électrique. La découverte provoqua la suppression de financements, l’ostracisme de l’establishment scientifique et le retrait progressif du nom de Tesla des livres d’histoire. En 1895, Tesla était une superstar de la science ; en 1917 il n’était virtuellement plus rien et dû se contenter de petites expériences dans un isolement quasi total. Avec son étique silhouette dans son pardessus ouvert de style d’avant ’14, il annonçait ses découvertes et l’état de ses recherches aux journalistes lors de conférences de presse annuelles données à l’occasion de son anniversaire. C’était un mélange d’ego et de génie frustré. En 1931, Nikola Tesla eut soixante-quinze ans. Le magazine Times lui fit, dans un rare épanchement d’hommage médiatique, l’honneur d’un portrait à la Une et d’un article biographique. L’ingénieur scientifique vieillissant, dont la maigreur n’impliquait pas qu’il fût malade, avait les cheveux noirs luisants et le regard lointain d’un visionnaire.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Les voitures électriques sombrent dans l’oubli.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Au début du 20ème siècle, l’avenir s’annonçait brillant pour les automobiles électriques. Les visionnaires comme Jules Verne prévoyaient des véhicules pourvus de batteries, mécaniquement simples, silencieux, inodores, faciles à conduire et moins agressifs que les voitures à moteurs à essence.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Pour démarrer ces dernières, il fallait prérégler manuellement l’alimentation et l’avance à l’allumage, pomper l’accélérateur et lancer le moteur à la manivelle. Dans un véhicule électrique, il suffisait de tourner la clef et d’appuyer sur l’accélérateur.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;A une époque où les ateliers de réparation étaient rares, les électriciens pouvaient dépanner facilement un simple moteur à courant continu. Il n’y avait pas d’huile à changer, de radiateur à remplir, de pompes à carburant et à eau à nettoyer, de problèmes de carburateur, de pot d’échappement rouillé à remplacer, d’embrayage et de transmission à régler, ni de pollution ! La consommation de graisse et d’huile se limitait aux paliers du moteur électrique et à quelques roulements et articulations de châssis. Les grands magasins utilisaient des camions de livraison électriques. Les médecins commencèrent à faire leurs visites à domicile en "électrique", plus facile à entretenir qu’un boghei et un cheval. Les dames adoptèrent la voiture électrique pour sa facilité de fonctionnement. Comme les batteries limitaient l’autonomie et la vitesse de ces véhicules, ils suscitèrent l’intérêt pour une utilisation urbaine.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Hors des villes, les routes d’Amérique étaient si rudimentaires qu’elles devinrent le domaine réservé des moteurs à explosion, plus autonomes, plus rapides et dont la qualité augmenta rapidement. C’est ainsi qu’une sorte d’âge d’or des voitures électriques perdura en Amérique, alors qu’elles tombaient dans l’oubli dans le reste du monde. Parmi la horde des fabriquants de véhicules électriques, les plus célèbres furent Detroit Electric, Columbia, Baker, Rauch &amp;amp; Lang, et Woods. Ils prospérèrent, dans leurs créneaux commerciaux respectifs, avec une gamme de modèles, souvent élégants et de bon style, de conduites intérieures. Cependant le talon d’Achille de ces automobiles électriques était la faible capacité des batteries de type plomb acide, lourdes et dont le volume était acquis au détriment du rangement de bagages. Le poids nuisait à la maniabilité et à la performance, même par rapport aux normes de l’époque. Les voitures électriques ne pouvaient dépasser les 70 à 80 km/h et de telles vitesses déchargeaient rapidement les batteries ; on ne pouvait maintenir des pointes de 57 km/h que de courts moments et les déplacements se faisaient généralement à 24 à 32 km/h. Il fallait recharger les batteries toutes les nuits et le rayon d’action ne dépassait guère les 160 km. Aucun fabriquant n’avait installé un générateur DC, ce qui aurait apporté un peu de recharge en décélération, augmentant légèrement l’autonomie. Au temps de la gloire d’Edison, des promesses annonciatrices d’une percée novatrice dans le domaine des batteries furent lancées, mais restèrent sans suite. Tandis qu’augmentait la fiabilité et la vitesse des voitures à essence, les électriques perdirent la faveur du public et devinrent l’apanage réputé des gentlemen retraités et des petites vieilles dames. Le démarreur électrique des voitures à essence fut le dernier clou du cercueil de leur consoeurs électriques.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Vint alors Nikola Tesla. Au cours des années 1960, un ingénieur aéronautique, Derek Ahlers, rencontra Petar Savo et se lia d’amitié avec lui. Au fil des dix années de leur relation, Savo parla de son illustre "oncle" Nikola Tesla et de ses exploits des années 1930. (bien qu’il ne fut pas son neveu, Savo le désignait comme son « oncle « car plus jeune que lui). En 1930, Tesla invita son "neveu" à le rejoindre à New York. Savo, qui était né en Yougoslavie en 1899 et était donc de 43 ans le cadet de Tesla, avait été un pilote chevronné dans l’armée autrichienne, accepta avec enthousiasme l’occasion qui lui était offerte de quitter son pays natal, également celui de Tesla. Il partit ainsi pour l’Amérique et s’installa à New York. Ce fut en 1966 que monsieur Savo raconta, au cours d’une série d’interviews, le rôle qu’il joua dans l’affaire de la voiture électrique de Tesla. Au cours de l’été de 1931, Tesla invita Savo à Buffalo, dans l’état de New York, afin de lui faire découvrir et essayer un nouveau type d’automobile que Tesla avait mis au point sur ses propres deniers. Buffalo est une bourgade proche des Chutes du Niagara, où la centrale hydroélectrique AC conçue par Tesla était entrée en service en 1895 ; événement qui avait marqué le sommet de sa renommée dans les milieux scientifiques académiques. Westinghouse Electric et Pierce Arrow Motor Car Company avaient conjointement mis au point cette voiture électrique expérimentale sous la conduite du Dr. Tesla. (Au début du 20ème siècle, George Westinghouse avait acheté les brevets de courant AC de Tesla).&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;La société Pierce Arrow venait d’être rachetée par la Studebaker Corporation, rendant des fonds disponibles à l’innovation. Entre 1928 et 1933, la compagnie lançait ses nouvelles motorisations huit cylindres en ligne et douze cylindres en V, le modèle futuriste de démonstration Silver Arrow, un design renouvelé de sa gamme et de nombreuses améliorations techniques. La clientèle afflua et Pierce Arrow gagna d’importantes parts sur le marché des voitures de luxe qui connaissait cependant une régression en 1930. Ce climat de confiance fut favorable au développement de projets ambitieux tels que la voiture électrique de Tesla. Tout semblait possible dans l’ambiance à la fois arrogante et naïve qui régnait au sein de la compagnie. Ainsi une Pierce Arrow Eight de 1931 fut choisie pour faire des essais sur le terrain de l’usine à Buffalo. Son moteur à combustion interne avait été déposé, ne laissant que l’embrayage, la boite à vitesses et la transmission aux roues arrières. La batterie standard de 12 volts fut conservée et un moteur électrique de 80 CV fut posé. Habituellement, les voitures électriques fonctionnaient avec des moteurs DC pour pouvoir utiliser le courant continu délivré par les batterie. Il eût été possible de transformer le DC en AC (courant alternatif) moyennant un convertisseur, mais à l’époque cet équipement était beaucoup trop volumineux pour pouvoir être installé dans une automobile. Les voitures électriques avaient déjà vécu leur crépuscule, mais cette Pierce Arrow n’était pas équipée d’un moteur DC mais d’un moteur électrique AC qui tournait à 1.800 t/m. Le moteur proprement dit mesurait 102 cm de long par 76 cm de diamètre, était dépourvu de balais et muni d’un refroidissement à air par ventilateur frontal, et possédait un double câble d’alimentation qui aboutissait sous le tableau de bord, mais sans connexions. Tesla ne voulut pas révéler qui avait construit le moteur mais on pense que ce dût être un des ateliers de Westinghouse. Une tige d’antenne de 183 cm avait été fixée à l’arrière de la voiture.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L’affaire de la "Arrow-Ether". Petar Savo rejoignit, comme convenu, son oncle célèbre et ils prirent le train à New York City pour le nord de l’état du même nom. Pendant le voyage, l’inventeur demeura secret quant à la nature de son expérience. Arrivés à Buffalo, ils se rendirent dans un petit garage où les attendait la nouvelle Pierce Arrow. Le Dr. Tesla ouvrit le capot et procéda à quelques réglages du moteur. Ils rejoignirent ensuite une chambre d’hôtel pour préparer le matériel de l’électricien de génie. Dans une valise, Tesla avait amené 12 tubes à vide que Savo décrivit comme "d’une étrange facture", bien qu’au moins trois d’entre eux aient depuis été identifiés comme étant des tubes à faisceau correcteurs 70L7-GT. Ils étaient fichés dans un dispositif contenu dans une boite mesurant 61 x 30,5 x 15 cm. Cela n’était pas plus grand qu’un poste radio à ondes courtes et contenait les 12 tubes à vide, des résistances et du câblage. Deux barres de 0,6 cm de diamètre et 7,6 cm de long devaient de toute évidence être connectées aux câbles reliés au moteur. Revenant à la voiture, ils placèrent la boite dans un logement prévu à cet effet, sous le tableau de bord, côté passager. Tesla connecta les deux barres et observa un voltmètre. "Nous avons de la puissance" annonça-t-il, montrant la clef de contact à son neveu. Le tableau de bord contenait d’autres voyants dont Tesla ne voulut pas expliquer la raison d’être. Savo démarra le moteur à la demande de Tesla, qui affirma : "le moteur tourne", bien que Savo n’entendit rien. Cependant, le savant électricien étant assis à côté de lui, Savo enclencha une vitesse, appuya sur l’accélérateur et sortit la voiture du garage. Longtemps ce jour-là, Savo conduisit cette voiture sans carburant, parcourant 80 km à travers Buffalo, puis dans la campagne. La Pierce Arrow avait un tachymètre calibré jusqu’à 192 km/h ; elle fut poussée jusqu’à 145 km/h, toujours dans un égal silence. Comme ils parcouraient la campagne, le Dr. Tesla gagna confiance en son invention et commença à s’en expliquer à son neveu. Le système était capable de fournir indéfiniment de l’énergie à la voiture, mais bien plus que cela : il était susceptible de satisfaire, en quantité excédentaire, les besoins de toute une maison. Jusque là réticent à en expliquer le principe, le Dr. Tesla admit cependant que son dispositif n’était autre qu’un récepteur d’une "radiation mystérieuse qui venait de l’éther" et qui "se trouvait disponible en quantité illimitée" ; "l’humanité", ajouta-t-il "pourrait être reconnaissante de son existence". Pendant les huit jours suivants, Tesla et Savo essayèrent la Pierce Arrow en ville et en campagne, à toutes les allures, depuis une vitesse rampante jusqu’à 145 km/h. Les performances étaient équivalentes à celles de n’importe quelle voiture de l’époque, à plusieurs cylindres, y compris la Pierce Arrow Height de six litres de cylindrée développant 125 CV. Tesla prédit à Savo que son récepteur d’énergie serait bientôt utilisé pour propulser des trains, des navires et des avions, autant que des automobiles. Finalement, l’inventeur et son assistant conduisirent la voiture à un endroit prévu et secret : une vieille grange, près d’une ferme à une bonne trentaine de kilomètres de Buffalo. Ils l’y laissèrent, Tesla emportant avec lui la clef de contact et le dispositif récepteur. Le roman d’espionnage continua. Petar Savo entendit des rumeurs selon lesquelles une secrétaire avait été licenciée pour avoir parlé ouvertement des essais secrets. Ceci explique peut-être comment un reportage embrouillé parut dans plusieurs quotidiens. On demanda à Tesla d’où provenait l’énergie ; "de l’éther tout autour de nous", répondit-il du bout des lèvres. Certains firent entendre que Tesla était fou et de quelque façon acoquiné avec des forces occultes. Meurtri, Tesla se retira à son laboratoire new-yorkais avec sa boite mystérieuse. Ainsi prit fin sa brève incursion dans le domaine des applications à la propulsion automobile. Cette histoire de fuite d’informations n’est peut-être pas entièrement exacte, car Tesla n’était pas allergique à une certaine publicité pour promouvoir ses idées et ses inventions ; encore qu’il eût toutes les raisons de se montrer circonspect car ses systèmes menaçaient le statu quo industriel régnant. En 1930, la compagnie Pierce Arrow avait atteint le sommet de sa gloire, en 1931 elle était en déclin et en 1932 elle avait perdu US$ 3.000.000. En 1933, logée à la même enseigne, la compagnie parente Studebaker oscillait au bord de la faillite. L’attention se déplaça de l’innovation à la survie ; et c’est ici que prend fin notre histoire de la Pierce Arrow.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le mystère dans l’énigme. Environ un mois après l’incident publicitaire, Petar Savo reçut un coup de téléphone de Lee DeForest, ami de Tesla et pionnier dans le domaine des tubes à vide. Il demanda à Savo si les essais lui avaient plu. Savo manifesta son enthousiasme et DeForest rendit hommage à Tesla, le qualifiant de plus grand inventeur connu au monde. Plus tard, Savo s’enquit auprès de son oncle des progrès de son récepteur d’énergie et de ses applications. Le Dr. Tesla répondit qu’il était en négociation avec un chantier naval important en vue de l’équipement d’un navire d’un dispositif similaire à celui de la voiture électrique. Il s’abstint cependant de fournir des détails, car il était particulièrement prudent à propos de la protection de la propriété intellectuelle de son invention. Avec raison, car des intérêts puissants cherchaient à l’empêcher de mettre ses technologies en application et l’avaient déjà précédemment entravé. Le 2 avril 1934, le New York Daily News publia un article intitulé "Le rêve de puissance sans fil de Tesla est proche de devenir une réalité", décrivant "l’essai prévu d’une automobile utilisant une transmission sans fil d’énergie électrique". Cet article était postérieur à l’essai et ne faisait aucune mention d’énergie "libre", vocable plus récent. Quand vint le moment d’exposer ouvertement la voiture, la Westinghouse Corporation, sous la présidence de F.A. Merrick, installa Tesla, à ses frais, à l’hôtel New Yorker, le plus moderne et le plus luxueux de la ville. Le scientifique vieillissant y vécut gratuitement pour le restant de ses jours. Tesla fut aussi employé par Westinghouse pour une recherche non précisée dans le domaine de la radio et il mit fin à ses déclarations publiques concernant les rayons cosmiques. Westinghouse a-t-il acheté le silence indécis de Tesla concernant ses découvertes sur l’énergie libre ? Ou ce dernier a-t-il été payé pour poursuivre des projets secrets, tellement spéculatifs qu’ils n’eussent pas constitué de menace pour l’industrie en place avant un avenir prévisible ? Le rideau tombe sur cette interrogation&lt;/p&gt;  A propos de l’auteur. Igor Spajic acheta son premier numéro de Nexus à cause d’un article sur Nikola Tesla et, depuis, continue à s’intéresser à la technologie et à l’histoire de l’inventeur. En tant que graphiste, il a contribué à l’illustration de magazines et a créé des personnages de B.D. pour un programme scolaire d’éducation musicale. Igor s’occupe à restaurer une voiture de collection, bien qu’il n’envisage pas de la motoriser à l’énergie cosmique. Il prépare une suite à son article, s’interrogeant sur la manière dont Tesla est parvenu à domestiquer l’énergie du champ magnétique terrestre pour propulser sa voiture&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6942167815268827621-1006959586620936567?l=lemondedelimaginaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/feeds/1006959586620936567/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6942167815268827621&amp;postID=1006959586620936567' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/1006959586620936567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/1006959586620936567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/2008/08/la-voiture-nergie-libre-de-nikola-tesla.html' title='la voiture à énergie libre de Nikola Tesla'/><author><name>Gorgonne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06624535073995817635</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_D7rpzihgg6Q/SKWqNseHc0I/AAAAAAAAAAg/zu0SoG0G6pw/S220/dyn004_original_400_560_gif_48265_6928b894d9dc918fb8590b4879ca9fe1.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6942167815268827621.post-2792179513966943411</id><published>2008-08-24T12:32:00.000-04:00</published><updated>2008-08-24T12:34:20.182-04:00</updated><title type='text'>la folie de l'invention ! Nikola Tesla</title><content type='html'>&lt;h3 class="spip"&gt;&lt;strong&gt;Nikola Tesla, La folie de l’invention !&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;"Le jour où la science commencera à s’intéresser aux phénomènes non physiques, elle fera plus de progrès en une décennie que dans tous les siècles de son existence." (basé sur le livre Tesla, la passion d’inventer (éd. Belin) de Margaret CHENEY)&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Nikola Tesla naît en Croatie en 1856. Il passe sa jeunesse en Europe de l’Est où ses dons extraordinaires lui valent une célébrité précoce. Surdoué, il est capable de réaliser de tête des équations mathématiques hautement complexes, sans table ni règle de calcul. Il parle six langues et sa mémoire visuelle est stupéfiante ; ainsi parvient-il à estimer certaines distances à l’oeil nu, au dixième de millimètre près ! Plus impressionants, sont ses phénoménaux pouvoirs de visualisation : doté d’une imagination extraordinaire, Tesla conceptualise une machine, la construit, la teste et en rectifie les erreurs... de tête. Si bien que toutes ses inventions sont virtuellement parfaites dès leur fabrication. Il dessine par exemple les plans d’un moteur "à champ magnétique rotatif" dès les années 1880, ce même moteur "à induction" qui est encore utilisé de nos jours dans la plupart des appareils domestiques ou industriels ! Un génie.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Mais son domaine de prédilection, c’est l’électricité. Elle en est encore à ses balbutiements. Dès le début de ses études, il stupéfie déjà ses professeurs par sa capacité à dépasser de beaucoup leur propre entendement ! L’élève distance rapidement ses maîtres de la vieille Europe ; il ne lui manque plus que d’aller à la conquête du Nouveau Monde. Tesla débarque en Amérique en 1884. Là-bas, qui dit électricité dit Thomas Edison - l’inventeur de l’ampoule. C’est donc avec lui que le scientifique croate travaille tout d’abord. Mais le courant passe mal entre les deux hommes. Gênant quand on travaille sur l’électricié ! Tesla voit en Edison un homme d’affaires dénué de tout scrupule, avant tout soucieux de vendre l’électricité le plus cher possible. Hors lui-même tente de mettre au point un système permettant l’alimentation gratuite pour tous ! Ils se brouillent définitivement à l’occasion d’un différend touchant un partage de royalties. Désormais, Tesla travaillera seul. Il emménage dans un laboratoire à Colorado Spring. Son ambition est de prouver que la télégraphie sans fil est possible vers n’importe quel point du globe. Selon sa théorie, le monde serait un condensateur naturel - un peu à la façon d’un diapason. Il pourrait donc être utilisé pour transmettre des ondes électriques émises depuis un émetteur central. Ondes qui pourraient être captées par des récepteurs placés n’importe où sur la planète.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;C’est dans le but de démontrer l’exactitude de cette théorie qu’il installe sur le toît de son laboratoire un émetteur-récepteur. L’idée est d’envoyer une onde électrique autour de la planète et de la capter à son retour. Et comme une onde unique perdrait trop de son intensité de fait de la distance, Tesla prévoit d’émettre une succession de pulsations électriques afin de créer un cycle continu d’une intensité croissante. C’est en 1889 que Tesla se décide à tenter cette dangereuse expérience. Les habitants du voisinage sont habitués aux travaux du savant - n’a-t-il pas déjà réussi à illuminer 200 ampoules à une distance de 40 kms sans utiliser de fil ? Tout au plus certains trouvent-ils un tantinet excentrique le mât de 60m qui surplombe le laboratoire, lui-même coiffé d’un globe de cuivre. Mais l’effrayante scène à laquelle ils assistent à ce jour-là ne ressemble à rien de ce qu’ils ont vu auparavant. Du globe de cuivre jailli d’abord un grand éclair. Puis la petite langue de foudre grandit peu à peu pour devenir un immense arc électrique, qui crépite dans le ciel à près de 50m du sol. Des coups de tonnerre éclatent. Tout autour du laboratoire, la pelouse se met à luire comme si elle était devenue phosphorescente. Des bornes à incendie environnantes jaillissent des jets d’étincelles longs de 10cm. Le simple fait de marcher provoque une décharge électrique qui va du pied jusqu’au trottoir... Le monde entier semble électrisé. Dans ce jardin traversé d’éclairs, une silhouette irréelle : le docteur Tesla surveille son expérience, juché sur des semelles compensées en caoutchouc - un isolant. La génératrice municipale d’électricité finit par rendre l’âme. Elle n’a pas supporté l’afflux dévastateur d’énergie. Ses circuits ont fondu... Tesla venait d’établir le record - qui tient toujours - de l’étincelle artificielle ayant eu la plus longue durée de vie. Le croate démontrait ainsi sa capacité à déchaîner la foudre et le chaos !&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Un an après cette expérience, Tesla part pour New-York et commence la construction de son premier émetteur sans fil, installé au sommet d’une tour. Pour financer son projet il parvient à convaincre le millionaire John Jacob Astor et l’avisé financier John Pierpont Morgan. L’édification de la tour, baptisée Wardenclyffe, est donc entreprise à Long Island. Le chantier dure trois années. Tesla annonce alors une autre avancée technique : à condition de coupler ses émetteurs à une source d’énergie assez puissante, il espère pouvoir transformer la croûte terrestre en une prise électrique géante ! Selon Tesla, pour obtenir toute l’électricité dont l’humanité aurait besoin, il suffirait d’enfoncer une tige dans le sol et de la relier à un transformateur. Quant à l’énergie initiale, elle serait produite en utilisant des centrales hydro-électriques. Théorie qui ouvre des perspectives infinies : l’électricité gratuite pour tous ! Mais le projet de Tesla recèle aussi une puissance de destruction terrifiante. Que se passerait-il en effet si au lieu d’être répartie équitablement sur la planète, toute l’électricité était dirigée sur un seul point du globe ? Selon les calcul de Tesla, l’émetteur pourrait fournir une puissance représentant 100 milliard de Watts. Focalisée pendant une courte période sur une seule fréquence, cela reviendrait à produire une force de 10^10 puissance 16 joules ! Ce qui correspond à dix mégatonnes de TNT... soit à peu près la puissancede l’explosion qui eut lieu à Toungouska. Ainsi Tesla tenait-il au bout des doigts une arme redoutable, aussi puissante que la bombe atomique, qui pouvait être dirigée vers n’importe quel point du globe.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;"Il me sera bientôt possible de fabriquer des émetteurs capables de détruire n’importe quel point de la planète."&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Mais Tesla ne devait jamais avoir l’occasion de la démontrer. En 1903, Morgan lui retire son soutien. Cette année là, New-York connaît un krash boursier. Mais le lâchage ne semble pas uniquement dicté par ce revers de fortune. En fait, Morgan craint que l’inventeur qui n’en fait qu’à sa tête ne devienne incontrôlable. Un "rayon de la mort" est encore tout à fait admissible. Mais alimenter le monde entier en électricité gratuitement ne l’est absolument pas... Après tout, les affaires sont les affaires. Autre coup dur pour Tesla, tous les industriels qui désirent développer la télégraphie sans fil ont vite compris que la méthode mise au point par Marconi en 1896 est beaucoup moins onéreuse que celle de T. Edison et les nombreux détracteurs de Tesla ne manquent pasde la dire à qui veut l’entendre... En désespoir de cause, le Croate se tourne alors vers G. Westinghouse, inventeur et industriel américain. Mais celui-ci, tout comme Morgan, ne voit aucun bénéfice à retirer d’un tel projet. Abandonné de tous, Tesla est couvert de dettes. Son laboratoire de Colorado Spring est vendu afin de régler des créances modiques - 180 dollars d’électricité et 927 dollars pour le salaire de l’homme à tout faire. Dès 1906, il ne lui reste plus assez d’argent pour rénumérer les employés de Warsenclyffe et régler les frais de fonctionnement de l’énorme nstallation. Le dôme en métal n’abrite bientôt plus que des salles vides.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Pourtant, malgré une dépression nerveuse, Tesla poursuit ses efforts. Comme en ce début de siècle, le monde se lance dans une folle course aux armements - qui conduira à la 1ère guerre mondiale -, Tesla met l’accent sur le potentiel destructeur de son invention. On note ainsi qu’il revendique ni ne nie sa responsabilité quand, en 1907, le vaisseau français Iena explose dans des conditions étranges. Etrange coïncidence : l’inventeur avait affirmé peu de temps auparavent que son émetteur pouvait envoyer des ondes "d’une intensité suffiante pour créer une étincelle dans la soute aux munitions d’un bateau et le faire exploser". Or, le dôme Wardenclyffe, malgré l’absence de personnel, est encore pleinement opérationnel. Le docteur Tesla se serait-il offert un petit essai, en grandeur nature, sur le vaisseau français ? Mais l’affaire du "rayon de la mort" ne s’arrête pas là. En Avril 1908, Tesla vante à un journaliste les effets dévastateurs de son invention... Huit mois plus tard a lieu la catastrophe inexplicable de Toungouska. Simple coïncidence là encore !? Ou bien Tesla aurait-il fait fonctionner sa machine pour démontrer son efficacité, séduire d’éventuels commanditaires ? Mais pourquoi alors choisir Toungouska, ce coin perdu au fin fond de la forêt de la Sibérie ? Mais justement cette année là, Roberts Peary se lançait, à grands renforts de publicité, dans son expédition vers le pôle nord. Si Tesla désirait attirer l’attention du monde entier sur son "rayon de la mort", y avait-il meilleur moyen que de provoquer une énorme explosion sur la route même que Peary devait emprunter ? Malgré tout Tesla ne trouva pas de nouveaux mécènes ou commenditaires ; en 1915, il doit vendre Wardenclyffe afin de régler ses notes d’hôtel. En 1917, l’installation est rasée. Un grand rêve qui finit à la casse...&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Durant les années 20, Tesla se réfugie dans un exil volontaire. C’est au cours de cette décennie qu’on commence à s’intéresser à ses inventions. En 1924, un scientifique du nom de Grindell-Mathews annonce la construction d’un "rayon diabolique"qui ressemble furieusement à celui de Tesla. Circulent également des rumeurs selon lesquelles les Soviétiques auraient développé un système de défense anti-aérien basé sur les principes de l’électromagnétisme. Tout à coup, Tesla revient sur le devant de la scène. Il prend l’habitude de faire une déclaration le dix juillet (date de son anniversaire) de chaque année, au cours de laquelle il présente sa vision personnelle de l’avenir de l’électricité. Ces dires sont tellement en décalage avec son temps qu’ils sont généralement tenus pour des lubies. Jusqu’en 1935, il espère ainsi convaincre Morgan de financer l’élaboration d’un systèmede défense utilisant un faisceau à particules... En vain.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Tesla meurt en 1943. Jusqu’au bout, ce visionnaire aura défendu ses inventions et ses théories envers et contre tous. Peu de temps après, son laboratoire brûle dans des circonstances étranges. Le mystère et la solitude qui avaient entouré son existence semblaient également vouloir l’accompagner par-delà le trépas. 58 ans plus tard, le voile n’est toujours pas levé...&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6942167815268827621-2792179513966943411?l=lemondedelimaginaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/feeds/2792179513966943411/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6942167815268827621&amp;postID=2792179513966943411' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/2792179513966943411'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/2792179513966943411'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/2008/08/la-folie-de-linvention-nikola-tesla.html' title='la folie de l&apos;invention ! Nikola Tesla'/><author><name>Gorgonne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06624535073995817635</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_D7rpzihgg6Q/SKWqNseHc0I/AAAAAAAAAAg/zu0SoG0G6pw/S220/dyn004_original_400_560_gif_48265_6928b894d9dc918fb8590b4879ca9fe1.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6942167815268827621.post-4837224795827721374</id><published>2008-08-17T14:11:00.002-04:00</published><updated>2008-08-17T14:15:21.921-04:00</updated><title type='text'>informations sur le codex alimentarius</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bonjour à toutes et à tous, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;v&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;oici des informations capitales qui n'ont commençé à apparaître sur internet que depuis &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;fin 2007, c'est à dire que quasiment personne n'est au courant de ces faits :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le CODEX ALIMENTARIUS est le résultat concret et tangible du "travail" des maîtres du &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;monde, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;il entre en application totale le 31 Décembre 2009, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;+ D'INFOS SUR LE CODEX : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'histoire officielle que l'on vous sert : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;http://www.senat.fr/rap/r99-450/r99-4500.html &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Et la face cachée : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;http://lesogres.org/article.php3?id_article=558 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;VOICI LA PREMIERE VIDEO : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Extrait de la conférence de Rima E Laibow Médecin Neurologue sur le Codex &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Alimentarius &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;SOURCE : http://www.dailymotion.com/video/x66xu9_le-codex-alimentarius_news&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;iL Y A LA SUITE, EN FAIT LA CONFERENCE INTEGRALE de 4! 0 minutes ) mais tout en &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;anglais sur Google vidéo : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Conférence de Rima E Laibow Médecin Neurologue sur le Codex Alimentarius &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;video VO intégrale en anglais : http://video.google.com/videoplay?docid=-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;5266884912495233634&amp;amp;q=Nutricid… &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ET VOICI LE DEUXIEME DOCUMENT VIDEO : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;pareillement édifiant sur le CODEX ALIMENTARIUS : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Conférence de Ian R CRANE &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;http://leweb2zero.tv/video/dom07_72489564ab93a0f &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Plus d'infos sur le CODEX ALIMENTARIUS : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;FAMINE MONDIALE PROGRAMMEE PAR LE CODEX ALIMENTARIUS_VIDEO [09/08/2008] &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;http://www.tolosarts.org/news/index.php?id_news=792 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;CODEX ALIMENTARIUS : UN GROS MERDIER POUR NOUS ENC..LER [09/08/2008] &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;http://www.tolosarts.org/news/index.php?id_news=795 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;CODEX ALIMENTARIUS, ILS NE VOULAIENT PAS Y CROIRE... POURTANT... [09/08/2008] &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;http://www.tolosarts.org/news/index.php?id_news=810 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;LE__CODEX__ALIMENTARIUS : QU'EST__CE__QUE__C'EST ? ? ? [09/08/2008] &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;http://www.tolosarts.org/news/index.php?id_news=806 &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;HEUREUSEMENT, NOUS NE SOMMES PAS SEULS, IL Y A DES RESISTANCES : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Résistance internationale au Codex Alimentarius &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’Afrique du Sud a affirmé qu’elle ne se conformerait pas aux directives du Codex &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Alimentarius. Le Ministre de la Santé Manto Tshabalala-Msimang a déclaré que son pays &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;est en désaccord avec cette dichotomie entre médecine naturelle et médecine &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;allopathique. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Selon ses conclusions, ces dispositions visent à faire de l’argent à partir de remèdes &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;brevetés ainsi qu'à discréditer l’usage de produits naturels. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’Inde ne se conformera pas aux directives du Codex Alimentarius car il a fait la &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;promotion de formules pour bébés contenant des ingrédients chimiques causant une &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;inflammation destructrice du cerveau chez les bébé sensibles. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le délégué indien chargé de plaider l’affaire auprès du Codex a été ignoré et lorsqu’il &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;insista pour un débat, il fut expulsé de la chambre. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’association des médecins et des chirurgiens américains a exprimé son opposition au &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Codex afin d’avoir recours à des remèdes naturels. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Au Royaume Uni, les médecins exerçant des médecines naturelles, supportés par des &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;membres de la Chambre des Lords se sont fermement opposés à la politique pro-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Codex de Tony Blair. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce dernier est taxé d’hypocrisie puisqu’il a &amp;amp;! eacute;t&amp;amp;! eacute; révélé publiquement qu’il &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;utilise pour sa famille des remèdes naturels, des compléments alimentaires et &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;l’homéopathie. Tony Blair était Président de l’Union Européenne précisément depuis le &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1er juillet 2005, jour d’application des directives du Codex. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Je pense qu'il est inutile de vous conseiller de diffuser le plus largement possible ce &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;post, il y va de l'avenir de l'humanité toute entière, ce qui n'est pas rien, diffusez l'info au &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;maximum de vos possibilités et même au delà... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Merci d'avance, je pense que vous êtes à même de vous rendre compte de l'importance &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;de cette "mission" &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Cette famine mondiale exponentielle va être très rapide, cela se passe déjà et ne va faire &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;que s'intensifier au fur et à mesure que le temps passe, dans la foulée, cela va entraîner &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;des guerres civiles... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Comme je vous le disais, le CODEX entre en application le 31 Décembre 2009, il n'y a &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;donc pas de temps à perdre... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Ils" en avaient rêvé, ils l'ont fait ! "ILS" : les nazis, ils sont encore bien vivants, ils ont mis &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ce CODEX en place, et ils vont l'appliquer à la lettre, soyez sûrs de cela. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Je peux le dire maintenant, on est vraiment dans la m.... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une m.... noire comme elle ne l'a jamais été... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Au plaisir de vous lire, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bruno alias YANNOSH&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;webmaster@tolosarts.org&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;05 61 34 66 80 de 13h à 23h&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;http://www.tolosarts.org&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bon je passe l'information qui m'a été transmise&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6942167815268827621-4837224795827721374?l=lemondedelimaginaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/feeds/4837224795827721374/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6942167815268827621&amp;postID=4837224795827721374' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/4837224795827721374'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/4837224795827721374'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/2008/08/informations-sur-le-codex-alimentarius.html' title='informations sur le codex alimentarius'/><author><name>Gorgonne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06624535073995817635</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_D7rpzihgg6Q/SKWqNseHc0I/AAAAAAAAAAg/zu0SoG0G6pw/S220/dyn004_original_400_560_gif_48265_6928b894d9dc918fb8590b4879ca9fe1.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6942167815268827621.post-6985528849645606941</id><published>2008-08-15T11:39:00.009-04:00</published><updated>2008-08-15T12:06:26.854-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vampire'/><title type='text'>De l'autre côté des mots et des choses troubles</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le monde des textes fantastiques est vaste, divers, insaisissable. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_D7rpzihgg6Q/SKWlQt2ksGI/AAAAAAAAAAU/AudI8YGBYSA/s1600-h/2356DVIG.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_D7rpzihgg6Q/SKWlQt2ksGI/AAAAAAAAAAU/AudI8YGBYSA/s200/2356DVIG.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5234771848493052002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;De plus il évolue : on peine à saisir le romantique Hoffmann comme ancêtre de l'hyperréaliste Stephen King. A un « sentiment du fantastique » qui prenait naissance dans les ruines des châteaux gothiques a succédé, sans le recouvrir totalement, un fantastique du l'horreur moderne et de l'épouvante avec les monstres issus de ses métros ou de ses banlieues. Aux vampires solitaires et hautains venus des Karpathes ont succédé des hordes, comme on les voit chez Anne Rice ou chez Serge Brussolo, ou les tueurs psychopathes du Silence des agneaux. Ailleurs, H.P. Lovecraft fait intervenir, dans des granges surdimensionnées, des hybrides d'anciens dieux, et J.L. Borges propose des textes à dimension métaphysique 1. Où et comment situer alors la singularité d'un fantastiqueur d'aujourd'hui, qui se réfère à Nerval, à Restif et aux rémanences des magies primitives d'un passé qui n'est jamais mort  ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chose n'est pas simple. Selon qu'on écoute Seignolle ou qu'on lit ses textes, l'image, d'ailleurs, change. Ce décalage entraîne des lectures souvent contrastées à propos de son image d'écrivain, comme de la singularité des univers auxquels il nous affronte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    I — Une vision contrastée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    A l'entendre, Claude Seignolle – que l'archéologie a tenté en premier lieu, avant que la passion des recherches sur le folklore ne l'envoûte – n'est intéressé que par « les faits étranges ». Mais ses textes veulent aussi « exprimer une poésie profonde ». En quelque sorte, ils constituent sa « vraie vie ». C'est en ce sens qu'il peut assurer que sa « bibliographie sert de biographie ». Sans doute est-ce la raison pour laquelle il se présente comme l'acteur principal des histoires qu'il écrit. Celles-ci acquièrent ainsi, à ses yeux et par endroits, une fonction thérapeutique tout en permettant une exploration littéraire de l'univers, qu'il soit personnel ou symbolique 2.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Trouver des faits étranges, exprimer une poésie profonde, explorer son monde, ce sont là trois perspectives qui ne sont pas forcément congruentes. Elles posent, cependant, la présence inaugurale d'une curiosité passionnée pour les choses, les idées, et leur en-deçà. C'est dire que cette bibliographie marque les étapes d'une sorte de quête. Celle-ci porterait sur le sens, ou sa perte, c'est à dire sur le manque. Manque que combleraient, selon le cas, les formes anciennes de savoir  ; ou qui demeurerait béant quand il s'articule aux passions et au désir des personnages que l'écrivain met en jeu, et auxquels il s'identifie peut-être 3.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Néanmoins, ce n'est pas uniquement cela que les lecteurs rencontrent, lorsqu'ils abordent, pour la première fois, les textes de Claude Seignolle. Ils voient plutôt en lui – à cause des titres de ses récits  : Un exorcisme, Comme une odeur de loup, L'âme boiteuse, ou encore devant des effets de « parlure » – une sorte de « raconteur ». Seignolle raconterait de choses du passé, certes, qui sont loin d'être inconnues mais qui semblaient avoir disparu, et qu'il aurait dénichées dans ses explorations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    A première vue, en effet, ces textes puisent dans le « merveilleux noir » qui a nourri les textes anciens de la littérature fantastique. Il n'est que de se reporter au titre du premier roman de Seignolle – Le Rond des sorciers, sans compter Le diable en sabots ou Marie la Louve. Ou encore aux recueils, qui s'intitulent : Histoires maléfiques, Contes Macabres, ou bien Les chevaux de la nuit. Le tout constitue un « effet de genre » caractéristique : les textes de Seignolle se signalent ainsi, comme mise en œuvre et en scène d'un matériau fantastique traditionnel. Cette impression est corroborée par la facture de ces récits, extrêmement classique au premier abord, et par une langue aux arêtes souvent chantournées. La prose seignollienne, en effet, se veut volontiers archaïsante, comme en témoigne le goût de l'auteur pour ce qui peut apparaître comme des préciosités pseudo paysannes du langage – aussi bien dans la syntaxe que dans le vocabulaire. On trouve par exemple dans L'Isabelle  : « se déraidir », « impropice », « sa voix fusa une colère », « désireuse de moi ». Dans Un exorcisme : « Les plaintes du vieux lui grouillèrent dans la gorge » , la porte « béante sur son appétit de meurtre ». Dans Celui qui avait toujours froid : « palichote », « des yeux déteintés », « sans gémir un seul bruit », « badauder la nuit » 4. Ou bien des phrases comme « le feu n'enfonce pas la douleur dans la peau de ses doigts » ; « le froid de ses yeux bleus » ; « ce besoin affamé tel un chien errant » ; « le crépuscule se ferme lentement sur le labour » 5. Or ce ne sont pas simplement là des sortes de tics stylistiques proches de ce, qu'après les Goncourt, on a appelé l'« écriture artiste ». Cette « parlure écrite » est l'un des moyens employés par Seignolle pour donner une consistance originale à ces univers ambigus qui surgissent de ses textes fantastiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Textes et mondes qu'il n'est pas aisé à aborder, malgré leur apparente simplicité, et qui donnent&lt;br /&gt;d'ailleurs lieu à des approches contestables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    II — Des approches contestables&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    La conjonction de thèmes traditionnels et de ces « effets de langue » tend à donner de Claude Seignolle une image assez simpliste. Celle d'un scripteur du folklore traditionnel, dont l'originalité ne relèverait que d'une sorte de préciosité archaïsante. Cette première approche est évidemment réductrice, mais elle est parfois confortée par les critiques les mieux intentionnés,&lt;br /&gt;et Seignolle lui-même, par coquetterie, l'entretient parfois. « J'ai pris à la terre la plus grande partie de mon œuvre, elles ne sont pas tout à fait à moi ces histoires »6.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    De plus, il a beaucoup écrit, et il a été réédité de nombreuses fois, dans des collections diverses, qui visaient des publics chaque fois différents, sans parler de nombreuses adaptations pour la radio, le cinéma et la télévision7. Il apparaît donc aux yeux de beaucoup comme un « écrivain populaire », avec le côté condescendant que ce qualificatif de « populaire » peut impliquer chez certains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Sa réputation en tant qu'écrivain est donc très controversée. Lui même se présentemodestement (ou ironiquement  ?) comme un simple « brocanteur » du fantastique8.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;Le critique belge Van Herp, qui par ailleurs l'admire, abonde dans ce sens, et l'oppose à d'autres écrivains fantastiques : « Poe, Lovecraft, Jean Ray sont des hommes seuls, ils créent les faits relatés, et le monde qu'ils révèlent est leur univers propre, surgi de leur esprit. Seignolle ne crée pas, il rassemble, il trie, ordonne un fantastique rêvé par des générations paysannes nourries de sorcellerie campagnarde »9.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Et il est exact que Claude Seignolle a commencé par accomplir un travail de recherche ethnographique, sous la houlette du grand folkloriste Van Gennep. Il n'est venu que plus tard à la&lt;br /&gt;fiction, sans pour autant se détacher de ses premières recherches. En 1945 paraissent en effet&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Sologne, étude folklorique préfacée par A. Van Gennep, et Le rond des sorciers, son premier roman – une histoire de sorcellerie. Il est évident aussi que parfois les deux domaines du savoir&lt;br /&gt;folklorique et de la fiction se recoupent comme avec Les Evangiles du Diable – selon la tradition&lt;br /&gt;populaire (1964). Et on comprend que devant Marie la Louve (1947), qui se présente pourtant comme une fiction, Van Gennep soit tenté d'y voir l'équivalent d'un « document ethnographique direct »10.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;Ceci étant posé, peut-on vraiment aller jusqu'à instaurer, comme Van Herp, une opposition aussi tranchée entre les écrivains que sont Poe, Ray et Lovecraft, et le simple qualificatif de trieur/ordonnateur qui définirait Seignolle  ?&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;Certes, Seignolle n'a peut être pas engendré autour de sa personne ou de son œuvre un culte aussi envoûtant que celui qui sévit autour des écrits du maître de Providence. Il n'a pas non plus, comme Jean Ray, suscité des lecteurs passionnés comme J.B. Baronnian ou Van Hageland11.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant les travaux sur l'œuvre seignollienne sont nombreux déjà – et parmi ceux-ci le numéro&lt;br /&gt;d'Iblis, de 1970, récemment réédité.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;Mais laissons la parole à un auteur cité par Van Herp, Jean Ray lui même. Préfaçant un recueil de Seignolle, Jean Ray est bien moins condescendant que Van Herp. S'il rappelle l'érudition de l'écrivain, il insiste surtout sur ses qualités de visionnaire, qui ont peu à voir avec celles d'un simple scripteur, mais bien avec d'autres aventuriers des ténèbres  : « Les pages terribles du Bahut Noir et du Chupador peuvent faire penser à quelques-uns des romans noirs de Walpole et d'Anne Radcliffe... mais la fiction... fait place à la réalité de documents sans miséricorde »12. Le choix des nouvelles que cite l'écrivain belge est symptomatique : Seignolle, en tant qu'écrivain fantastique ne s'est pas contenté de récrire du folklore, il a exploré d'autres territoires13. Si ses premiers textes puisent leurs images et leur trame à des sources et dans des formes traditionnelles, très tôt, Seignolle, qui est parisien, situera ses romans dans des quartiers de la capitale – et ce dès 1958 avec Le bahut noir. Il y revient en 1959 avec La brume ne se lèvera plus, court roman « romantique »14, très proche par endroit de l'univers du « réalisme poétique » qui caractérise une partie de la production cinématographique française de l'époque précédente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    D'autres critiques voudront alors voir dans ce changement de territoire un progrès vers l'originalité. A des textes qui prenaient leur source dans le matériau du fantastique folklorique – ou mieux du « merveilleux noir » – ils ont voulu opposer les textes où Seignolle met en scène&lt;br /&gt;des fantasmes personnels.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;Georges Jacquemin, par exemple, soutient que Seignolle, à la mise en scène de thèmes anciens, « a préféré la minutieuse interrogation de ses fantômes intimes ». Certes, pour souligner l'« unité » de l'œuvre, il postule une « connivence secrète » entre les récits anciens et les textes issus de ses propres « rêveries »15, ce qui me paraît à la fois juste et discutable. Juste en ce sens que Seignolle ne s'est pas confiné dans les thèmes folkloriques, et qu'il existe en effet une « connivence » entre les divers types de textes seignolliens. Mais il est discutable que ce changement de territoire soit l'indice d'une « préférence ».&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;Jacquemin trouve aussi, là, matière à se féliciter de l'évolution de Seignolle, car, pour ce critique, passer d'un fantastique traditionnel à une exploration de l' « espace du dedans » semble marquer un progrès. Les lieux communs empruntés à la vulgate psych*****ytique aidant, l'important pour un écrivain lui semble être de connaître et de révéler les abîmes de son inconscient. Et par là, de faire du fantastique un moyen de connaissance, une voie d'atteinte de « la vérité humaine » qui passerait par l'acceptation et la redécouverte en l'homme d'une « mentalité primitive »16.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est là aussi extrêmement discutable : le fantastique, selon nous, n'a rien à prouver, ni à trouver. Il est simplement là, massif, et produit ses effets de sidération, de malaise et de trouble.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;Résumons-nous : nous avons affaire de la part de ces critiques devant l'œuvre de Seignolle, à deux types de proposition.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;Selon la première Seignolle n'est pas un écrivain, c'est un « trieur », un « brocanteur» – qui bricole des récits en puisant à pleines mains dans des éléments préexistants de la mémoire traditionnelle des contes à faire peur et des superstitions, et qu'il réorganise sans rien inventer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Selon d'autres, il devient un jour un écrivain parce qu'il abandonne les éléments du « merveilleux noir » issu du folklore pour explorer son univers intime.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;Dans les deux cas, ce sont des allégations réductrices. De plus, c'est faire l'économie d'une *****yse de l'univers seignollien dans ce qu'il a d'original – alors que déjà en 1970 dans L'espace seignollien, Alain Charreyre Méjan montrait la voie d'une approche plus riche de cet&lt;br /&gt;univers complexe et ambigu17.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    III — Un univers hybride&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Il serait vain de nier la part importante prise par les traditions populaires comme matériau des récits d'un cycle qui comprendra ses romans et quelques contes – et que Seignolle réunira dans le collectif Les Malédictions I et II18. On les retrouve aussi, par endroits, dans ses recueils de contes parus chez Marabout : Les chevaux de la Nuit, Le retour à Tiburiac,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auberge du Larzac dans Récits cruels. La Vierge Maudite, Une veillée dans Histoires vénéneuses ou Le faucheur dans Histoires maléfiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Cependant, comme le remarque Jacquemin, il ne s'y confine pas, et nombre de ses récits&lt;br /&gt;prennent pour cadre la ville, et plus particulièrement le cœur de Paris. Il en rassemble quelques&lt;br /&gt;uns dans un recueil au titre évocateur, La Nuit des Halles, promenade fantastique et sentimentale au cœur du vieux Paris19.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Mais faut-il voir dans ces diverses productions une évolution du monde du folklore vers l'espace intérieur ? Si Le bahut noir (1958) succède en effet à La Malvenue (1952), il précède Un bel ensorcelé (1964), Les chevaux de la nuit (1967) ou Le matagot (1966). On notera donc la présence simultanée des lieux et des matériaux qui inspirent Seignolle. De plus rien n'indique la&lt;br /&gt;présence d'un quelconque « progrès », qui signalerait le passage d'un raconteur vers un conteur,&lt;br /&gt;du scripteur vers l'écrivain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    En revanche, on peut signaler l'univers hybride qui naît d'une bizarre contamination des deux espaces. Cela tient aux modalités de la narration et passe par un changement dans le rôle des&lt;br /&gt;personnages mis en scène. C'est à dire que nous assistons à l'élaboration d'une solution complexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    IV — Evolution ou contamination ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Dans les contes « paysans », on rencontre divers types d'énonciation, selon la place et le statut du narrateur. Dans L'homme qui savait d'avance, ou Comme une odeur de loup le récit est présenté dans l'optique du narrateur omniscient, avec le ton de l'oralité – et les personnages sont de simples noms qui remplissent un rôle. Il en va de même pour Lou Siblaire, ou Le dormeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ailleurs c'est une voix personnelle qui conte l'histoire d'un autre comme dans L'Isabelle, ou Pauvre Sonia – mais là, le rôle des personnages change, ils acquièrent une épaisseur.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;La proportion des récits à la première personne est, de toute façon, très importante20. Ils concernent au premier chef les nouvelles les plus originales, comme Le bahut noir ou Le chupador, dont parle Jean Ray. Néanmoins, des récits à tonalité traditionnelle y ont parfois recours comme L'Auberge du Larzac, Les chevaux de la Nuit ou Le matagot. Ces trois derniers textes impliquent, plus que d'autres, une participation émotionnelle, puisque le narrateur est aussi la victime, à des titres divers. Et ces récits imbriquent les espaces du monde des croyances&lt;br /&gt;traditionnelles à celui des fantasmes dont les personnages sont le support – ou le prétexte. Si l'Auberge du Larzac est encore proche des contes traditionnels, les deux autres montrent la lutte&lt;br /&gt;qui peut se livrer dans l'esprit d'un homme de la ville confronté à des pratiques dont il ignore tout, mais qu'il combat. Cette ambiguïté, qui tient à l'hybridation des espaces, des forces anciennes et des désirs plus modernes se retrouve selon diverses modalités dans les textes.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;Cette lutte est présentée dans une tonalité tragique avec Les Chevaux de la nuit, où un amoureux, tentant de défier la mort programmée de son amante finit par la tuer. Dans une tonalité qui frôle l'humoristique, c'est aussi ce que l'on a dans Le matagot, autre texte aux frontières du conte traditionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Mais dans ce récit, la chance permet à un écrivain « en panne d'écriture » de sortir&lt;br /&gt;indemne d'un piège tendu par un sorcier malveillant, tout en accomplissant par une suite de «&lt;br /&gt;délégations », de l'ordre du quiproquo, l'une des visées du sorcier, mort depuis. Le matagot, qui&lt;br /&gt;date de 1966, met en scène l'affrontement d'un écrivain-citadin avec un sorcier paysan, dans un&lt;br /&gt;conflit qu'il n'a pas recherché et dont il sort vainqueur « par hasard ». Il marque aussi&lt;br /&gt;l'affrontement de deux types de personnages  : ceux venus du folklore et d'autres plus difficiles&lt;br /&gt;à cerner, comme ici le personnage de l'écrivain.&lt;br /&gt;    Ce conte me paraît d'ailleurs renvoyer à une sorte d'apurement des comptes de l'écrivain&lt;br /&gt;Seignolle avec le monde des histoires traditionnelles. Ce qui ne l'empêche pas de continuer d'en&lt;br /&gt;écrire et d'en publier qui exploitent la tradition populaire, comme sa bibliographie le montre21.&lt;br /&gt;    On ne peut donc, au moins au plan chronologique, soutenir comme Jacquemin, que la&lt;br /&gt;création seignollienne ne suppose pas le « passage » ou la métamorphose d'un « scripteur » en un «&lt;br /&gt;écrivain », consécutif à un remplacement des matériaux traditionnels et qui seraient remplacés par&lt;br /&gt;d'autres, plus proprement intimes. N'oublions pas que le matériau, les thèmes, les images ne sont&lt;br /&gt;pas tout : la « mise en écriture », particulièrement dans le cas du fantastique, est essentielle.&lt;br /&gt;    D'ailleurs, même les histoires à fondement folklorique sont souvent reconstruites dans&lt;br /&gt;la perspective d'une visée subjective. On le voit dans Le faucheur, ou dans Le venin de l'arbre,&lt;br /&gt;deux exemples extrêmement différents de mise en scène de matériau traditionnel. L'écrivain est&lt;br /&gt;donc bien déjà présent dans cette mise en forme du matériau préexistant, non seulement parce que&lt;br /&gt;le récit est à la première personne, mais parce que des « effets d'accréditation subjective »&lt;br /&gt;orchestrés donnent à percevoir la présence d'une volonté esthétique claire. Il l'est peut-être&lt;br /&gt;encore plus dans les textes comme Le dernier visiteur, ou Non, pas moi.&lt;br /&gt;    Cette recherche d'une solution esthétique devient sans doute plus visible lorsque les&lt;br /&gt;croyances, sous leurs formes anciennes de pouvoirs, et qui sous-tendent la cohérence fantasmatique&lt;br /&gt;du récit sont moins prégnantes, et deviennent simplement allusives, comme dans La mémoire du bois.&lt;br /&gt;Ce qui crée alors l'effet de fantastique, bien plus que la présence d'un thème, ou le suspens,&lt;br /&gt;c'est la densité des images, qui tisse une trame textuelle originale.&lt;br /&gt;    « Battues par les vagues de la lumière douteuse qui coulait d'un peu partout avec des&lt;br /&gt;répits, telles des pulsations blêmes d'un foyer dispersé, jaillissaient et disparaissaient de&lt;br /&gt;longues planches sombres, sculptées  : relief en plein bois, précis et réalistes, étalant les&lt;br /&gt;pires cadavres de cauchemar : hommes et femmes en supplice statique, couchés longueur nature  ;&lt;br /&gt;détails animés par des ombres vivifiantes, ça et là rehaussés de couleurs idoines mais qui&lt;br /&gt;n'effaçaient pas le moisi naturel de ces horribles fresques » (p. 145).&lt;br /&gt;    Plus que des fantômes issus des cercueils travaillés par le sculpteur Malloye, le texte&lt;br /&gt;semble mettre en scène les fantasmes d'un artiste – Malloye –, ou d'un écrivain. Fantasmes ou&lt;br /&gt;désirs qui concernent l'idée qu'il se fait de sa liberté de création, alors que le monde des&lt;br /&gt;croyances anciennes le hante encore.&lt;br /&gt;    J'avancerai encore ceci : de même que Le Matagot apurait les comptes de Seignolle avec&lt;br /&gt;les histoires traditionnelles, La mémoire du bois met en scène une nouvelle donne, une nouvelle&lt;br /&gt;manière d'articuler de façon originale et révélatrice une thématique ancienne à une fantasmatique&lt;br /&gt;personnelle dans le cadre et avec les moyens d'un récit.&lt;br /&gt;    Curieusement ces deux contes sont publiés pour la première fois dans le même recueil, et&lt;br /&gt;datent – sans doute – de la même époque22. On peut certes objecter qu'avec Le bahut noir (1958) ou&lt;br /&gt;Le chupador (1960), qui sont donc antérieurs, cette osmose des deux univers avait déjà eu lieu.&lt;br /&gt;C'est exact mais elle n'avait pas été thématisée, comme c'est le cas ici, où cela implique le&lt;br /&gt;choix plus conscient d'une esthétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    V — Une esthétique du fantastique seignollien  ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Il faut comprendre esthétique au sens propre : manière de saisir. Comment le texte&lt;br /&gt;seignollien tente-t-il de saisir l'indicible, comment transforme-t-il des mots sur une page en un&lt;br /&gt;moyen de produire « le sentiment du fantastique »23  ?&lt;br /&gt;    Les solutions esthétiques trouvées par Seignolle commandent la structure de ses univers.&lt;br /&gt;La caractéristique essentielle du monde qu'il met en scène dans ses textes fantastiques est fondée&lt;br /&gt;sur la malléabilité temporelle. Des strates de présent y flottent sur une mer de temps informe. Et&lt;br /&gt;des profondeurs de ce temps surgissent parfois – comme les souvenirs d'une mémoire géante – des&lt;br /&gt;choses du passé qui se mettent à agir de manière impensable dans le présent et créent ce «&lt;br /&gt;sentiment ». Seignolle présente de manière originale ces « retours » comme l'indique le titre de&lt;br /&gt;Retour à Tiburiac, qui en donne une mouture saisissante24.&lt;br /&gt;    A priori cela n'a rien de neuf, et nombreux sont les textes fantastiques qui, depuis&lt;br /&gt;l'origine du genre ont à voir avec le retour de quelque chose d'occulté. C'est déjà le cas dans Le&lt;br /&gt;château d'Otrante, où le pouvoir d'une malédiction rôde depuis deux générations. C'est encore le&lt;br /&gt;cas dans La chute de la maison Usher25 pour prendre des exemples classiques. Les textes de la&lt;br /&gt;littérature fantastique, pour produire le sentiment de fantastique utilisent souvent le retour du&lt;br /&gt;« connu-mais-occulté » et le retour à la surface de choses enfouies. Freud dans L'inquiétante&lt;br /&gt;étrangeté montre la parenté de ce processus avec celui qui produit une sensation de perte de&lt;br /&gt;repères, de déterritorialisation de soi qui engendre une sensation d'angoisse.&lt;br /&gt;    L'originalité de Seignolle ne tient donc pas à la prégnance de cette situation, mais aux&lt;br /&gt;moyens qu'il utilise pour créer encore du malaise et du trouble, avec des thèmes qu'une longue&lt;br /&gt;fréquentation a rendu b*****s. Cela qui passe par des solutions innovatrices afin de faire produire&lt;br /&gt;à nouveau des effets déstabilisants, grâce à ces choses remontées des profondeurs.&lt;br /&gt;    Dans les textes folkloriques, la mise au jour des résurgences des anciens pouvoirs&lt;br /&gt;supposait l'utilisation des croyances, et se rapprochait, par là, des recherches archéologiques.&lt;br /&gt;Dans Les Gorel, le personnage « visionne » une scène du passé, comme l'Octavien d'Arria Marcella&lt;br /&gt;revoit vivre Pompei26. Cette « résurrection du passé » amène la police à retrouver les auteurs&lt;br /&gt;d'un crime. Voilà pour illustrer l'aspect parfois moralisant de ces récits, où les formes et les&lt;br /&gt;matériaux issus de la tradition sont donnés tels quels et qui présentent souvent une dimension&lt;br /&gt;didactique ou prophétique.&lt;br /&gt;    Avec les textes moins marqués par le folklore, le même phénomène du « retour » est à&lt;br /&gt;l'œuvre. Mais il ne débouche plus sur un discours moralisateur, il laisse le lecteur devant&lt;br /&gt;l'angoisse. Ces textes, en outre, sont situés dans d'autres lieux, et donnent un rôle nouveau à la&lt;br /&gt;passion et au désir. Seignolle propose des récits d'aventures qui ne sont plus là tenus à bout de&lt;br /&gt;bras par des croyances anciennes, bien qu'ils s'y ressourcent. On s'y trouve face à des&lt;br /&gt;surgissements de « l'impossible et pourtant là ». Voyons quelques exemples.&lt;br /&gt;    Nombre de noms de rues fleurent le passé, dans l'espace qui forme le cœur du vieux&lt;br /&gt;Paris. C'est le cas de la rue Quincampoix, de La Grande Truanderie, ou de la Fontaine des&lt;br /&gt;innocents – sans parler des Halles. Quelques quais et ponts aussi, comme le quai de la Tournelle&lt;br /&gt;ou le pont de l'Archevêché.&lt;br /&gt;    Dans les zones de ce Paris qui renvoie à un temps passé, le héros peut se trouver&lt;br /&gt;confronté à la présence du réel, et/ou du désir, sans l'avoir voulu, par un hasard qui n'aura&lt;br /&gt;d'autre explication que le fait d'être là.&lt;br /&gt;    Cette présence du réel peut prendre la forme d'un mur, dans Si c'était... Mur absent&lt;br /&gt;dans la géographie et la topographie du Paris actuel, mais dont la trace est retrouvée sur les&lt;br /&gt;plans anciens, et que dans sa course nocturne, le personnage heurte, tête première. Le texte met&lt;br /&gt;en place la réalité impensable de ce mur et s'en tient là.&lt;br /&gt;    Ou bien une scène ancienne se superpose à une autre, récente, de façon à constituer une&lt;br /&gt;sorte de zone intermédiaire dans l'espace-temps présent dans le texte. Entre la bulle du passé où&lt;br /&gt;a lieu une scène de torture, et le moment de l'accident au présent : on le voit dans l'Exécution.&lt;br /&gt;On y assiste à la mise en scène d'un thème classique (la mort qui survient à l'improviste), il s'y&lt;br /&gt;présente dans la perspective d'un plan temporel double, impensable, semblable à celui qu'un&lt;br /&gt;fantastiqueur comme Julio Cortazar, à la même époque, inventera avec Continuité des parc ou La&lt;br /&gt;nuit face au ciel27.&lt;br /&gt;    Une variante encore plus subtile, et où la passion amoureuse intervient avec la force&lt;br /&gt;d'un destin, est mise en scène dans Delphine. Le personnage/narrateur suit, pendant plusieurs&lt;br /&gt;nuits, une femme dans ce même quartier. Il lui offre même une robe en cadeau. Il retrouve quelques&lt;br /&gt;jours plus tard ce cadeau, vieilli d'un siècle au moins, à l'endroit où il avait été déposé. Non&lt;br /&gt;seulement le personnage a été confronté à une scène du passé, mais il a mis un pied dans ce temps&lt;br /&gt;révolu, puisque la trace de sa présence s'y trouve avérée. La jeune femme allait alors,&lt;br /&gt;inconsciente et souriante, vers le moment précis qu'une balle perdue attendait, afin de l'abattre.&lt;br /&gt;On pourrait citer d'autres exemples de cette présence active du temps, qui se manifeste dans des&lt;br /&gt;textes à structures temporelles emboîtées comme dans Le bahut noir, qui mettait en scène une&lt;br /&gt;passion dévorante et un désir fou.&lt;br /&gt;    Surgissent aussi des choses d'au-delà de la mort, comme les vampires, et qu'illustre&lt;br /&gt;Pauvre Sonia. Il peut aussi, de n'importe où et de n'importe quand, surgir des femmes-araignées&lt;br /&gt;comme dans Petit monstre à louer au quart d'heure. Dans tous les cas ces choses surgies de la&lt;br /&gt;nuit, de ces replis du temps, arrivées dans l'espace-temps neuf qui est le nôtre, produisent des&lt;br /&gt;effets de subversion, de désir, de mort ou de mélancolie. On notera que cette mélancolie naît du&lt;br /&gt;fait que la seule réalisation du désir est renvoyée à un passé révolu qui affleure, d'un temps où&lt;br /&gt;il était possible, mais qu'il ne peut avoir lieu dans le présent, sauf dans une sorte&lt;br /&gt;d'hallucination-vraie28.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    VI — Un écrivain romantique  ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Les écrivains romantiques allemands ont nourri leur imaginaire des recherches dans la&lt;br /&gt;mémoire populaire, que les frères Grimm, Tieck, Achim d'Arnim ou Brentano ont effectuées pour&lt;br /&gt;retrouver les formes anciennes de récit, et les traces du merveilleux, féerique ou noir, qui en&lt;br /&gt;est la substance. Puis ils ont écrit, comme Tieck ou Hoffmann des textes qui s'en inspiraient29.&lt;br /&gt;    Seignolle a suivi démarche *****ogue. Comme eux, il a utilisé pour construire son univers&lt;br /&gt;propre les ressources des formes anciennes, au début directement, puis plus subtilement, par&lt;br /&gt;allusions. C'est ce qui explique l'aspect hybride de ces espaces, enchevêtrés sur plusieurs plans,&lt;br /&gt;qui s'emboîtent ou se chevauchent, et forment la trame sur quoi se déploient les aventures des&lt;br /&gt;personnages. Mais, aujourd'hui, leurs aventures semblent avoir pour seul but de rendre cette trame&lt;br /&gt;palpable, pour seul objet de rendre évidente cette consubstantialité des strates du passé et du&lt;br /&gt;présent. Ils ne débouchent plus sur l'espérance d'un monde où « l'âme du monde »30 puisse encore&lt;br /&gt;s'exprimer.&lt;br /&gt;    Ces strates forment une seule pâte, qui est prise dans la forme d'une langue dont on a&lt;br /&gt;montré qu'elle articulait l'archaïsme et le souci précieux d'aller au bout de ses possibilités.&lt;br /&gt;Les personnages, quels qu'ils soient, sont interchangeables, mais comme dans les rêves, le sujet&lt;br /&gt;est y toujours présent, avec son désir, quelle que soit la forme sous laquelle il apparaît.&lt;br /&gt;    Nous voilà loin des récits gothiques, gros de la Surnature, ou des récits fantastiques&lt;br /&gt;classiques, nés du suspense. Nous sommes avec ces textes dans l'étoffe même qui construit les&lt;br /&gt;cauchemars. En effet, ce qui remonte ainsi du passé, sans raison, ou en réponse obscure à un&lt;br /&gt;désir, ce n'est jamais ce qui était souhaité. Le surgissement des choses ou des êtres, dans ces&lt;br /&gt;textes, obéit à sa propre logique.&lt;br /&gt;    Mais à la différence des textes romantiques, d'un Hoffmann ou d'un Gautier, ici c'est le&lt;br /&gt;désir qui choisit son objet, après l'avoir leurré, inversant les rôles habituels31.&lt;br /&gt;    Ainsi, le bahut noir choisit-il Philippe. Celui-ci refuse de se débarrasser du meuble,&lt;br /&gt;dont il devient le propriétaire passionné. Sa possession entraînera sa perte.&lt;br /&gt;    Il en va de même de l'artiste Malloye : les succès morbides qu'il obtient par la&lt;br /&gt;sculpture des bois de cercueils, il faudra qu'il les paye par sa soumission aux désirs des morts.&lt;br /&gt;    Le narrateur de Delphine vit une déchirure sentimentale, qui rappelle celle de Octavien&lt;br /&gt;dans Arria Marcella, et dont la mélancolie demeure à jamais, parce que l'objet du désir appartient&lt;br /&gt;au passé. Mais, comme le narrateur de Delphine, celui de Pauvre Sonia reste capable de tous les&lt;br /&gt;sacrifices pour s'offrir à celle qui va peut-être lui ravir la vie32.&lt;br /&gt;    Rien, dans ces récits modernes, ne fait explicitement appel à des croyances : les dieux&lt;br /&gt;et les diables ont cessé d'imposer leurs vues dans cet univers. Mais leur mise en sommeil ne&lt;br /&gt;signifie pas, loin de là, que la raison règne et que les monstres ont disparu. Les formes&lt;br /&gt;anciennes des croyances sont sans doute obsolètes, mais le résultat de leur évanouissement se&lt;br /&gt;traduit par une terrible angoisse. Les personnages demeurent comme hébétés par l'absence de&lt;br /&gt;signification, ils restent comme figés devant des événements qui échappent à la raison et dont&lt;br /&gt;l'advenue incompréhensible suscite la sidération et/ou le malaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    L'univers de Seignolle, dans l'ensemble de ses textes fantastiques, est un univers de la&lt;br /&gt;symbiose difficile. Les forces anciennes de divers pouvoirs – quels qu'en soient les noms ou les&lt;br /&gt;formes – sont plus ou moins occultés. Ils côtoient pourtant les désirs des personnages du présent&lt;br /&gt;mis en scène, mais ils ne leur promettent plus un sens.&lt;br /&gt;    Ces forces et ces formes anciennes nourrissent cependant de leur puissance, même déniée,&lt;br /&gt;les fantasmes de ces narrateurs et de ces personnages de notre temps. Ceux-ci, dans leur désir de&lt;br /&gt;vivre une passion, se trouvent plongés dans les strates du passé, volontairement parfois, ou, le&lt;br /&gt;plus souvent, sont happés par les rémanences de ces traces anciennes, pour leur malheur, et sans&lt;br /&gt;que ces engluements produisent la moindre bribe de sens.&lt;br /&gt;    L'univers de ces textes renvoie à une sorte de maladie du désir. Le fantastique&lt;br /&gt;seignollien est celui d'une blessure ouverte, et en cela, il s'apparente aux textes romantiques.&lt;br /&gt;Mais les temps ont changé, et les images, les espoirs qui soutendaient cette vision du monde sont&lt;br /&gt;sans doute morts ou agonisants. Ce qui en demeure, c'est ce pouvoir de très beaux textes comme Le&lt;br /&gt;bahut noir ou La mémoire du bois avec leur pouvoir de nous confronter à l'indicible du manque, que&lt;br /&gt;la mémoire et l'imagination tentent de combler, manque produisant par son excès même des effets&lt;br /&gt;non de terreur mais d'angoisse. D'où une nostalgie, très romantique, et par cela même moderne.&lt;br /&gt;    Seignolle est sans doute un des derniers fantastiqueurs romantiques, dans un monde où&lt;br /&gt;les vertus du romantisme n'ont peut-être plus cours. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6942167815268827621-6985528849645606941?l=lemondedelimaginaire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/feeds/6985528849645606941/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6942167815268827621&amp;postID=6985528849645606941' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/6985528849645606941'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6942167815268827621/posts/default/6985528849645606941'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lemondedelimaginaire.blogspot.com/2008/08/de-lautre-ct-des-mots-et-des-choses.html' title='De l&apos;autre côté des mots et des choses troubles'/><author><name>Gorgonne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06624535073995817635</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_D7rpzihgg6Q/SKWqNseHc0I/AAAAAAAAAAg/zu0SoG0G6pw/S220/dyn004_original_400_560_gif_48265_6928b894d9dc918fb8590b4879ca9fe1.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_D7rpzihgg6Q/SKWlQt2ksGI/AAAAAAAAAAU/AudI8YGBYSA/s72-c/2356DVIG.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
